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 Comment lui dire... [ Terminée ]

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majandraelo
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 15 Aoû - 2:52

J'adore , vivement al suite
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 17 Aoû - 0:28

Chapitre 10 :

Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
3 Juin 2005
11h00


Harm et Mac était enfermé dans le bureau de celui-ci. Ils devaient préparer la défense d’un de leur client et ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur l’axe de défense à suivre.

Mac : Il va finir tout droit en prison, Harm si on axe notre défense sur le suicide.

Harm se leva du fauteuil dans lequel il était assis et appuya ses mains sur le bureau.

Harm : Mais c’est la seule solution que nous avons…

Mac se leva pour lui faire opposition de son corps.

Mac : Bien sûr que non, il nous suffit de trouver une autre personne à qui le crime profiterait plus.

Harm : Rien de plus simple, bien évidemment. Cela se trouve à tous les coins de rue.

Il avait une expression sarcastique sur le visage.

Mac : L’ironie ne vous va pas du tout, Harm.

Harm ne releva pas sa remarque et préféra calmer le jeu, sachant que de cette manière ils n’arriveraient à rien.

Harm : Mac, faisons le résumé de la situation. M. Burt a été retrouvé tué à son domicile, personne n’a rien vu ni entendu. La femme de la victime entretenait une relation avec le Quartier Maître Lee, on a retrouvé un des uniformes du Quartier Maître recouvert de sang de la victime sur la manche droite, uniforme qu’il s’est empressé de se débarrasser en le donnant à une bonne œuvre. Il avait le mobile pour ce meurtre mais aussi il n’a pas d’alibi. Il a reconnu être passé voir M. Burt et qu’ils se sont quelque peu accrochés, mais il certifie qu’il était toujours vivant lors de son départ.

Mac écoutait l’énonciation des faits. Il allait être difficile pour eux de trouver une ligne de défense pouvant éviter la peine capitale à leur client.

Harm : Le seul point qui puisse le sortir de là, est la lettre que la victime a soit disant laissé. Expliquant l’acte pour lequel il mettait fin à ses jours.

Mac : Harm, une simple analyse graphologique, permettra de dire qu’il ne s’agit pas de son écriture, sa femme a été formelle il n’aurait jamais écrit ce genre de mot. L’accusation va détruire en quelques secondes notre axe de défense. Il nous faudrait tout simplement un autre coupable.

Elle fit mine de réfléchir un instant. Puis un petit sourire vainqueur illumina son visage.

Mac : Voilà, Mme. Burt. Elle a le mobile parfait pour cela. Elle s’est débarrassée de son mari pour pouvoir mener une vie tranquille avec son amant le Quartier Maître Lee.

Harm la regarda, sans conviction aucune.

Harm : J’y ai pensé, mais le Quartier Maître refuse catégoriquement que l’on utilise Mme. Burt pour prouver son innocence.

Mac s’effondra dans le fauteuil, las, les bras ballants.

Mac : J’abandonne, Harm. Cette histoire n’a aucun sens. Il nous manque des éléments.

Harm vint s’asseoir sur le fauteuil qui se trouvait juste à côté d’elle. Il lui prit la main et lui sourit tendrement.

Harm : Je vous propose qu’on arrête là pour le moment. Et que diriez-vous d’aller affronter maintenant l’Amiral.

Mac : On avait dit qu’on le ferait avant la fin de la semaine, et nous sommes vendredi.

Harm : Il faut le tenir au courant, c’est notre supérieur, et on se doit de l’informer de cela. De toute façon il finira par le savoir.

Mac se leva d’un bon et tira Harm vers la porte du bureau.

Mac : Vous avez raison, matelot. En plus il est bientôt l’heure du déjeuner. Comme ça même s’il est furieux, il ne nous gardera pas trop longtemps car il est attendu à midi précise par le Secrétaire d’Etat.

Harm : Alors ne perdons pas une seconde et allons y.

Ils arrivèrent tous les deux devant le bureau du Quartier Maître Coates.

Jen : Capitaine, Colonel. Je peux faire quelque chose pour vous ?

Harm : Nous souhaiterions voir l’Amiral. Vous pourriez lui dire qu’on est là.

Jen : Mais bien entendu, Monsieur.

Le Quartier Maître Coates appuya sur le bouton de l’interphone, la voix de l’Amiral résonna dans le petit appareil.

Amiral : Que se passe-t-il Quartier Maître ?

Jen : Monsieur, le Colonel Mackenzie et le Capitaine Rabb voudraient vous voir, maintenant, si vous êtes disponible.

Un petit silence s’installa avant que l’Amiral ne réponde.

Amiral : Dîtes leurs que si c’est pour l’affaire Lee, je les recevrais cet après midi, je voulais m’entretenir avec eux à ce sujet.

Le Quartier Maître Coates lança un regard interrogateur à Harm, pour connaître la nature de la discussion qu’ils souhaitaient avoir avec l’Amiral. Harm se permit d’intervenir lui-même et approcha le petit interphone de lui.

Harm : Monsieur, ce serait plutôt pour un problème d’ordre privé que nous voudrions vous voir.

Le silence se fit à nouveau. Mais très vite la voix grave de l’Amiral empli a nouveau la pièce.

Amiral : Très bien, Capitaine. Vous pouvez entrer.

Harm : Merci, monsieur.

Le Quartier Maître Coates, restait sans voix. Un problème d’ordre privé, lui et le Colonel avaient un problème d’ordre privé. Tout cela l’intriguait au plus haut point.

Harm et Mac se retournèrent alors pour faire face à la grande porte de bois close. Mac lança alors tout bas, pour que seul Harm ne l’entende.

Mac : C’est la dernière chance pour vous de faire marche arrière, matelot.

Harm lui lança un petit sourire en coin.

Harm : Mais je ne compte pas faire machine arrière, marines.

Pour lui montrer qu’il pensait ce qu’il disait il frappa un coup sec à la porte du bureau de leur supérieur et il ouvrit la porte, laissant Mac passer la première. Il la referma ensuite derrière eux.
Le Quartier Maître écoutait subrepticement pour voir si elle entendrait des éclats de voix ou une quelconque information pour savoir ce qu’il se passait à l’intérieur. Elle fit un bon dans sa chaise quand elle entendu la voix de l’Amiral gronder comme jamais.

Amiral : VOUS QUOI ?...

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majandraelo
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 17 Aoû - 23:17

j'aime trop cette fic, elle est magnifique et puis on aimerait savoir ce qu'ils disent à l'amiral
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Ven 19 Aoû - 0:01

Chapitre 11 :


Appartement de Mac
Georgetown, Virginie
23 Avril 2005
21h00


Mac ouvrit lentement la porte d’entrée, elle déposa les clés sur le petit guéridon prévu à cet effet. Après avoir posé négligemment son manteau sur le fauteuil en face d’elle. Elle se laissa alors tomber dans le sofa.

Harm : La journée a été dure ?

Elle le regarda, réalisant subitement qu’elle ne faisait pas une très bonne hôte.

Mac : Je vous en pris Harm, asseyez vous.

Il posa son manteau à côté du sien et vint s’asseoir juste à côté d’elle. La fatigue se lisait sur son visage. Elle soupira doucement.

Mac : Je pensais que cela ne serait pas facile de leur dire, mais je ne m’étais pas imaginée à quel point. Le plus dur a été avec AJ.

Harm vit une larme couler au coin de son œil. Il passa doucement sa main sur sa joue pour la faire disparaître. Il se pencha alors pour lui attraper les jambes.

Harm : Je suis sûr qu’on bon massage vous ferez le plus grand bien.

Elle lui sourit tendrement, reconnaissante de tout ce qu’il faisait pour qu’elle se sente mieux. Et il fallait reconnaître que seule sa présence réussissait à faire déjà des miracles.
Il lui souleva délicatement les pieds et lui ôta ses chaussures et posa ses pieds sur ses jambes à lui. Il commença alors un délicieux massage de sa voûte plantaire.
Elle s’était appuyée contre le rebord du sofa. Profitant au maximum de massage qu’il lui offrait.

Harm : Alors cela vous convient-il ?

Mac émit un léger gémissement avant de répondre.

