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 Une leçon de vie 1/1 [en cours]

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Stephjag
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MessageSujet: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Lun 12 Sep - 17:36




Titre : « Une Leçon de vie »

Auteur : Stephjag (flygirlstephjag@yahoo.com)

Site Web: http://www.daenarsjagfanfiction.com/Steph/StephJAG.html

Genre : Drame / romance.

Classification : T, K+

Spoilers : aucun

Disclaimers : Les personnages ne m’appartiennent pas, mais sont la propriété de Donald P. Bellisario et de la CBS…

Résumé : Un événement inattendu va venir bouleverser toutes les convictions et les certitudes que nos amis. Ils vont réaliser à quel point chaque moment de la vie est important et précieux.

Feedbacks : Ceux-ci sont les bien venus, mais seulement s’ils sont positifs. Chacun a le droit d’avoir son opinion, mais si celle-ci est négative, je préfèrerais que vous ne me dites rien.

Note de l’auteur : Cette fanfic, je la considère comme une histoire. Cette fic est importante pour moi. Ce serait trop compliqué de vous expliquer pourquoi… tout ce que j’espère, c’est que vous apprécierez cette fic et quelle vous fera voir certaines choses différemment. Sachez que peu importe les moments difficiles à passer il y aura toujours une lueur d’espoir, même si on pense que tout est fichu une lumière qui brillera plus fort que toute les autres tout comme le fait que l’on peut toujours compter sur ses amis dans les moments difficiles que la vie peut nous réserver. Merci a Nicolette pour son aide et ses précieux conseils, Isabelle (ma fleur), Cathy et Imagina. Attention certaines scènes peuvent être assez dures. L’histoire pourrait se situer quelque part dans la saison 8. Mais comme je le disais au départ cette fanfiction est différente : elle contient beaucoup d’émotions. Elle ne montre pas que Harm est un idiot qui ne sait pas montrer ses sentiments comme le pensent certaines personnes. Cette fic va bien dans la lignée de ce que montre les épisodes du JAG. La droiture et la sensibilité des personnages. Qui est très importante dans une série telle que celle-là. Quoi que l’on en dise ! Petit clin d’œil à « Quantum Leap »

Note de Isajag : Une leçon de vie, une superbe fic écrite de mains de maître. Une superbe histoire remplie d’émotions et de sensibilité. La lecture du premier chapitre ne me donne qu’une seule envie, lire la suite. Quand on lit les premières pages, on comprend où l’auteur veut en venir. Elle veut jouer sur les sentiments des personnages plus que sur l’action en elle-même et ce que j’en ai lu est assez prometteur à ce niveau-là.

Je dédie cette fic à Isajag et Imagina et ont toutes les deux permit que je puisse l’écrire car elles m’on fait réaliser ce qui était réellement important et c’est ainsi que j’ai eu l’idée pour cette fic. Et enfin merci à AeroGirl qui m’a inspiré. Thanks for giving me the inspiration AeroGirl.



Chapitre 1


00 : 04 GMT
Quelque part sur les routes de La Jolla,
San Diego – Californie.

Ocean McNamara, avait enfin terminé sa journée de travail. Ocean était une jeune photographe très talentueuse, qui connaissait la valeur qu’avait la vie car elle avait eu une douloureuse expérience il y a deux ans de cela. C’était pendant la période de Noël, elle travaillait sur un projet photo en Europe. Mais elle avait promit à ses parents qu’elle serait avec eux pour le réveillon de Noël. Ocean avait tout fait pour être présente seulement elle dut prévenir sa mère qu’elle serait en retard car l’avion était cloué au sol pour cause de tempête de neige. Tamara et Evan McNamara passèrent donc cette soirée sans leur fille.

Ils allèrent se coucher vers une heure du matin. Tamara avait demandé à son mari d’éteindre les bougies du sapin, celui-ci avait répondu qu’il le ferait, mais il était passé par la cuisine pour boire un dernier verre d’eau avant de monter se coucher et il a oublié les bougies du sapin. Tamara était déjà endormie lorsque Evan entra dans son lit. Une heure plus tard, pour une obscure raison que personne ne connaîtra jamais, une bougie vacilla et mit le feu aux tentures. Il ne fallut pas longtemps pour que les flammes se propagent dans toute la pièce. Un épais nuage de fumée commençait à envahir la maison. Les flammes léchaient à présent la rampe d’escalier, elles atteignirent rapidement l’étage.

La fumée commençait à se glisser sous la porte de la chambre… Tamara gémit légèrement et se retourna. Evan quant à lui dormait comme un loir. Sa femme finit par se réveiller à cause que la chaleur qui avait envahi la pièce, mais malheureusement il n’y avait pas que la chaleur qui avait envahi la pièce. Les flammes les entouraient de toutes parts, il leur était impossible de tenter quoi que ce soit pour sortir de cet enfer…

La jeune femme était arrivée chez elle vers 2h30 et elle ne put que constater les dégâts et le chaos. La police empêchait l’accès à la rue, des ambulances faisaient virer la couleur du ciel tantôt au bleu tantôt au rouge tout comme les sirènes des voitures de police et les camions de pompier. Cela faisait une heure que ceux-ci avaient été avertis par des voisins du couple McNamara. Les voisins avaient été réveillés par une lumière venant d’en face de chez eux… et une heure plus tard la rue grouillait de monde : badauds qui bien sûr étaient attirés par ce spectacle de désolation, d’autres personnes qui connaissaient Tamara et Evan. Puis il y avait encore d’autres gens dont Ocean qui était retenue par les policiers mais également par une sorte de scotch jaune citron sur laquelle était indiquée « Police zone interdite » Ocean McNamara expliqua en pleurs que la maison qui était en train de se consumer était la sienne et qu’elle aurait dû y être en compagnie de ses parents pour fêter Noël…