Mac : C’est délicieux. Il faudrait être difficile pour ne pas apprécier.

Il continua alors son doux massage, faisant attention à être le plus agréable possible pour lui enlever tout poids de la journée. Il voulait lui aussi profiter un maximum de ses moments passés avec elle. Il savait que ces moments ne seraient pas éternels, la vie en avait décidé autrement. Mais pour le moment elle était là, à quelques centimètres de lui et il voulait que chacun de ces instants soit toujours plus marquant.
Il voulait lui parler de quelque chose dont il avait eu l’idée il y a peu, mais il n’était pas sûr qu’elle serait d’accord avec cela.

Mac : Vous rêvez, matelot ?

Harm sursauta légèrement et remarqua que Mac le fixait, une moue interrogatrice sur le visage.

Harm : Je réfléchissais juste.

Elle se redressa un peu pour pouvoir être au même niveau que lui et ainsi mieux le regarder dans les yeux.

Mac : Et peut on savoir à quoi ?

Il sembla hésiter. Il n’était pas sûr que cela soit le bon moment pour parler de ça.

Harm : Non, rien.

Mac se redressa alors totalement. Elle le scruta d’un œil, comme si elle essayait de déchiffrer ce à quoi il pouvait bien penser.

Mac : Vous mentez très mal, pilote.

Harm prit un air résigné. Puis il se lança.

Harm : Je ne sais pas comment vous dire cela.

Mac s’assit en tailleur et regarda Harm droit dans les yeux.

Mac : Vous vous rappelez le soir où je vous ai appris pour ma maladie ?

Il hocha la tête pour lui signifier qu’il voyait très bien de quoi elle parlait.

Mac : ce soir là, je n’arrivais pas à vous avouer la vérité et vous m’avez dit…

Il ne la laissa pas finir et continua la phrase pour elle.

Harm : … Allez droit au but. Sans détour, dites le d’une traite.

Elle avait un regard toujours aussi sérieux.

Mac : Ce soir là, vous m’avez dit autre chose aussi, que je pouvais tout vous dire. Vous pouvez également tout me dire, Harm !

Harm baissa le regard, comme pris en faute. Comme il comprenait maintenant comme cela avait du être dur pour elle de lui dire la vérité. Mais il savait que maintenant qu’elle avait découvert qu’il cachait quelque chose, elle ne le lâcherait pas, il fallait qu’il se résigne à lui faire part de sa suggestion.

Harm : Je veux d’abord que vous me promettiez de ne pas crier. Et surtout je veux que vous promettiez de réfléchir sérieusement à ce que je vais vous demander. Je comprendrais que vous ne vouliez pas, mais je veux être sûr que c’est pour les bonnes raisons.

Mac commença à s’agiter.

Mac : Allez vous enfin me dire de quoi il s’agit ?

Harm lui fit une petite moue d’enfant.

Harm : Promettez, Mac.

Mac : Je promets…

Harm soupira doucement comme pour se donner du courage puis il se lança.

Harm : J’aimerai que nous emménagions ensemble. J’aimerai être là pour tous les moments qui vont arriver et je veux vous aider à les traverser.

Mac était à la fois émue et en colère. Mais elle avait promis, elle essaya de rassembler ses pensées pour comprendre ce qui se passait.

Mac : Harm, vous ne pouvez pas faire cela. Et je n’ai pas le droit d’accepter. Je ne veux pas de pitié et surtout pas de vous.

Harm se rapprocha alors d’elle, il lui prit ses deux mains entre les siennes et les serra doucement, essayant de faire passer dans ce contact ce qu’il désirait.

Harm : Je n’ai jamais eu aucune pitié à votre égard, Mac. Et je n’agirais jamais avec vous par pitié. Ma proposition n’est que pur égoïsme. Je veux partager avec vous tous les moments qu’il nous reste. Je veux être là et vous soutenir car j’ai besoin de le faire.

Mac sentit une nouvelle larme s’écouler sur sa joue et comme plus tôt, Harm l’essuya tendrement du bout des doigts.

Mac : Je ne peux pas vous demander ça, Harm…

Il laissa sa main posée tout contre sa joue et elle déposa la sienne sur celle de l’homme en face d’elle.

Harm : Mais vous ne me le demandez pas, Mac. C’est moi qui vous le demande. Voyez cela comme une faveur que vous me rendriez. Alors marines, vous croyez que vous pourrez me supporter au quotidien, moi un calamar ?

Elle se jeta dans ses bras et le serra fort, nichant sa tête au creux de son cou.

Mac : Merci, Harm… Merci d’être vous…

Harm : Je peux prendre ça pour un oui ?

Elle le regarda alors dans les yeux.

Mac : Oui…

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majandraelo
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Ven 19 Aoû - 11:49

plus on avance plus je pleure je vais transformer mon salon en piscine si ça continue
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Ven 19 Aoû - 12:25

super chapitre encore Sarah! Harm qiu réussit à convaincre Mac pr qu'ils vivent ensemble trop biiiieeennnn

J'attends maintenant la suite, de savoir comment cela va se dérouler et j'espère qu'on aura droit aux sentiments approfondis des protagonistes face à la maladie.

Merci Sarah

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Sam 20 Aoû - 17:06

Chapitre 12 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
25 Juin 2005
19h00


Ils venaient de finir de tout ranger avec les Roberts. Ceux-ci avaient insisté pour venir aider à aménager l’appartement. Harriet leur rappela que sans eux elle n’aurait pu acquérir la demeure dans laquelle elle pouvait maintenant élever ses enfants.

Bud : Et bien cet appartement semble parfait.

Harm vint s’asseoir aux côtés de son ami.

Harm : Mais parce qu’il l’est.

Harriet prit place sur le fauteuil en face de son mari, quant à Mac elle resta debout à les regarder.

Mac : Enfin une fois de plus cela a été la croix et la bannière pour qu’on arrive à se mettre d’accord sur notre choix. Soit les appartements étaient trop grands, soit pas assez, soit ils ne me convenaient pas, soit ils ne convenaient pas à Harm. Un vrai casse tête. Mais on a finit par y arriver.

Harm la regarda, la fixant de son regard bleu acier. Il venait d’aménager avec Sarah Mackenzie, le Lieutenant Colonel des marines dont il avait fait la connaissance 9 ans plus tôt dans une roseraie. Il n’en revenait toujours pas.

Harm : Oui, nous voici chez nous.

Bud et Harriet assistaient à ce tendre échange. Aucun des deux ne fit aucun bruit ou mouvement pour ne pas troubler le moment qui s’installait entre les deux amis. Même si Harm et Mac avaient été très clairs quant aux motifs de cette cohabitation, le couple Roberts ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’ils se rapprocheraient. Mais quelque part ils savaient que si c’était le cas, il serait encore plus difficile à Harm de faire son deuil.
Mac fut la première à rompre le contact, se rappelant de la présence de ses amis.

Mac : Vous restez mangés avec nous ?

Harriet s’empressa de répondre.

Harriet : Nous ne voudrions pas vous déranger, et puis vous venez juste de tout installer.

Harm voulut rassurer Harriet qui comme à son habitude devenait un peu trop nerveuse.

Harm : Il n’y a aucun souci, nous serions ravis que vous soyez nos premiers invités. Et puis ce ne serait que justice vu le travail que vous avez accompli pour que cet appartement soit près en temps record.

Mac : Nous allons commander chinois, cela vous convient-il ?

Bud : Ce sera parfait, Mada…

Il ne finit pas sa phrase, voyant le regard noir que Mac lui lancé.

Mac : Je vous sers quelque chose à boire en attendant ?

Harriet : Un jus de fruit serait parfait pour moi.

Bud / Harm : Pour moi aussi !

Mac rit doucement.

Mac : Très bien, ce sera donc quatre jus de fruit.

Mac se dirigea vers l’espace cuisine. Harm avait adoré en premier lieu cet appartement car il lui faisait penser au sien avec le bar américain. Cela offrait un grand espace pour la pièce principale.
Harriet sembla alors se rappeler de quelque chose.

Harriet : Au fait, vous ne nous avez pas dit comment l’Amiral avait prit la nouvelle.

Mac revenait déjà avec les jus de fruit et les posa sur la table basse juste devant elle. Puis elle prit place dans le fauteuil juste à côté de Harriet. Elle regarda un court instant Harm en souriant.

Mac : Disons que ça première réaction a été : VOUS QUOI ?

Mac imita le ton colérique de l’Amiral au moment où ils avaient annoncé la nouvelle. Tous rigolaient du ton qu’avait utilisé Mac, s’imaginant parfaitement l’Amiral à ce moment là.

Harm : Il faut dire que l’annonce de la maladie de Mac une semaine plus tôt n’avait pas été chose facile.

Mac eu soudain un regard triste. Mais elle se ressaisit rapidement.

Mac : Il avait eu à peu près la même réaction quand je lui ai demandé de pouvoir continuer à occuper mes fonctions tant que mon état physique me le permettrait.

Harriet avait toujours admiré son amie. Non seulement la militaire qu’elle était, car elle avait du se battre contre de nombreux préjugés pour en arriver là où elle en était aujourd’hui, mais aussi pour la femme qu’elle était. Elle était une amie précieuse et elle allait énormément lui manquer. Mais elle s’était jurée qu’elle ne craquerait pas, elle se montrait tellement forte qu’il ne fallait pas que ses amis autour d’elle craque.

Harriet : Et que vous a-t-il dit ensuite.

Harm : Et bien, après nous avoir quelque peu malmené, il a fini par entendre raison.

Mac : Vous voulez dire qu’après lui avoir présenté les choses et lui avoir expliqué notre acte il a compris. Il peut être parfois un peu bourru, mais dans le fond l’Amiral est un ami merveilleux. Il aurait aimé pouvoir être la aujourd’hui, seulement le Secrétaire d’Etat à la Marine semble ne plus pouvoir se passer de ses services.

Bud : Et vous n’allez pas avoir d’ennuis du fait que vous viviez ensemble.

Harm : Disons que vu le caractère assez exceptionnel de notre situation, il a dit qu’il trouverait le moyen pour que cela ne pose aucun problème.

Harriet attrapa son verre de jus de fruit qui était posé sur la table et le leva en l’air.

Harriet : Je propose que nous portions un toast à votre nouvelle demeure.

Tous prirent leurs verres sur la table et firent à l’identique de Harriet.

Bud : A votre nouveau chez vous !

Harm / Mac : A notre chez nous !

Chacun but une gorgée de jus de fruit avant que Harm ne se lève subitement de son fauteuil. Il s’approcha alors de Mac qui affichait un visage de surprise.

Mac : Quelque chose ne va pas, Harm ?

Sans dire un mot il passa un bras sous les bras de la jeune femme et son autre vint se glisser sous ses jambes et dans un seul mouvement il la souleva, la tenant comme une jeune mariée. Elle avait tellement était surprise par l’attaque qu’elle n’avait eut le temps de riposter ou tout du moins d’empêcher cela.
Bud et Harriet quant à eux regardaient la scène, amusés.

Mac : Harm mais que faites vous ?

Harm la regarda en souriant et se dirigea vers la porte d’entrée.

Harm : Eh bien la coutume veut que vous franchissiez le pas de la porte dans mes bras. Cela scellera l’engagement que nous venons de prendre : vivre ensemble.

Mac rigola doucement à la remarque.

Mac : Harm cette coutume est juste pour les jeunes mariés. Cela n’est pas notre cas.

Harm ne l’écouta pas et ouvrit la porte d’entrée en grand il la passa dans un sens pour ensuite franchir le seuil avec elle dans ses bras.

Harm : Peut être bien, mais j’ai toujours rêvé de faire cela avec vous dans mes bras…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 22 Aoû - 11:01

Après deux semaines sans avoir lu une ligne, quel plaisir de pouvoir se replonger dans ta fic, Sarah.

Elle est magnifique et émouvante. J'ai pleuré au passage Mac petit AJ. C'est vraiment trop beau.

J'espère qu'elle guérira quand même.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 22 Aoû - 23:45

Chapitre 13 :

Garderie du Petit AJ
MacLean, Virginie
9 Septembre 2005
15h00


Mac gara sa voiture devant la porte de la garderie. Elle éteignit le contact de sa voiture et en sortit. Elle se dirigea avec vers la grande entrée. Elle était venue chercher AJ un bon nombre de fois déjà. Elle avait promis au petit garçon qu’elle passerait le plus de temps possible avec lui. Elle avança vers la salle de la classe de AJ et frappa un coup sec à la porte. Elle poussa ensuite celle-ci.
Le bruit des enfants jouant, rigolant et criant empli ses oreilles. Elle sourit devant l’agitation qui régnait à l’intérieur de ce petit espace. Elle entendit alors une petite voix.

P’tit AJ : Tante Mac…

Le petit garçon était déjà devant elle et lui tendait les bras. Elle le souleva et il lui déposa un tendre baiser sur la joue.

Mac : Bonjour, petit matelot !

Mac le reposa à terre pour que le garçon aille rassembler ses affaires. Pendant ce temps là, l’institutrice du petit garçon vint à la rencontre de Mac.

Institutrice : Bonjours Madame, vous devez être la Tante de AJ !

Mac : Oui, en effet.

Institutrice : AJ n’arrête pas de parler de vous et de son oncle Harm, il dit que vous êtes ses modèles. Et que plus tard il veut faire comme vous deux, mais que même si ses parents ne sont pas d’accord, il intègrera le corps des marines, pour ressembler à sa tante Mac.

Mac fut touchée par ce qu’elle entendait. Elle avait les larmes aux yeux. Elle avait toujours adoré ce petit garçon, il était très éveillé pour son age et très intelligent.
L’institutrice vit l’impact qu’avait cette révélation sur la jeune femme en face d’elle.

Institutrice : C’est un petit garçon merveilleux.

Mac ne put faire de longue phrase, du à l’émotion qui perlait dans sa voix.

Mac : Oui, il l’est.

Le jeune enfant revint à se moment précis vers les deux adultes.

P’tit AJ : Je suis prêt, Tante Mac.

Mac s’accroupit pour être à hauteur du petit garçon, elle lui ébouriffa gentiment les cheveux.

Mac : Tu as pris toutes tes affaires ?

Le petit garçon tendit son cartable à Mac.

P’tit AJ : Oui j’ai tout pris.

Mac saisit le sac et donna la main à l’enfant. AJ fit un baiser à son institutrice.

P’tit AJ : Au revoir.

Institutrice : Au revoir AJ, à lundi.

AJ suivit sa Tante jusqu’à la voiture. Elle avait emprunté pour l’occasion le SUV de Harm pour la sécurité du petit garçon. Il s’installa à l’arrière et voulu accrocher tout seul sa ceinture de sécurité. Mac fit le tour du véhicule et monta à l’intérieur. Elle mit alors le contact avant de commencer à rouler.

P’tit AJ : On va où Tante Mac ?

Mac regarda le petit garçon par l’intermédiaire du rétroviseur.

Mac : Que dirais tu d’aller faire un tour au parc ?

AJ gloussa de joie à la proposition.

P’tit AJ : COOL…

Mac prit cela pour une réponse affirmative. Elle conduisit alors jusqu’au dit parc. Une fois arrivé, le petit garçon sortit du véhicule et prit avec lui son sac à dos. Mac et lui se dirigèrent alors à l’intérieur de l’espace vert. Ils marchèrent jusqu’à un banc situé en face d’une petite mare. Ils s’installèrent dessus.

Mac : Alors, tu as fait quoi d’intéressant aujourd’hui à l’école ?

Le petit garçon était tout fier de raconter ce qu’il avait fait aujourd’hui. Il inspira profondément avant de se lancer.

P’tit AJ : Ben ce matin, la maîtresse elle nous a appris la chanson du petit lapin. Et puis après on a fait des dessins. Tu veux que je te montre ?

Mac était amusé face à l’excitation du petit enfant.

Mac : Oui, j’aimerai beaucoup.

AJ ouvrit alors aussi vite que possible son petit sac et en retira un dessin qu’il tendit à sa Tante Mac.

P’tit AJ : celui la, il est pour toi.

Mac : Merci AJ.