Elle était là, à regarder les flammes qui essayaient de résister aux trompes d’eau qui s’abattaient sur elles. La jeune femme était tétanisée. Elle se mit brusquement à hurler… Ocean aperçut les ambulanciers emmener deux civières sur lesquelles étaient posées un sac de plastique noir, assez épais, d’environ 2 mètres de long fendu au milieu par une fermeture à glissière. Soudain le monde sembla ralentir autour d’elle, elle venait de réaliser que les deux silhouettes embaumées dans les sacs noirs étaient ses parents. Le monde pour elle avait cessé de tourner ce jour là, tout ce qu’elle croyait être sécurité, bonheur venait de disparaître à jamais…

Cela faisait un peu plus de deux ans que cette tragédie avait eu lieu. Et Ocean McNamara avait dû se battre jour après jour pour refaire surface et mener une vie normale après ça. Mais elle y était arrivée et brillamment en plus ! Aujourd’hui elle était une photographe de renom dans le monde de la photo. Ocean était souvent partie à l’étranger pour faire des photos. « Rainbow », l’agence pour laquelle la jeune femme travaillait, recevait constamment des appels car de nombreuses personnes voulaient faire appel à ses services. Elle s’était déjà retrouvée aux quatre coins du monde : Paris, Istanbul, Sydney, Washington, Kingston, Londres,… et à chaque fois en revenant de ses voyages, elle rapportait des photos superbes exactement ce que la personne qui le lui avait demandé recherchait.

Cette femme avait réussi à faire son petit bout de chemin, il lui arrivait même d’exposer ses œuvres. Et les quelques fois où elle avait exposé avait été une grande réussite. Mais même si sa vie était bien remplie et qu’elle avait toujours beaucoup à faire, il restait toujours une ombre triste dans ses yeux car, même si du temps avait passé, la blessure et le vide qu’elle ressentait étaient bien présents. Ocean avait vraiment beaucoup de mal à accepter la disparition de ses parents. Elle avait aussi un sentiment de culpabilité. Elle s’en voulait de ne pas avoir été là ce soir-là, le drame aurait été évité si elle avait été là, pensait-elle… Ocean McNamara fut brusquement ramenée à la réalité par un bruit assourdissant, mais elle n’eut pas le temps de réaliser.



01 : 35 GMT
Aux urgences d’un hôpital à La Jolla,
San Diego - Californie

Le Dr Samuel Beckett attendait l’arrivée devant les portes coulissantes des urgences, il avait les bras croisés car il faisait froid. La neige avait commencé à tomber tout doucement trente minutes auparavant, mais à présent de gros flocons tombaient du ciel. L’hôpital venait de recevoir un appel urgent par radio, une ambulance arrivait avec à son bord un patient dans un état très critique. Les ambulanciers avaient même rajouté qu’ils n’étaient pas certains que la personne serait encore en vie à leur arrivée. Car ils l’avaient déjà perdue une fois durant le trajet jusqu’à l’hôpital. L’ambulance arriva trente minutes plus tard, toutes sirènes hurlantes. Le docteur Beckett se précipita vers l’ambulance et interrogea immédiatement ces derniers sur l’état du patient tout en les aidant à l’extraire du véhicule. Il vit qu’en réalité c’était une patiente qui était dans un état critique.
— Que s’est-il passé ?
— Un camion lui est rentré dedans de plein fouet. Des témoins disent qu’il a perdu le contrôle de son engin au moment où il roulait sur une plaque de verglas et comme la visibilité était très mauvaise…
— Quel est son état ?
— Stable pour le moment, mais nous l’avons déjà perdue une fois dans l’ambulance. Elle a également de multiples fractures aux jambes et aux bras ainsi qu’un gros hématome à l’arrière de la tête.
— Très bien, y a-t-il autre chose ?
— Non. Ah oui elle a eu énormément de chance.

Ils l’emmenèrent à l’intérieur à toute vitesse. D’autres médecins entrèrent en action. On lui enleva la couverture thermique que les secouristes avaient placée sur elle pour empêcher que sa température corporelle ne descende trop rapidement. Un des médecins prit le portefeuille de la jeune femme juste avant que l’on ne retire la couverture. Le docteur Johnson, celui qui avait prit le portefeuille le tendit à une infirmière et il chargea celle-ci de trouver son identité et d’avertir sa famille. L’infirmière s’exécuta. Les médecins lui firent la batterie des tests habituels lorsque des patients comme elle arrivaient aux urgences. On lui fit des radios de pratiquement toutes les parties du corps. Lorsqu’ils examinèrent les clichés, les docteurs virent quelque chose qui ne leur plut pas du tout.

Pour l’instant, c’était le docteur Beckett qui examinait les clichés et il y vit quelque chose de pas très joli. En effet la radio montrait qu’un nerf était allé se loger entre deux vertèbres de la colonne vertébrale. Cela signifiait qu’il fallait opérer, seulement cette opération était très délicate et si jamais le chirurgien faisait la moindre erreur, Ocean se retrouverait paralysée à vie, ce serait sans appel ! Samuel appela un confrère afin de lui demander son avis, le docteur Jim Morgan arriva en quelques secondes.

Les deux collègues et amis de longue date regardèrent la radio posée sur un écran lumineux qui montrait très bien la colonne de la jeune femme ainsi que le problème qui se posait. Cela n’augurait rien de bon, pourtant l’opération était la seule chose à faire. Il n’y avait pas d’autre choix possible. Les deux médecins savaient ce que la jeune femme allait endurer après cette chirurgie et la convalescence serait longue et pénible et tout ce qu’ils espéraient c’est que cette belle jeune femme inerte et meurtrie, couchée sur la table de radiographie ne serait pas seule pour affronter cette épreuve. Le docteur Jim Morgan discuta quelques minutes encore avec son confrère et ils tombèrent tous deux d’accord : mieux valait agir immédiatement plutôt qu’attendre… Toute la troupe de praticiens s’activa et donna des ordres précis aux infirmières. On emmena Ocean afin de la préparer pour l’intervention. Beckett avait prévenu le chirurgien en chef Allison Jameson.