Mac regarda attentivement le dessin. Elle avait toujours conservé précieusement les chefs d’oeuvre de son filleul.

Mac : Qui sait sur le dessin.

P’tit AJ : C’est toi quand tu seras devenue un ange…

Le sang de Mac ne fit qu’un tour. Le petit garçon ne prêta pas attention au mutisme de sa tante et poursuivit.

P’tit AJ : La maîtresse elle a dit que quand on mourrait on devenait des anges et qu’on montait au paradis. C’est vrai Tante Mac, tu vas devenir un ange.

Elle avait les yeux embués de larmes. Elle essaya de les retenir tant bien que mal.

Mac : Oui c’est vrai.

P’tit AJ : La maîtresse elle a dit aussi que tout les gens quand ils mourraient ils se retrouvaient ensemble au paradis.

Mac : Oui, quand on meurt, on monte au paradis et on retrouve là-haut tous les gens qu’on aime et qui sont mort avant nous.

Le petit garçon semblait réfléchir un instant. Puis il regarda sa Tante et posa sa petite main sur celle de Mac.

P’tit AJ : Ca veut dire que quand tu vas mourir tu vas aller auprès de ma petit sœur Sarah ?

Mac : Oui AJ.

Le petit garçon regarda sérieusement sa Tante.

P’tit AJ : Tu pourras alors veiller sur elle, et elle ne sera plus toute seule là-haut ?

Mac avait de plus en plus de mal à retenir les larmes, mais elle faisait tout son possible pour ne rien laisser transparaître aux yeux du petit garçon.

Mac : Oui AJ, je veillerais sur elle.

P’tit AJ : Dit, Tante Mac, tu pourras lui dire qu’on l’aime très fort ici et qu’elle nous manque beaucoup.

Mac sera son filleul sur son cœur et le berça doucement.

Mac : Oui AJ, je lui dirai à quel point vous l’aimez et aussi qu’elle vous manque très fort.

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majandraelo
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mar 23 Aoû - 11:41

j'ai qu'un truc à dire

voilà fin du post
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 24 Aoû - 23:33

Un seul mot mais une multitude d'émotion pour qualifier ta fic......
MAGNIFIQUE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Tro belle, je ne ferai pas de long discour, le spetite parole valen parfois mieu, mai sache que ces SUPERBE!!!!!!!!!!!

J'ai hate de ovir la suite!!!!!

kisss
génial!
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 24 Aoû - 23:44

Chapitre 14 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
9 Septembre 2005
20h00


Harm rentra finalement du bureau. Il avait eu un dossier important à boucler et il n’avait pu quitter les locaux du JAG sans avoir fini son rapport. Il était épuisé, il poussa la porte d’entrée et posa ses clés sur la table. Il déposa négligemment sa pochette au pied du guéridon. Il réalisa alors qu’il n’entendait pas de bruit dans l’appartement. Mac aurait du être rentrée depuis longtemps. Elle devait passer l’après midi avec AJ et ensuite rentrer à la maison.

Harm : Mac, tu es rentrée ?

Le silence régna dans l’appartement. Il fit quelques pas et se dirigea alors vers la chambre de sa partenaire. Arrivé près de la porte, il entendit des gémissements. Avant de rentrer il appela une dernière fois.

Harm : Mac, c’est Harm, tout va bien ?

Il n’eut aucune réponse et cette fois-ci, il put percevoir plus distinctement le bruit de pleurs. Il n’hésita plus alors et ouvrit la porte.

Harm : Mac…

Il ne la vit pas tout de suite. Il avança d’un pas et là il la découvrit. Sans même y réfléchir à deux fois il se précipita et s’accroupit sur le sol pour être à sa hauteur. Il lâcha alors dans un souffle.

Harm : Mon Dieu, Sarah qu’y a-t-il ?

Elle ne lui répondit pas, trop secouée par les sanglots qui l’animaient depuis déjà plusieurs minutes. Elle était assise à même le sol, recroquevillée sur elle-même. Les larmes inondaient son visage. Il s’assit doucement derrière elle pour ne pas l’effrayer et la prit dans ses bras. Il la berça telle une enfant. Passant sa main dans ses cheveux et dans son dos pour qu’elle se calme.

Harm : Chut Sarah, je suis là.

Il essayait de lui dire des mots gentils, mais rien ne semblait la calmer. Les pleurs étaient toujours aussi violents. Cela lui fendait le cœur de la voir ainsi et de ne pouvoir rien faire pour apaiser son chagrin. Il entendit alors comme un murmure émanant de se corps meurtri.

Mac : J’en peux plus, Harm. Je veux plus me battre.

Ces mots le touchèrent au plus profond de lui. Il n’était pas sûr d’avoir bien comprit ce qu’elle voulait dire par là. Il savait à quel point son combat était difficile. Un combat perdu d’avance. Il chassa cette idée de sa tête. Il fallait qu’il soit fort pour elle, tous les jours il la voyait combattre, seule. Même s’il savait que sa présence lui était d’une aide précieuse, au final il se sentait inutile. Rien de ce qu’il ferait, la soulagerait de ses maux.

Harm : Je sais que c’est dur, Sarah, je sais…

Sa voix se perdit dans un tremolo qui lui étrangla la gorge. Il ne fallait pas craquer, pas maintenant. Il devait rester fort, pour elle. Il se balança d’avant en arrière, elle s’était légèrement retourner pour l’agripper le plus possible, comme elle aurait tenu une bouée de sauvetage. Il la berçait comme une enfant. Caressant continuellement son dos et ses cheveux, comme si de ce simple mouvement il pouvait faire tarir ses larmes. Mais elles ruisselaient toujours en vagues successives sur ses joues. Ne semblant jamais vouloir s’arrêter.

Harm : Je suis là Sarah, et je ne partirai nulle part…

Il parlait d’une voix douce, espérant que ces quelques paroles l’aideraient à affronter l’instant présent. Et cela sembla marcher quelque peu, son corps était moins secoué par les sanglots. Elle releva la tête de son cou et regarda l’homme qui la tenait dans ses bras, droit dans les yeux.

Mac : Je ne veux pas mourir, Harm… Je ne veux pas mourir…

Les larmes redoublèrent et il ne put lui aussi retenir les siennes. Il la colla à nouveau conte son cœur rythmant ses larmes avec celles de sa partenaire. Il ne voulait pas la perdre. Il essaya de ne pas trop penser à ce que serait sa vie une fois qu’elle ne serait plus là. Sans doute car il ne s’imaginait pas vivre sans elle.

Harm : Je ne le veux pas non plus…

Les larmes inondaient maintenant leurs deux visages. Ils s’étaient montrés forts jusqu’à présent essayant de faire face aux évènements qui se présentaient à eux, sans baisser les bras en luttant de toute leur force. Mais à ce moment précis, la réalité les avait rattrapé.

Mac : Tu aurais vu le regard d’AJ… Il m’a fait un dessin… Et il m’a demandé si une fois que je serai morte je serai un ange…

Elle releva à nouveau la tête pour le regarder. Elle sembla réaliser qu’il était en train de pleurer. Elle passa doucement sa main sur sa joue comme pour faire disparaître le chagrin et la douleur de son ami. Dans un souffle elle reprit alors.

Mac : Je veux le voir grandir, je veux être la quand il ira au collège, quand il recevra son diplôme de fin d’étude…

De nouvelles larmes vinrent se mêler aux autres. Elle reposa alors sa tête sur l’épaule de son partenaire.

Mac : Il a dit à sa maîtresse qui voulait faire comme moi, Harm. Il veut devenir un marines…

Elle fut secouée par de violents sanglots, réalisant tous les moments auxquels elle ne pourrait pas être présente. La vie était injuste.
Harm prit doucement son visage entre ses mains et la força à le regarder.

Harm : Je te promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il devienne un marines aussi respecté et respectable que sa Tante Mac.

Le premier sourire depuis le début de la soirée se dessina enfin sur le visage de Mac. Les larmes coulant encore imperceptiblement sur ses joues.

Mac : Merci, Harm.

Il la fixait de ses grands yeux bleus.

Harm : Mais de rien je suis là pour ça.

L’atmosphère changeait dans la pièce. Mac était comme attirée par l’homme en face d’elle. Elle approcha de son visage jusqu’à se retrouver à quelques centimètres. Ses paupières commencèrent à se clorent alors qu’elle effleurait ses lèvres. D’abord surpris, Harm n’osa pas bouger, ne voulant ni rompre le moment ni lui faire peur. Puis doucement ses mains descendirent le long de son dos pour la tenir le plus proche possible de lui. Il était en train de se perdre dans un monde d’une infinie douceur, oubliant tout ce qui régnait leur vie depuis quelques mois. Ce doux rêve prit fin en une seconde quand les lèvres de Sarah se détachèrent de lui. Harm ouvrit doucement les yeux pour la voir en train de se relever.

Harm : Que fais tu Sarah ?

Harm se releva alors qu’elle commençait déjà à partir vers le salon. Il lui attrapa la main pour qu’elle se retrouve face à lui.

Harm : Que se passe-t-il ?

Mac le regarda un court instant avant de lui répondre.

Mac : On ne peut pas, Harm. Il est trop tard…

Il comprit alors sa réticence. Il fit un pas en avant pour se retrouver juste à quelques mètres d’elle. Il la tenait toujours par la main et de son autre main il dessina les contours de son visage. Il lui sourit tendrement.

Harm : Il n’est pas trop tard, Sarah, nous sommes tous les deux ici, dans cette chambre…

Il rapprocha alors son visage du sien, avant de capturer ses lèvres il souffla contre sa bouche.

Harm : Laisses moi t’aimer, Sarah…

Ils s’embrassèrent alors passionnément, comme si demain n’existerait pas. Entre deux baisers il murmura encore.

Harm : Laisse moi te montrer à quel point je t’aime…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Jeu 25 Aoû - 0:39

Chuui toute , c'est magnifike, jai encore les larmes auz yeux.. c'est tellement vrai...
Sarah, ces magnifike!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Jeu 25 Aoû - 14:18

Encore un super chapitre tout concentré sur l'émotion. Harminou tout mignon,t rès amoureux, et une Mac quie se laisse approcher! C'est vraiment génial! J'attends la suite

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Sam 27 Aoû - 1:43

Chapitre 15 :

Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
8 Novembre 2005
14h30


La salle de tribunal était pleine. Ce procès durait maintenant depuis plusieurs semaines et on en arrivait enfin aux derniers interrogatoires. Harm était chargé de la défense d’un Lieutenant sur cette affaire accusé du meurtre d’un de ses coéquipiers. Mac était à l’accusation. Cela faisaient des semaines qu’ils se vouaient une bataille sans merci sur ce procès.

Harm : Dr. Crown pouvez vous nous dire les causes de la mort du Lieutenant Riemann.

Le témoin se réinstalla dans son siège avant de répondre à la question.

Dr. Crown : Après un autopsie minutieuse, les résultats de nos analyses ont révélé que le Lieutenant Riemann est mort des suites d’un traumatisme crânien violent.

Harm déambulait dans le tribunal, marcha de long en large. Il s’arrêta de nouveau face au témoin.

Harm : Est il possible d’envisager que ce traumatisme est put être causé par une chute, dû à un accident domestique ?

Le Dr. Crown regarda Harm par-dessus ses lunettes.

Dr. Crown : Il est peut probable que cela soit le cas.

Harm restait maintenant immobile devant le témoin, comme pour l’impressionner, tactique de diversion des avocats.

Harm : Cette hypothèse est peu probable, mais elle n’ait pas à éliminer.

Dr. Crown : En effet.

Harm recommença alors sa marche du bout à l’autre de l’espace disponible.

Harm : Il est donc envisageable que le Lieutenant Riemann est fait une mauvaise chute dans les escaliers par exemple.

La réponse du Dr. Crown fut sans équivoque.

Dr. Crown : Non, Monsieur. Cette hypothèse est strictement impossible.

Harm : Et pourquoi donc, Docteur.

Il se réinstalla une nouvelle fois dans son fauteuil avant de répondre.

Dr. Crown : En imaginant ce cas de figure, il est vrai que le traumatisme causé par une violente chute dans les escalier aurait pu engendrer un choc assez violent pour tuer une personne. Toutefois, au cours de la chute, le corps de la victime aurait subit d’autres traumatismes sur l’ensemble du corps. Et les seuls points de collision trouvés sur la victime, le Lieutenant Riemann, est celui trouvé à la base de son crâne à l’arrière de la tête. De plus la victime a été retrouvée au pied de la cheminée et non des escaliers. Et je peux certifier que le Lieutenant Riemann est mort sur le coup.

Harm était plus que satisfait de la réponse donnée par le Dr. Crown. Il avait réussit à l’emmener exactement sur le terrain qu’il voulait.

Harm : On a pu noter que sur les lieux du crime, il y avait une cheminée. Est-il possible d’imaginer que le Lieutenant Riemann est percuté dans sa chute le rebord de la cheminée et que cela soit la cause de sa mort ?

Le Docteur sembla réfléchir un instant à ce que proposait Harm. Evaluant si la chute aurait pu être la cause du traumatisme relevé sur la victime.

Dr. Crown : Cela pourrait être possible. Mais nous avons retrouvé une statuette aux côtés de la victime qui portaient des traces de sang.

Harm retourna se poster devant le témoin.

Harm : Justement, si le Lieutenant Riemann avait été pris d’un vertige, il aurait put essayer de se retenir au rebord supérieur de la cheminée, qu’il ait fait tomber la statuette qui s’y trouvait dessus ?...

Le Dr. Crown regarda Harm, perplexe. Cette théorie lui paraissait quelque peu farfelue. Il n’eut le temps de répondre que la voix de Mac raisonna.

Mac : Objection, il s’agit la de pure spéculation.

Harm essayant d’argumenter pour montrer la pertinence de sa question.

Harm : Votre honneur, j’essaye de prouver que tous les faits et possibilités non peut être pas étaient prise en compte.

Le Juge réfléchit un cours instant avant de donner son avis sur la question.

Juge : Objection rejetée, veillez répondre à la question Dr. Crown.

Dr. Crown : Oui, votre Honneur. Cette possibilité est envisageable, mais les chances pour qu’un tel évènement se soit produit sont presque incertaines.

Harm lui coupa alors la parole.

Harm : Mais pas nulle ?

Dr. Crown : En effet, les chances ne sont pas nulle.

Harm : Plus de question votre honneur. Je laisse le témoin au Colonel Mackenzie.

Harm regagna son siège en faisant un petit sourire de vainqueur à Mac. Mais elle n’avait pas dit son dernier mot. Elle se releva de son siège et se dirigea devant le Dr. Crown.

Mac : Dr. Crown, vous vous êtes informé sur l’état de santé du Lieutenant Riemann ?

Dr. Crown : Oui, bien entendu. J’ai lu tout son dossier médical pour être sûr de ne rien omettre lors de l’autopsie.

Mac commença alors à faire comme Harm précédemment et elle arpenta de long en large le tribunal.

Mac : Pouvez vous nous mentionner quel était l’état de santé de Lieutenant Riemann.

Dr. Crown : Il était en parfaite santé, Madame. Toutes les analyses et examens qu’il avait fait trois semaines plus tôt pour sa visite médicale révélaient qu’il n’avait aucun problème, des résultats parfaits.

Mac : Il parait donc peu probable que le Lieutenant Riemann ait été prit soudainement d’un vertige comme l’a suggéré le Capitaine Rabb.

Dr. Crown : En effet, sont état de santé étant exemplaire, il semble impossible qu’il est eu un tel problème.

Le Dr. Crown regarda alors la jeune avocate devant lui. Son visage était soudainement pale.

Dr. Crown : Colonel ?

Elle ne lui répondit pas, elle porta juste sa main à son nez et la redescendit. Elle perçut alors du sang sur le bout de ses doigts.
Harm se leva brusquement de son siège, comprenant que quelque chose n’allait pas.

Harm : Sarah, tout va bien ?

Aucune réponse ne lui parvint. Il la vit juste s’effondrer sur le sol. Il accourut à ses côtés et souleva sa tête sur ses jambes, caressant doucement sa joue.