Celle-ci se trouvait à présent dans la pièce adjacente à la salle d’opération, les deux pièces étaient séparées par une vitre. Allison Jameson se lavait consciencieusement les mains et les avant-bras comme elle le faisait avant chaque opération. Elle était l’une des meilleures dans sa spécialité. Elle n’ignorait pas que reposait sur elle le reste de la vie d'Ocean McNamara. Que cette opération rate ou soit un succès dans les deux cas, la vie de la jeune photographe serait changée à jamais…
— Bon allons-y se dit-elle. Tout est prêt ?
— Oui
— Quelqu’un s’est chargé de prévenir la famille ?
— Oui j’ai demandé à une infirmière, intervint le docteur Johnson.
— Très bien. Il est important que quelqu’un soit auprès d’elle pour la soutenir.
— Ne vous en faites pas, on s’en occupe.

L’infirmière Amy Jones aida le praticien à nouer son masque. Tout le monde était à son poste et attentif. L’anesthésiste surveillait attentivement le cadran qui indiquait le nombre de battements cardiaques d’Ocean. La jeune femme était allongée sur la table dans le bloc opératoire ; elle était sur le ventre un drap vert la recouvrait dans lequel avait été découpé un carré juste au-dessus de l’endroit où Allison Jameson devait opérer. Et ce ne serait pas une tâche facile. Pendant ce temps, à l’étage inférieur, l’infirmière de l’accueil inspectait les affaires d’Ocean McNamara. L’infirmière Wilson ne trouva pas grand chose, pourtant elle finit par trouver un petit papier dans le portefeuille de la jeune photographe sur lequel était indiqué : personne à contacter en cas d’urgence. Wilson composa le numéro inscrit sous le nom de la personne mentionnée sur le papier.


00 : 00 GMT
Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie

La journée s’achevait enfin. Tout le personnel en était ravi car cette journée avait été longue, très longue. Les dossiers à compléter. De la paperasserie, et tout le monde devait en faire aujourd’hui, l’Amiral Chegwidden qui en avait déjà tous les jours à faire en avait encore plus. Celui-ci était encore occupé à rédiger. En ce moment, il rédigeait une lettre pour le secrétaire d’état à la Marine, Sheffield. Celui-là était encore pire que son prédécesseur, Alexander Nelson. Toujours occupé à radoter et à demander de résoudre les problèmes avec diplomatie comme si l’amiral ne savait pas comment gérer les affaires délicates ! AJ se replongea dans ses papiers mais pas pour très longtemps car il venait à peine de réussir à se concentrer que le téléphone se mit à sonner.
— Amiral Chegwidden…
— Oui c’est moi.
— Alors papa tu ne reconnais plus la voix de ta fille ?
— Francesca ! Quel bonheur de t’entendre.
— Papa tout va bien ?
— Oui pourquoi me demandes-tu ça ?
— Parce que ta voix paraît fatiguée.
— Tu as raison. Je suis fatigué. Ici c’est la folie totale on croule sous la paperasse. Mais dis-moi et toi comment vas-tu ?
— Je vais très bien papa. Je suis à Vienne en ce moment pour un défilé. Mais comment va le capitaine Rabb ?

A suivre....


Dernière édition par le Mer 27 Juin - 17:20, édité 3 fois
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Stitch
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Lun 12 Sep - 17:48

je me demande bien où tu vas en arriver...
et j'ai une folle envie de connaitre le suite!
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Stephjag
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mar 13 Sep - 12:22

— Et bien, il va très bien. Il est toujours aussi tête de mule. Mais il va très bien aux dernières nouvelles.
— Et, papa comment, va le lieutenant Roberts ?
— Très bien. Il a repris le service actif depuis peu et c’est toujours un aussi bon avocat et je dirais qu’il devient meilleur à chaque jour qui passe.
— Tant mieux. J’en suis heureuse, il a eu des moments si difficiles à passer.
— Ça c’est indéniable. Il nous a donné à tous une merveilleuse leçon de courage et de vie.
— Mais, dis-moi, quand comptes-tu venir rendre une petite visite à ton vieux père ?
— Papa ! Tu n’es pas vieux. J’ai quelques jours de congé dans deux semaines et que dirais-tu si je venais te faire un petit bonjour !??
— Excellente idée !! Je suis impatient de te voir.
— Papa je suis navrée, mais je vais devoir te laisser, il faut que j’y retourne.
— Très bien ma chérie, merci d’avoir appelé.

AJ Chegwidden raccrocha le combiné du téléphone et se replongea à contre cœur dans ses papiers. Il en avait vraiment assez. Des papiers, des papiers, encore et toujours des papiers à remplir, à trier sans cesse. Cela faisait toute la journée qu’il était enfermé dans son bureau entouré d’une montagne de dossiers à trier. Albert Jethro Chegwidden se laissa allé en arrière dans son fauteuil en cuir. Enleva ses lunettes et ferma les yeux. Se laissant aller dans ses pensées. Pendant ce temps, dans les autres bureaux, les officiers du JAG vaquaient à leurs occupations : certains rangeaient des dossiers, d’autres faisaient du classement pendant que d’autres encore prenaient une tasse de café ou un snack dans la cuisine. Harm et Mac, eux, étaient dans leur bureau respectif. Mac relisait un dossier délicat quand le téléphone posé sur son bureau se mit à sonner. Elle décrocha après la première sonnerie.
— Bureau du Colonel Sarah Mackenzie.
— Mac ?
— Chloé ! Ma puce, comment vas-tu ?
— Je vais très bien et toi ?
— Moi aussi. Où es-tu ?
— Chez grand-mère. Papa est encore en mission. J’aimerais tant qu’il soit ici avec moi.
— Oui je sais ma puce. Mais il pense très fort à toi.
— Oui je sais.
— J’espère que je pourrai venir te voir bientôt.
— Oui moi aussi. Tu fais le bonjour à Harm pour moi s’il te plaît ?
— Ne t’en fais pas, d’ailleurs j’allais juste me rendre dans son bureau.
— Très bien je vais te laisser alors, ne faites pas de bêtises tous les deux hein !?? dit-elle en riant.
— Chloé !
— Je t’aime.
— Moi aussi.