Harm : Sarah ?... Réponds moi, je t’en pris.

Il était complètement pris de panique, que se passait-il ? Elle allait pourtant pas trop mal ces derniers temps. Il se mit alors à hurler pour faire réagir quelqu’un.

Harm : Appelez une ambulance, vite…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Sam 27 Aoû - 10:38

J'adore ce que tu as écrit depuis que je suis partie. Ta fic est magnifique et tu as encore réussi à me faire pleurer avec la partie Mac-Petit AJ-le dessin qu'il lui a fait-et bébé Sarah.

Ta fic est trop trop belle. J'adore

Bravo et vivement la suite qui j'espère me fera un peu moins pleurer.
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 29 Aoû - 1:44

Chapitre 16 :

Hôpital Bethesda
Washington, Virginie
8 Novembre 2005
18h30


Il arpentait les couloirs de l’hôpital depuis plus de 2h. Il allait voir régulièrement les infirmières du service d’accueil de l’étage, mais leur réponse était toujours la même.

Infirmière : Désolé, monsieur. Le Dr. Smith n’est pas encore sorti de la salle d’examen. Il viendra vous voir dès qu’il aura fini tous les examens nécessaires.

Harm retournait, après chaque tentative, encore plus désespéré dans la salle d’attente. Il s’assit sur un des bancs et prit sa tête entre ses mains. Il ne voulait pas affronter ce moment, il voulait revenir à hier. Il se replongea dans ses souvenirs, il se revoyait la nuit dernière. Ils étaient tendrement enlacés sur le sofa de l’appartement. Ils avaient passé une agréable soirée, après le repas que Harm leur avait préparé, ils s’étaient étroitement enlacés et avaient discuté du procès du lendemain. Ils s’étaient un peu taquinés à ce sujet mais avaient fini par arrêter de parler du boulot et très vite la soirée avait fini dans la chambre…
Une main sur son épaule le ramena au moment présent et à la dure réalité.

X : Tout va bien, Harm ?

Harm releva complètement la tête et regarda son interlocuteur.

Harm : Je ne sais pas trop, Amiral !

L’Amiral s’assit à ses côtés et posa une main paternelle sur son épaule.

AJ : Il n’y a pas d’Amiral ici, Harm. C’est seulement votre ami qui est venu.

Harm sourit faiblement.

Harm : Merci…

AJ pouvait lire sur son visage, toute l’angoisse qui traversait l’esprit de Harm. Il connaissait la situation depuis le départ. Il avait admiré le courage avec lequel son chef d’Etat Major affrontait la situation. Elle avait impérativement refusée de quitter son poste et avait souhaité que tant que son état de santé le lui permettrait, elle puisse exercer son métier. Elle avait tenu aussi à ce que son état de santé ne soit pas révélé au membre du staff. Elle avait informé ses plus proches amis, mais elle ne souhaitait pas que tout le monde soit au courant. Jugeant qu’il était plus important pour elle de continuer à vivre une vie pour le moins normale, et si tout le monde était au courant, elle avait peur qu’ils réagissent différemment avec elle s’il savaient pour son état de santé.

AJ : Vous avez des nouvelles de Mac ?

Harm secoua négativement la tête.

Harm : Non, les infirmières sont incapables de me donner des renseignements sur l’état de Mac.

L’inquiétude et la peur barraient maintenant le visage de Harm.

AJ : Elles n’en avaient sûrement aucune idée, Harm. Attendons de voir ce que le médecin de Mac va nous dire quand il aura fini de l’ausculter.

Le silence se réinstalla. Aucun des deux hommes n’avaient vraiment envie de discuter de quoi que ce soit. Ils attendaient tout simplement des nouvelles de Mac. Rien d’autre n’avait d’importance.
Ils restèrent comme ça durant 15 à 20 minutes avant que le Dr. Smith ne se présente enfin dans la salle. Il s’avança vers les deux hommes qui ne semblaient pas l’avoir entendu.

Dr. Smith : Capitaine Rabb ?

Harm se redressa aussitôt au son de la voix du médecin traitant de Mac. Il se releva et se présenta en face de lui, AJ fit de même pour assister à l’échange.

Harm : Comment va-t-elle, docteur ?

La mine défaite du Dr. Smith laissait apercevoir que la réponse que Harm attendait ne serait pas celle qu’il allait lui donner.

Dr. Smith : J’ai bien peur que son état se soit fortement aggravé.

Les mots percutèrent l’esprit de Harm, sans qu’il ne comprenne vraiment ce que cela signifiait. Son état s’était aggravé…

Harm : Mais pourtant elle allait mieux…

Dr. Smith : Je sais Harm, pour des raisons que la médecine n’explique pas, avant une dégradation totale de l’état de santé d’un malade il semble parfois passer par une passe de rémission.

Les mots dégradation totale percutèrent encore plus dans l’esprit de Harm. Que voulait-il dire par là ?

Dr. Smith : La tumeur s’est encore plus répandue. Nous savions que cela en arriverait là, Harm. Je suis désolé.

Heureusement qu’AJ était la pour soutenir son officier, sinon il pensait que celui-ci se serait effondrait sur le sol. Il le conduisit jusqu’au banc où ils étaient assis précédemment.

Dr. Smith : Si vous souhaitez la voir, elle se trouve dans la chambre 314.

Incapable de dire quoi que ce soit, AJ prit le relais.

AJ : Merci, docteur.

Le Dr. Smith quitta la salle et laissa le supérieur de Harm essayer de l’aider à assimiler ce qu’il venait d’apprendre. Harm resta silencieux quelques minutes, puis il sembla sortir finalement de son mutisme. Il se leva brusquement et lança quelques mots avant de sortir précipitamment de la salle d’attente.

Harm : Il faut que je la vois.

AJ ne dit rien et le laissa aller la retrouver, il savait qu’ils devaient passer le plus de temps possible ensemble. Il se leva subitement et le rattrapa en courant.

AJ : Harm, je ne veux pas vous revoir au JAG avant une semaine.

Harm : Merci, Monsieur.

Il se trouvait maintenant devant la porte de la chambre 314. Il hésitait à entrer. Il se lança finalement. Il poussa doucement la porte et la trouva allongée sur son lit d’hôpital, elle était toute pale. Il s’approcha doucement du lit et caressa son visage.

Mac : Eh…

Harm lui lança un tendre sourire.

Harm : Il faut se réveiller la Belle au bois dormant !

Elle lui retourna un faible sourire.

Mac : Tu as parlé avec le Dr. Smith ?

Il acquiesça tout simplement de la tête, et une larme perla au coin de son œil.

Mac : Eh… Ne pleure pas. On savait tout les deux ce qui allait arriver.

Il s’assit sur le rebord du lit et emprisonna sa main dans la sienne.

Harm : Peut être, mais j’espérais secrètement qu’on aurait droit à un peu plus de temps !

Le silence régna pendant quelque seconde.

Mac : Harm, tu te rappelles ce que je souhaitai avant de quitter ce monde ?

Il lui fit signe que oui de la tête. Elle se décala légèrement dans le lit pour lui laisser un peu de place. Il s’allongea alors à ses côtés et la serra fort contre son coeur.

Harm : Je me souviens très bien, mon amour.

Il lui déposa un tendre baiser sur le front et ils restèrent ainsi…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 29 Aoû - 2:37

Oyé j'étais pas loin des larmes pour celui là, dis donc. C'est monter d'un coup, mais c'était à deux doigts...

Merci Sarah encore pour ce chapitre. La fin est proche, et ca me fend le coeur. Mais j'ai hâte de lire la suite.
En tout cas, j'ai trouvé ce chapitre très émouvant.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 29 Aoû - 10:37

Encore une fois j'étais aux bord des larmes. Ton chapitre est très émouvant.

J'aime beaucoup cette fic, Bravo, Sarah.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 29 Aoû - 13:10

Citation :
Oyé j'étais pas loin des larmes pour celui là, dis donc. C'est monter d'un coup, mais c'était à deux doigts...


Tin j'y suis pas encore arrivé à te faire pleurer, je suis déçu et pas fière de moi sur ce coup la... Moi j'étais en larme comme une madeleine en l'écrivant surement car moi je voyais vraiment la scène dans ma tete étant donné que c'est ma propre fic...

Enfin il me reste encore 4 chapitres pour y arriver... Je ne perds pas espoir.

Merci mille fois pour tous vos magnifiques commentaires c'est un encouragement certain et sans ça je ne pense pas que je continuerai à écrire. Tin mainteant que j'ai dit ça plus peronne va mettre de coms pour que j'arrete d'écrire...

Bon on se retrouve demain pour la suite de comment lui dire.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Lun 29 Aoû - 21:16

super suite sarah! Mais moi contrairement à Macab je chiale comme une madeleine devant mon ordi! Déjà que j'avais pas le moral alors maintenant... enfin c'est super beau et tout et tout et j'ai hâte de voir la fin
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 31 Aoû - 4:35

Voila le chapitre 17...

Courage, la fin arrive bientot, il y a en tout et pour tout 20 chapitres.

*************************************************************

Chapitre 17 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
7 Octobre 2005
19h00


Harm pénétra dans l’appartement. Mac était partie plus tôt que lui du QG du JAG, ayant fini tous ses derniers rapports. Il déposa ses affaires sur le coin du sofa, avant d’appeler sa partenaire.

Harm : Mac, tu es où ?

Il n’obtint aucune réponse, écoutant le silence. Il fit quelques pas dans l’appartement quand il entendit l’eau de la douche couler. Il sourit doucement, imaginant le corps de sa partenaire nu sous la douche. Il secoua la tête pour chasser cette idée.

Harm : Allez, Rabb. Vas plutôt préparer le dîner.

Il se rendit vers la cuisine et commença alors sa tache. Salade de crudités et pavé de saumon au four lui semblèrent un bon repas. Il était quelque peu fatigué par la journée et il choisit la simplicité pour le repas. Il assaisonna le saumon et se rendit dans le salon ou le téléphone sonnait. Il décrocha.

Harm : Harmon Rabb.

X : Salut Harm, c’est Sturgis.

Harm : Eh, il y a quelque chose que je peux faire pour toi ?

Sturgis : Oui, je me demandais si tu n’avais chez toi le dossier Sylvers.

Harm : Attends, donne moi 5 minutes, je vais regarder sur le bureau si je ne le trouve pas.

Sturgis : Ok, merci.

Harm se dirigea vers le bureau et fouilla un peu dans les dossiers qui se trouvaient dessus.

Harm : Sturgis tu es toujours là ?

Sturgis : Oui.

Harm : J’ai bien le dossier.

Sturgis : Tu pourrais me donner quelques renseignements ?

Harm : Bien sûr. Mais cela serait plus simple que tu passes le chercher. Je n’en ai pas besoin pour ce week-end.

Sturgis : Ok, merci. Je passerai le chercher demain. A demain, Harm.

Harm : A demain.

Harm reposa le combiné sur son socle. Il rangea alors les quelques dossiers qu’il avait déplacé pour trouver le dossier sur l’affaire Sylvers. Son attention fut attirée par un morceau de papier. Il reconnut aussitôt l’écriture de Mac. Il se demanda pendant quelques secondes s’il pouvait se permettre de lire ce qu’il y avait d’écrit. Après tout, si elle avait laissé la feuille là, c’est qu’il n’y avait rien de secret dans ce petit mot. Il commença alors à lire les premières lignes.


Comment lui dire ?

Comment lui dire que ma vie touche à sa fin
Comment lui dire qu’il n’y aura pas de lendemain
Qu’aujourd’hui, à cette heure et plus que jamais
La vie nous échappe et nous fait face désormais

Comment lui dire que demain va mourir
Comment lui dire que notre amour ne va pas fuir
Qu’il restera pour toujours et pour l’éternité
Aussi profond et sincère qu’il l’a été

Comment lui dire que je voudrai rester là
Comment lui dire que j’aimerai mourir dans ses bras
Dans cette enveloppe où je me sens chez moi
Un monde infini où nous sommes les rois

Comment lui dire que dans mon monde je l’attendrai
Comment lui dire que tout ce que je souhaiterai
C’est ne jamais partir et continuer avec lui
Mais la vie en a décidé ainsi…



Il avait les larmes qui coulaient sur ses joues. Ces quelques mots étaient poignants et ne lui rappelaient que trop bien ce qui allait se passer.
Il n’entendit pas les pas derrière lui, ce n’est que lorsqu’elle posa une main sur son épaule qu’il réalisa sa présence.

Mac : Alors, on est rentré du boulot, matelot.

Il ne se retourna pas, il ne voulait pas qu’elle voit ses yeux humidifiés. Elle fut surprise par son silence. Elle le fit alors pivoter pour qu’il lui fasse face.

Mac : Harm qu’y a-t-il ?

Elle regarda alors ses yeux et elle vit de suite qu’il avait pleuré. Elle passa sa main sur sa joue.

Mac : Qu’est ce qui te rend si triste, pilote.

Harm ne dit toujours rien, mais il lui tendit tout simplement la feuille qu’il tenait toujours entre les mains. Elle saisit le papier et reconnut aussitôt le texte qu’elle avait écrit il y a de cela quelques temps. Mac relut rapidement les mots qu’elle avait écrit. Elle ressentit à nouveau l’émotion qui l’animait au moment où elle l’avait rédigée.
Elle posa le morceau de papier sur le bureau et regarda à nouveau Harm.

Mac : Je pensais ce que j’ai écris. Mais je comprendrais qu’il te soit difficile de m’accompagner jusqu’au bout.

Harm posa sa main sur sa joue et la caressa tendrement.

Harm : Je veux être présent, Mac. Je veux être avec toi, jusqu’au bout.

Harm la prit alors dans ses bras. Les mots qu’elle avait écris prenaient forme. Il se sentait tellement bien lui aussi dans cette étreinte. Le monde pouvait s’effondrer autour d’eux, il se sentait invincible.
Le ventre de Mac troubla la sérénité qui s’était installée. Harm sourit grandement, il se détacha légèrement sans pour autant la lâcher.

Harm : Je crois que nous devrions passer à table. J’en connais un qui n’est pas content.

Il accompagna ses paroles d’un mouvement vers son ventre. Il posa sa main sur celui-ci et fit une douce caresse.

Mac : Je le crois aussi, pilote.

Ils s’installèrent à table, le repas fut animé par de nombreuses petites attaques au sujet des affaires en cours. Une fois le repas fini, il s’installèrent dans le sofa du salon et mirent un film en marche. Chacun était assis à une extrémité du canapé.

Harm : Je te trouve bien songeuse tout à coup, marines !

Mac : Je pensais juste qu’il y a un autre endroit où j’aimerai que tu m’emmènes avant qu’il ne soit trop tard.

Harm la regarda perplexe, avant de luis sourire.

Harm : Je t’emmènerais où tu voudras, Sarah.

Mac se retourna alors et vint se blottir dans ses bras, dos contre lui. Elle se décida alors à lui expliquer.

Mac : Tu l’as dit un jour que quand tu étais là haut dans les airs, tu te sentais libre et que tu oubliais alors tous tes problèmes, qu’il n’y avait plus que toi et les nuages…

Harm resserra son étreinte, commençant à réaliser ce qu’elle voulait.

Mac : Emmènes moi voler avec Sarah, Harm. Aide moi à trouver un de ces moments de liberté. Je veux partager ça avec toi…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Mer 31 Aoû - 9:29

Comme je te l'ai déjà dit,trop beau le poème que tu as écrit Sarah. Rien qu'à le relire je suis en larmes et ce n'est pas facile de taper le message avec les yeux brouillés.

Super chapitre et vivement la suite même si ça nous rapproche de la fin.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Jeu 1 Sep - 23:24

Chapitre 18 :

Cimetière d’Arlington
Washington, Virginie
18 Novembre 2005
15h00


La pluie coulait sur la ville et ne semblait vouloir s’arrêter. Elle était en harmonie avec l’état d’esprit des personnes rassemblées en ce lieu si particulier.

Révérant Turner : Tout ce qui est poussière retourne à l’état de poussière…

Cela faisait dix minutes ou bien peut être plus que le service funéraire avait commencé mais il n’écoutait pas un seul mot que le Révérant Turner pouvait bien dire. Il était perdu dans ses pensées. Tout ce qui pouvait la ramener vers elle.