Sarah raccrocha. Seigneur, Chloé avait tellement mûri depuis qu'elle avait retrouvé son père grâce aux recherches de Bud. Depuis, la jeune fille qu'elle devenait était beaucoup plus heureuse, plus épanouie qu’au tout début, lorsque Chloé lui avait été confiée. En y repensant, un sourire éclaira le visage du Colonel Mackenzie. Elle se leva et se dirigea vers la porte, elle l’ouvrit et s’avança vers le bureau de Harm. Celui-ci avait le nez plongé dans un dossier. Mac l’observait dans l’embrasure de la porte. Sentant une présence, Harm leva les yeux en direction de la porte et afficha immédiatement un magnifique sourire en la voyant. Il se désintéressa de son dossier pour quelques instants.
— Bonjour Mac. Tout va bien ?
— Oui. Chloé vient tout juste de m’appeler. Elle est chez sa grand-mère, et elle m’a fait promettre de vous remettre le bonjour. Et vous ça va ?
— Oui … enfin … j’aimerais pouvoir clore l’affaire sur laquelle j’enquête en ce moment. Mais je crois que ce ne sera pas pour tout de suite. De plus mon client n’est pas très coopératif. Il agit vraiment comme s’il était coupable de cette agression. La jeune fille est toujours à l’hôpital est encore incapable de parler.
— Je vois : rien de bien réjouissant en perspective.
— Exact.

L’affaire sur laquelle le Capitaine Rabb devait mener l'enquête était assez délicate. Car la fille d’un Amiral trois étoiles avait été agressée et, selon toutes vraisemblances, violée. La jeune fille avait été retrouvée gisant inconsciente dans une ruelle aux abords de Baltimore. Ses vêtements étaient en lambeaux et son visage, ainsi que le reste de son corps, était également couvert d’ecchymoses. Encore quelques heures de plus allongée dans cette ruelle est la fille de l’Amiral Evans serait morte…Mac s’apprêtait à lui répondre quelque chose, mais elle ne put le faire car le téléphone sur le bureau du Capitaine se mit à sonner.
— Bureau de Capitaine Rabb.
— Harm mon chéri, c’est moi.
— Maman comment vas-tu ?
— Très bien et toi ?
— Je vais bien. Je suis submergé de travail comme toujours.
— Je me suis décidée à t’appeler moi-même car tu ne me donnes jamais de tes nouvelles. Et dis-moi comment va Mac ?
— Très bien maman. Mac va très bien.

Harm regarda sa collègue en lui souriant, la jeune femme lui rendit son sourire.
— Maman comment va Franck ?
— Très bien fait lui le bonjour de ma part tu veux ?
— Je n’y manquerai pas mon chéri. Tu as des nouvelles d’Ocean McNamara ?
— Non maman. Tout ce que je sais c’est qu’elle fait une carrière fantastique. Son nom est souvent cité dans les journaux, mais tu le savais aussi. Maman il faut que je te laisse. J’ai un autre appel.
— D’accord mon chéri. A bientôt.

Harm pressa le bouton du téléphone que permettait de répondre à l’autre appel. Sarah voulut sortir du bureau pour qu’il réponde tranquillement au coup de téléphone, mais Harm l’en empêcha. Elle ne dit rien et s’essaya dans une des chaises qui étaient face à lui. Le Capitaine ne comprit pas vraiment pourquoi, mais il voulait qu’elle reste près de lui … pourtant ce n’était qu’un appel téléphonique, mais une sorte de pressentiment lui dit que cet appel ne serait pas très bon. Et il avait raison.
— Bureau du Capitaine Rabb.
— Bonjour vous êtes bien le Capitaine Harmon Rabb, Jr ?
— Oui c’est bien moi. A qui ai-je l’honneur ?
— Je suis Laura Wilson. Je suis infirmière dans un hôpital à La Jolla. Une patiente vient d’être admise aux urgences. Elle a eu un très grave accident de la route. Et comme votre numéro se trouvait dans son portefeuille …. La jeune patiente s’appelle Ocean McNamara.
— Que s’est-il passé ?
— Je ne connais pas tous les détails, mais elle a été admise dans notre service d’urgences il y a peu. Elle a été victime d’un grave accident de la route. Un camion l'aurait percutée de plein fouet. Mademoiselle McNamara est en ce moment au bloc opératoire.

A ces mots, le visage de Harm se referma complètement et ses yeux s’emplirent de peur. Il faillit même laisser tomber le combiné du téléphone. Mac, voyant qu’il ne réagissait plus, lui prit doucement le combiné des mains et demanda à qui elle avait l'honneur. Wilson ne pouvait normalement rien lui dire, mais Sarah Mackenzie lui expliqua que son collègue était en état de choc. Laura décida donc d’expliquer la situation à Mac. Celle-ci écouta attentivement, tout en surveillant Harm qui était toujours sans réaction, sauf qu’à présent il était accoudé au meuble devant lui et qu’il se tenait la tête entre les mains. Mac raccrocha et se leva sans rien dire, se dirigea vers la porte, la ferma et baissa les persiennes.

Doucement elle s’avança à nouveau vers son meilleur ami. Celui-ci était toujours accoudé au bureau, la tête entre les mains. Elle posa une main sur l’épaule gauche de son équipier qui comptait tant pour elle. Il leva la tête et ce qu’elle vit alors lui déchira le cœur : Harm avait levé sur elle des yeux rougis par les larmes. Son collègue n’aurait jamais permis qu'on le voie pleurer, surtout pas Mac. Elle se rapprocha encore et sans rien dire, il enlaça ses bras autour de la taille de la jeune femme, il la serra très fort. Sarah ne dit rien, mais répondit à son étreinte en l’enlaçant à son tour. Mac pouvait le sentir pleurer vraiment car tout le corps de son meilleur ami était secoué par des sanglots et elle avait à présent beaucoup de mal à retenir ses propres larmes, même si elle ignorait encore le pourquoi du comment des liens qui liaient Harm à cette jeune femme qui venait d’avoir un grave accident de la route. Sarah Mackenzie avait toujours de la peine lorsque Harmon Rabb Jr allait mal et, pour le moment, il allait visiblement très mal. Ils restèrent ainsi enlacés pendant un moment encore, puis Harm recula légèrement. Il sécha ses larmes et reprit une expression digne. De son côté, Mac sécha également les larmes qu’elle n’avait pu retenir et qui avait tout doucement tracé leurs sillons sur ses joues.
— Nous formons un beau duo d’avocats il me semble, dit-elle en séchant toujours ses larmes.
— Vous avez raison. Mac, il faut que je parte pour La Jolla au plus vite.
— Je sais Harm. Allez voir l’Amiral.
— J’y vais tout de suite.
Il se leva et se dirigea vers la porte. Il se retourna lorsqu’il fut devant la porte, la main déjà posée sur le bouton de porte.
— Harm… attendez !
— Oui, Mac ?
Sa collègue et amie s’approcha de lui, se mit tout doucement sur la pointe des pieds et essuya délicatement une larme qui se perdait encore sur la joue de celui qui comptait tant à ses yeux.

Le capitaine Rabb posa tout doucement sa main sur celle de Sarah.
— Merci Mac…
— De rien. Et puis, je ne pense pas que l’Amiral Chegwidden risque d'apprécier que son meilleur élément entre dans son bureau la larme à l’œil…
— Oui, je ne pense pas que ce serait excellent pour ma réputation.
— Je ne crois pas, non, et comme vous lui en faites toujours voir …, dit-elle en lui souriant doucement.

Harm sortit de son bureau et prit la direction de celui de son supérieur hiérarchique. Arrivé devant le bureau du quartier-maître Jason Tiner, il demanda à ce dernier si l’Amiral pouvait le recevoir, le quartier-maître pressa un petit bouton et posa la question à son supérieur hiérarchique. Quelques secondes plus tard, le Capitaine Rabb entendit AJ répondre qu’il pouvait entrer. Harm entra donc dans le bureau de son supérieur mais sans se mettre au garde à vous. AJ Chegwidden fut surpris que Harmon Rabb ne l’ait pas salué comme l’exigeait le protocole. Quelque chose devait le tracasser sérieusement car depuis presque huit ans qu’il avait Harmon Rabb Jr sous ses ordres, celui-ci n’était jamais entré dans ce bureau sans le saluer…

Le Capitaine n’attendit même pas que l’amiral lui demande ce qui n’allait pas.
— Amiral, je suis navré de vous déranger, mais j’aurais besoin que vous m’accordiez une permission.
— Et pour quelle raison ferais-je ça ?
— Monsieur, je viens de recevoir un appel d’une infirmière qui travaille dans un hôpital à La Jolla pour me prévenir qu’une amie très chère a eu un très grave accident de la route il y a quelques heures.

L’amiral remarqua la tristesse qui se lisait dans les yeux de son officier. Il ignorait qui était la personne à qui était arrivé cette terrible chose, mais il était évident qu’elle comptait pour le Capitaine de Frégate.
— Très bien, Harm, je vous accorde deux semaines.
— Merci monsieur.

Et là, le Capitaine de Frégate Rabb sortit du bureau de l’amiral sans saluer une nouvelle fois son supérieur. Il n’avait pas fait vingt mètres qu’il emboutit Harriet, ce qui eut pour effet de faire tomber tous les dossiers que celle-ci portait. Harm s’excusa, tout confus, et aida le lieutenant à tout ramasser. Il alla même déposer les dossiers sur le bureau de la jeune femme. L’amiral Chegwidden qui avait assisté à la scène fronça les sourcils : quelque chose n’allait vraiment pas avec son officier. Mac avait également vu ce qui s’était produit et n’aimait du tout ça. Elle n’avait toujours pas quitté le bureau de son meilleur ami. Il avait la tête ailleurs…
— Harm ?
— Hein ? Pardon ?
— Harm vous devriez vous asseoir.
— Vous avez raison.

Le Capitaine Rabb s’installa dans le fauteuil derrière son bureau et soupira. Mac le trouva brusquement fatigué, il avait appuyé sa tête contre le dossier et avait fermé les yeux. Sarah Mackenzie ne supportait pas de voir son partenaire comme ça sans pouvoir faire quelque chose pour l’aider.
— Harm ?
— Oui. dit-il d’une petite voix.
— Que comptez-vous faire ?
— Il vaut que j’aille là-bas Mac, il faut que j’aille à La Jolla !
— C’est ce que je pensais…
A ce moment-là, le lieutenant Roberts arriva.
— L’amiral vient de me dire que je devais venir vous voir à propos d’une de vos enquêtes…
— A oui, ce sera à vous de reprendre le dossier de l’affaire Evans. Cette affaire est assez délicate comme vous le savez, mais je vous fais confiance et je suis certain que vous y arriverez Bud. Tenez, voici le dossier.
— Merci Capitaine. Merci de votre confiance.
— Bud vous n’en êtes plus à votre première affaire, que celle-ci soit délicate ou non, et puis, si vous deviez avoir le moindre problème, vous pourrez demander de l’aide au Capitaine Turner.
— Très bien.
Le lieutenant Roberts sortit avec le dossier et se dirigea vers son bureau en regardant la chemise qu’il avait entre les mains. Et il fut surpris de voir que l’étiquette sur la couverture de la chemise indiquait Bradshaw et non Evans. Le Capitaine de Frégate Rabb lui avait remis le mauvais dossier. Depuis qu’il connaissait Harm, le Capitaine ne s’était jamais trompé une seule fois dans les dossiers des affaires sur lesquelles il enquêtait, surtout lorsqu’un autre officier devait reprendre l’affaire en mains. Le lieutenant fit donc demi-tour et retourna dans le bureau de son supérieur et ami, il frappa deux petits coups rapides sur le chambranle de la porte restée ouverte.
— Capitaine ?
— Oui Bud ?
— Excusez-moi, mais vous m’avez remis le mauvais dossier. Vous m’avez donné la chemise en carton contenant le cas Bradshaw…
— Je suis vraiment navré, Bud. Tenez, le voici. Excusez-moi encore lieutenant.