Révérant Turner : Elle laisse un grand vide dans la vie de chacun d’entre nous, mais son souvenir nous restera à jamais.

Il la revoyait encore à leur rencontre, cette première poigné de main échangée avec elle. Ce premier contact, le premier sourire échangé. Tout lui revenait en mémoire. Et cela ne lui rappelait que trop que dorénavant il n’y aurait plus que des souvenirs, il n’y en aurait plus aucun de nouveau.

Révérant Turner : Dieu ne nous donne pas la vie, il nous la prête et nous rappelle un jour à lui pour veiller de là haut aux être qu’on aime.

Il avait perdu toute notion de temps et d’espace ne pensant qu’à elle, ne voyant qu’elle. Leurs batailles dans les tribunaux, leurs disputes et leurs réconciliations. Tout ceci lui semblait si prêt et pourtant si loin. Il suffisait de tendre la main pour atteindre l’inaccessible, pour la rejoindre, la prendre dans ses bras.

Révérant Turner : Sa bravoure et son courage à l’égard de ses proches et de son pays resteront gravés pour toujours.

Il repensa alors à chaque mission, chaque pays traversé à ses côtés. Il se revoyait la serrant dans ses bras en Afghanistan, au Paraguay quand il avait ouvert la porte de la salle de bain pour la découvrir nue dans son bain… Mille et une pensés traversaient son esprit à cet instant. Ne se souciant même pas des larmes qui ravageaient son visage et restant stoïque face au discours prononcés par ses amis.

Révérant Turner : Je me réjouis d’avoir eu la chance et surtout l’honneur de connaître cette femme. Elle a marqué nos vies et nos cœurs à tout jamais.

Hier encore elle était dans ses bras, il pouvait encore caresser son visage chaud, entrelacer ses doigts avec les siens. Aujourd’hui il devait faire face au vide qu’elle laissait. Un gouffre immense inondait son cœur. Pourquoi cela n’était pas arrivé à lui, pourquoi elle. Elle n’avait déjà pas eu une vie facile et surtout elle avait eu une vie bien trop courte. Alors qu’ils touchaient enfin au bonheur, on leur arrachait des mains comme si c’était un cadeau qu’il leur était défendu d’ouvrir.

Révérant Turner : Avant de nous quitter, Le Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie m’a remis un petit texte qu’elle a écrit et elle tenait à ce que je le lise aujourd’hui.

Harm sembla comme sortir de son mutisme à ses mots. Comme revenant violemment à la réalité à l’énonciation du nom de la femme qui l’avait quitté la veille, pour toujours.
Le Révérant Turner déplia alors une feuille de papier qu’il avait sortit de sa poche. Il commença alors à lire à voix haute les premières lignes.

Les anges volent autour de nous,
Laissant leurs traces dans nos vies,
Sans que personne n’en prenne conscience.


Harm écoutait attentivement ces quelques mots. Les premiers écrits personnels de Sarah qu’il avait pu lire était le poème qui lui était destiné.

Les anges veillent sur nous,
Semant le bonheur derrière leur passage,
Dans les cœurs et les vies de ce qu’ils aiment.


Il commençait à comprendre le message qu’elle voulait laisser. Il se rappela la discussion qu’elle avait eu avec P’tit AJ. Il regarda alors tendrement le petit garçon qui tenait la main à sa maman. Essayant de retenir les larmes qui menaçaient de déborder. Il voulait se montrer fort pour que sa Tante soit fière de lui, il voulait être comme Elle…

Les anges vous suivent et vous accompagnent,
Présents pour chaque moment important de votre vie,
Apportant un réconfort et une présence particulière.


Elle n’était plus là, et pourtant il pouvait jurer qu’il sentait sa présence flotter tout autour de lui, une fine brise mêlée à la pluie battante. Quelque part cela lui ressemblait bien : la force et la détermination dans l’averse violente qui faisait rage, et la douceur et la caresse de la brise qui venait s’écraser sur sa joue.

Je serai l’ange qui vous suivra jusqu’à ce que vous veniez jusqu’à moi,
Je serai toujours là, à chaque moment, chaque évènement,
Un ange gardien qui fera en sorte que votre vie soit remplie de bonheur…


Il savait que ses promesses avaient autant de valeur que les siennes. Il avait toujours pensé que les anges gardiens existaient, qu’il y avait quelqu’un qui veille sur nous, pour lui son père avait tenu ce rôle depuis sa plus tendre enfance, et il savait que Sarah en ferait autant. Mais il aurait tellement aimé profiter de sa présence encore plus longtemps. Profiter de ses bras, ses caresses, si seulement ils s’étaient aimés plus tôt.

Révérant Turner : On ne pouvait mieux exprimer les choses qu’avec ces quelques lignes. La mort n’est pas une fin.

Le mot fin résonnait dans sa tête. Comme s’il était emprisonné dans son esprit et ne pouvant s’évader.

Révérant Turner : Je vais vous demander de rendre un dernier hommage à la femme formidable ainsi qu’au militaire exemplaire qu’elle était.

Chaque militaire présent se mit dans un garde à vous impeccable. Une salve d’honneur retentit alors. Chaque coup de feu était toujours plus violent, faisant sursauter certain. La garde de Marines présente posa alors les armes. C’est alors que Harm sentit une main se glisser dans la sienne. Il tourna la tête et sembla alors se rappeler de la présence de la jeune fille qui était à ses côtés depuis le début de la cérémonie.

Chloé : Tu viens Harm ?

Sans dire un mot il la suivit. Il attrapa la rose qu’elle lui tendait et la posa sur le cercueil. Il posa alors sa main contre ses lèvres et la reposa sur le bois froid et humide. Il murmura alors quelques mots.

Harm : Je t’aime… pour toujours et à jamais…

La petite sœur de la jeune femme se jeta dans les bras de l’officier. Cherchant la force de surmonter tout ça dans ses bras si puissants. Ils s’écartèrent pour laisser passer les autres personnes.
Sans suivi alors les condoléances de rigueur. Harm se serait bien passé de ces moments là. Tout ce qu’il souhaitait pour le moment c’était se retrouver seul et penser à elle. Il était encore dans ses pensés quand son supérieur se présenta devant lui.

Amiral : Toutes mes condoléance, Harm.

Il répondit mécaniquement sans vraiment savoir ce qu’il disait où à qui il le disait.

Harm : Merci, Monsieur.

L’Amiral nota de suite son air absent.

Amiral : Ca va aller fiston ?

Son regard changea, indiquant à l’Amiral qu’il écoutait dorénavant la conversation.

Harm : Je ne sais pas, Monsieur !

Amiral : Je sais ce que vous voulez dire…

Harm ne laissa pas l’Amiral continuer sa phrase et enchaîna.

Harm : Mais je vais devoir y arriver, je vais devoir continuer à vivre pour elle… Je dois vivre pour deux maintenant…

************************************************************************

Voila le chapitre qui m'a vraiment porté le plsu de peine a écrire... Impossible de me lancer sur ce chapitre, mais en fait une fois que je me suis fiat quelque remontrance j'ia fini par me lancer et par l'écrire...

Même si cela vous parrait difficile a vous de lire quelque chose d'aussi triste, je peux vous garantir que cela a été dur pour moi aussi de l'écrire... Mais j'avias fait une promesse à la personne pour qui cette fic est dédié... J'avais promis d'arriver un jour a écrire une fic ou l'un des deux personnage ne survivrai pas...

J'ai relevé le défi, non sans peine, masi je ne regrette pas de 'avoir fait, d'avoir voyager dans un autre type de fic que ce que j'ai l'habitude d'écrire...

Bon il nous reste encore 2 chapitres... Et oui j'allais pas arreter le suplice la...lol

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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   Ven 2 Sep - 11:48

ta fic est superbe est très triste
si après ça tu ne fais pas pleurer tout le monde
continu à écrire mais la prochaine fic elle peut être plus heureuse sinon moi je vais dévaliser le rayon des mouchoirs
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MessageSujet: Re: Comment lui dire... [ Terminée ]   

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