Lorsque le lieutenant Roberts fut sorti, Mac observa Harm et prit une décision qui allait changer beaucoup de choses dans la destiné des deux officiers… mais ça lui, tout comme elle, l’ignorait encore à ce moment-là. La décision qu’elle prit bouleverserait leur vie à tout jamais. Sarah Mackenzie demanda à son collègue ce qu’il comptait faire dans un proche avenir.
— Je vais rentrer chez moi et faire mon sac. Je pars pour la Californie, Mac, il faut que j’aille la voir, je dois la soutenir. De toute manière, je ne serais pas d’une très grande efficacité si je restais ici…
— Très bien, je vois. Puis-je vous laisser seul un moment ?
— Mac, je vous en prie, je suis un grand garçon !
— Oui, justement, c’est ce qui m’inquiète Harm. Ne bougez pas d’ici avant que je ne revienne !
— Très bien, très bien…

La jeune femme sortit du bureau de son collègue et se dirigea vers le sien, vérifia quelque chose et ressortit pour ensuite prendre la direction du bureau de l’Amiral Chegwidden. Le quartier-maître Tiner vint à sa rencontre et lui dit que ce dernier désirait lui parler. Mac répondit que c’était justement là qu’elle se rendait. Elle entra dans le bureau et voulut se mettre au garde à vous, mais il lui dit de s’asseoir.
— Colonel, j’aimerais vous parler du Capitaine Rabb.
— Oui Amiral moi aussi en fait, je venais justement vous voir pour cette raison lorsque Tiner m’a dit que vous vouliez me parler.
— Il n’a pas l’air d’aller bien… savez-vous quelque chose que j’ignore ?
— Et bien, monsieur, je me trouvais avec lui dans son bureau lorsqu’il a reçu cet appel de l’hôpital de La Jolla. L’expression de son visage s’est assombrie instantanément et j’ai bien cru qu’il allait s’écrouler, je lui ai pris le combiné téléphonique des mains, j’ai expliqué à l’infirmière qui j’étais et elle m’a fait un point de la situation et elle a aussi précisé que c’était le seul numéro que l’on avait trouvé dans les affaires de la jeune femme.
— Le Capitaine vous a-t-il dit quelque chose depuis ?

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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mar 13 Sep - 12:29

— Non, juste qu’il devait se rendre là-bas au plus vite. Mais je ne pense pas qu’il soit en état de faire quoi que ce soit tout seul, Amiral. Tout à l’heure, il a remit un mauvais dossier au lieutenant Roberts…
— Oui et lorsqu’il est venu dans mon bureau il n’a pas salué, ni même en sortant.
— Amiral, je vous demande la permission de pouvoir l’accompagner, je refuse de le laisser seul. Je sais qu’il refusera de l’admettre, mais il a besoin d’aide.
L’amiral regarda l’officier assise devant lui et la fixa un long moment avant de répondre.
— Je pense que de toute façon même si je vous disais non, vous iriez quand-même n’est-ce pas ?
— Oui Amiral.
— Je sais, cela a toujours été ainsi avec vous deux : vous traverseriez l’enfer l’un pour l’autre s’il le fallait. Dit-il un sourire se dessinant sur ses lèvres. Allez-y, Colonel, et surveillez-le.
— A vos ordres Monsieur ! Dit-elle en se mettant au garde à vous avant de tourner les talons et de sortir.

Mac retourna dans son propre bureau en fermant la porte de celui-ci car elle avait quelque chose de très important à faire avant de retourner voir Harm. Le Colonel Mackenzie alla s’asseoir derrière son meuble de travail. Elle nota quelques phrases sur une feuille, se leva et ressortit pour aller voir le lieutenant Harriet Sims à qui elle remit le papier sur lequel elle venait de griffonner ces quelques phrases. Ensuite, elle s’en retourna dans ses quartiers pour passer un coup de téléphone afin de connaître l’heure de décollage du prochain avion en partance pour San Diego et réserver deux billets. Sarah Mackenzie retourna ensuite dans le bureau de son meilleur ami. Elle resta quelques instants dans l’embrasure de la porte à le regarder sans rien dire. Il était toujours assis dans le fauteuil, les yeux fermés, sa tête reposée sur le dossier.
— Ça va Matelot ?
— Hey Mac, ça peut aller oui, dit-il en lui souriant lacement.
— Allez, venez, nous allons boire une tasse de café et je vous ramène chez vous, et ne discutez pas c’est inutile !
— Mais…
— Ne discutez pas !

Harm ne lui répondit rien car il savait que discuter ne changerait rien du tout. Il contourna son bureau et avança vers Mac, elle le laissa passer et ferma la porte derrière eux en lui souriant. Harm voulut se diriger vers la cuisine mais la jeune femme lui prit le bras…
— Non, Matelot, pas ici. Votre journée est terminée. Et la mienne aussi, l’Amiral Chegwidden m’a demandé de veiller sur vous.
— Ah bon ??!!
— Allons-y, venez, nous allons boire un bon café et je vous raccompagne chez vous.
— Oui, je sais, on ne discute pas. Dit-il en souriant.
— Exact, lui répondit celle-ci en lui rendant son sourire.

L’Amiral qui les observait depuis la porte de son bureau eut un petit sourire ‘ces deux-là, toujours à être là l’un pour l’autre et ils n’ont même pas conscience des sentiments qu’ils éprouvent’ Chegwidden venait juste de se rasseoir dans son fauteuil lorsque l’on frappa à sa porte.
— Amiral, excusez-moi de vous déranger.
— Repos lieutenant, j’ai toujours du temps pour vous.
— Merci Monsieur. Le Colonel Mackenzie, m’a donné des instructions, Amiral, et je viens vous demander la permission de m’absenter pendant deux heures.
— Puis-je voir ces instructions, lieutenant ?
— Les voici, Monsieur.

AJ prit la petite feuille que lui tendait Harriet Sims, mit ses lunettes et la lut.
Tout en survolant les notes que Sarah Mackenzie avait laissées, il pensait que Mac serait un excellent soutien moral pour le Capitaine Rabb et il se mit à sourire. Il donna donc la permission au lieutenant Harriet Sims de s’absenter. Celle-ci sortit du bureau de son supérieur ainsi que du bâtiment. Elle prit sa voiture et suivit la direction de Georgetown.


02 : 30 GMT
Petit café aux abords de Falls Church.

Harm et Mac étaient assis à une table devant deux tasses de café fumantes bien que Mac pensait que son ami aurait eu besoin d’un remontant beaucoup plus fort que du café même si son équipier l’avait pris noir. Elle ne l’avait jamais vu comme ça, ou plutôt si une fois lorsqu'ils étaient allés dans le petit village de Svitchjevo en Sibérie et que là-bas il avait appris que son père était mort. Elle était heureuse de l’avoir accompagné ainsi il n’avait pas été seul pour affronter la nouvelle de ce décès. Aujourd’hui encore elle serait près de lui, mais elle ne le lui dira pas encore. Harm prit sa tasse de café et la porta à sa bouche, il ne faisait pas vraiment attention à ce qu’il faisait, son regard était vide et il était évident qu’il était ailleurs comme il l’avait déjà été toute la journée depuis ce coup de téléphone de l’infirmière Wilson.
— Harm ?
— …
— Harm ?
— … Oui
— Il faut que je vous dise quelque chose…
— Allez-y
— Je … je dois partir, l’amiral m'a donné une mission à accomplir, mon avion décolle demain matin 11:00. Je pars pour la Californie…
— …
— Harm ? Harm est-ce que ça va ?
— Oui, dit-il d’une voix triste. Je ne m’attendais pas à ce que vous partiez… c’est tout.
— Je suis navrée Harm.

Elle posa doucement sa main sur celle de l’homme assis face à elle et leurs yeux s’accrochèrent pendant un long moment, exprimant bien plus que tous les mots qu’ils auraient pu se dire.
— Ne vous en faites pas pour moi, Mac. Allez, venez.
— D’accord où allons-nous ?
— Chez moi, pour boire un dernier verre, ça vous dit ?
— Oui si c’est moi qui conduis, dit-elle en souriant.
— A vos ordres, Colonel, fit-il en lui rendant son sourire.


Et pour la première fois depuis des heures, elle revit une petite étincelle briller dans les yeux du Capitaine de Frégate Harmon Rabb, Jr. Ils sortirent du petit café et prirent la voiture direction l’appartement de Harm. Sarah gara la voiture devant l’immeuble. Elle retira les clés et se tourna vers lui.
— Nous y sommes.
— Oui, soupira-t-il.
— Harm vous pouvez y aller, j’ai un petit coup de téléphone à passer avant de monter avec vous.
— Très bien.

Harm sortit de la voiture et se dirigea vers la porte d'entrée de son immeuble. Une fois devant, il se retourna et vit Mac en pleine conversation téléphonique. Celle-ci sortit de la voiture quelques minutes plus tard.


03 : 00 GMT
Appartement de Harm
Au nord de Union Station

Harm inséra la clé dans la serrure et pénétra dans son appartement suivi de Mac. Il jeta ses clés sur la table et se dirigea vers le réfrigérateur. Mac quant à elle alla s’asseoir sur un tabouret.
— Vous avez faim ? Lui demanda Harm.
— Oui en fait, pour vous dire la vérité je meurs de faim.
— Très bien. Ca vous dirait que je nous prépare quelque chose ?
— Oui excellente idée.
Le Capitaine regarda le contenu de son réfrigérateur d’un air pensif: celui était presque vide. Puis il eut brusquement une idée.
— Une omelette au fromage cela vous irait ?
— Oui parfait !
— Dans ce cas c’est partit.

Il referma la porte du réfrigérateur après avoir pris les œufs, se tourna vers Sarah Mackenzie et lui sourit… il se sentait mieux grâce à elle. Elle était toujours là quand il avait besoin d’elle. Harm déposa les œufs sur la table et alla dans sa chambre pour mettre quelque chose de plus confortable. Il venait de se changer, il avait enfilé une paire de jeans bleu et un polo, quand il remarqua un sac posé contre le mur sur lequel était déposée une enveloppe. Harm s’approcha, prit l’enveloppe et y lut ‘Colonel Mackenzie’ reconnaissant l’écriture d’Harriet un sourire se dessina sur ses lèvres.
— Mac ? Pourriez-vous venir ?
— J’arrive. Qu’y a-t-il ?
— Connaîtriez-vous par hasard le propriétaire de ce sac ?
— Moi ? Non le taquina-t-elle.
— Tenez, il y avait une enveloppe pour vous posée dessus.

Sarah la prit et alla s’asseoir sur le lit de Harm pour la lire, un sourire éclairant son visage. Elle lut la lettre, heureuse qu’Harriet ait pensé à lui écrire un petit mot. Le Capitaine retourna dans la cuisine afin de préparer l’omelette au fromage. Mac, elle, décida également de se changer puisque Harriet lui avait précisé dans le petit mot qu’elle lui avait mis une tenue pour ce soir « au cas où elle resterait chez le Capitaine » en lisant ce petit bout de phrase un sourire se dessina sur ses lèvres. La petite lettre se terminait par ces mots. « Colonel… Sarah prenez soin de lui » Sarah dit alors tout bas : ‘Ne vous en faites pas Harriet’ Harm apparu à nouveau, il était les bras croisés et l’observait un sourire sur le visage.
— Tout va bien Mac ?
— Oui Harm tout va bien dit-elle en souriant doucement.
— C’est prêt. Vous venez manger ?
— J’arrive tout de suite.
Sarah se leva, et se dirigea vers la table où le Capitaine Rabb avait disposé deux assiettes, deux verres et il avait même allumé deux bougies. Mac alla s’asseoir et son ami prit la poêle dans laquelle se trouvait l’omelette au fromage. Il la déposa sur un socle situé au milieu de la table et prit place en face de Mac. Il lui remplie son assiette et en mit un peu sur la sienne. Il était évident qu’il n’avait pas vraiment faim et Mac eu l’impression qu’il faisait semblant d’allé bien. Non en réalité ce n’était pas une impression qu’elle avait, mais une certitude. Il fallait qu’il en parle pour se libérer et aller mieux. Elle s’arrêta de manger et le regarda droit dans les yeux pendant un long moment. Harm baissa les yeux et regarda sa nourriture. Il commença à parler.

C’était une fille géniale. C’est une fille géniale. Je la connais depuis des années. Je l’ai connue juste après l’académie. C’est le Lieutenant Diane Schonke qui nous à présenté, c’était une amie à elle. Et un jour alors que nous devions dîner ensemble Diane est arrivée en compagnie d’Ocean McNamara. Je me le rappelle comme si c’était hier. Diane s’excusant cent fois de ne pas m’avoir prévenu plutôt. Ocean était venue lui faire une visite surprise et elle n’avait pas eu le cœur de la laisser seule alors que celle-ci avait fait tout ce chemin pour la voir.
— Bonsoir Harm excuse-moi du retard, mais j’ai eu une visite surprise et j’ai pensé que ce serait bien je te présente mon amie. Tu ne m’en veux pas trop ? Avait-elle dit comme une enfant prise en faute.
— Bien sûr qui non.
— Harm, je te présente Ocean McNamara. Elle est photographe.
— Ocean, je te présente le Lieutenant Harmon Rabb, Jr. Pilote dans l’aéronavale et brillant avocat.
— Oui oui je sais Diane tu n’arrêtes pas de me parler d’un beau et grand pilote et brillant avocate au magnifiques yeux bleus dans lesquels tu as envie de te noyer. N’est-ce pas ?
— Ocean !
— Quoi !??? Qu’ai-je donc dis ? Dit-elle est riant. Ah oui c’est exact il n’est pas censé le savoir !
— Enchanté Ocean. Alors comme ça Diane tu as envie de te noyer dans mes yeux ? La taquina-t-il.
— Mais non ! C’est cette fille que je croyais être ma meilleure amie qui dit n’importe quoi !
— Moi dire n’importe quoi ? Jamais !

Harm les observait, amusé par leurs échanges. Il était évident que ces deux femmes étaient amies. Pendant ce dîner, ils avaient parlé tous les trois de leur carrière respective. Des bêtises qu’ils avaient pu faire. De leurs études. Diane expliqua à Harm à quel point Ocean était talentueuse lorsqu’il s’agissait de capturer les sentiments dans un moment tendre ou dur et de les faire transparaître sur une photo. Tout était si parfait à cette époque-là.

Harm et la jeune photographe s’entendaient très bien et le lieutenant Schonke n’en fut pas surprise car Ocean McNamara avait cette incroyable qualité de mettre les gens avec qui elle parlait immédiatement à l’aise. Ils avaient passé énormément de temps ensemble tous les trois, de temps en temps même Jack Keeter était également présent. Harm et lui avaient toujours fait les quatre cents coups ensemble. Mais à ce moment-là il valait mieux que personne ne sorte car c’était toujours foutu, ils déraillaient tous tellement que tout le monde les regardait d’un drôle d’air. De temps à autre par contre, il arrivait que Harm et Ocean sortent à deux et parlent longuement. Mais un événement tragique vint perturber tout ça en 1995… Diane Schonke avait été retrouvée morte un matin dans sa voiture, tuée de deux balles tirées à bout portant…
Cet événement nous a rapprochés encore plus, Ocean et moi. Je crois que si elle n’avait pas été là, je serais devenu fou et j’aurais fait une grosse bêtise qui m’aurait probablement coûté ma carrière dans la Navy et si elle n’avait pas été là je ne serais pas ici aujourd’hui à vous raconter tout ça… Mac, je la considère comme ma petite sœur. Après l’assassinat de Diane, j’ai dû mener l’enquête et ensuite l’inspecteur Turckey, qui était chargé de résoudre le meurtre, m’a même suspecté de l’avoir assassinée et m’a fait mettre en prison, mais tout ça vous le savez déjà… cependant il y a une chose que vous ignorez : lorsque je suis sorti et que ma non culpabilité a été prouvée. J’ai eu besoin d’un break un peu comme lorsque j’ai eu mon accident qui a coûté la vie de mon co-pilote. Ocean a pris congé elle aussi et m’a emmené loin de Washington, loin de tout. Au départ, je ne voulais pas partir, mais elle m’en a convaincu, elle avait même parlé à l’amiral Chegwidden et fait toutes les démarches nécessaires pour que je puisse partir. Nous sommes donc partis dans le Montana. Le paysage était vraiment magnifique; seulement les premiers jours, j’ai été incapable d’en profiter, assailli par un sentiment de culpabilité vis-à-vis de la mort de Diane ; je me sentais responsable de ce qui était arrivé…

Il s’arrêta et leva les yeux sur Mac. Sarah vit dans ces magnifiques yeux bleu acier une immense douleur et elle aurait voulu faire n’importe quoi pour la faire disparaître, mais malheureusement elle ne le pouvait pas. Elle fit néanmoins quelque chose qu’elle pensait qui pourrait le soulager un peu. Elle se leva sans dire un mot et s’approcha de lui en lui tendant la main, il la regarda, prenant sa main à son tour, se leva, sans hésiter elle se rapprocha encore un peu et le prit dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacés pendant un long moment.
— Hey… Harm ça va aller, je vous le promets.
— Je ne sais pas, Mac… j’ai toujours su quoi faire et à présent je ne sais plus.
— Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas seul. Je suis là.
— Je sais, mais vous ne serez pas en Californie avec moi…

Mac se recula un peu pour le regarder dans les yeux mais ne dit rien; elle le lâcha tout doucement toujours sans mot dire et se dirigea vers la chambre de Harm exactement là où son sac était toujours déposé contre le mur. Elle en sortit quelque chose et retourna auprès de son meilleur ami. A présent, elle était debout face à lui, souriant légèrement, et lui tendit deux billets d’avion pour La Jolla. Harm les prit tout d’abord sans comprendre; pourtant, peu à peu, il commença à réaliser ce que les deux billets qu’il tenait à la main signifiaient.
— Vous m’accompagnez ???!!! demanda-t-il incrédule.
— Oui. Je n’avais pas l’intention de vous laisser partir seul vu l’état dans lequel vous êtes. De plus, qui aurait réservé les billets si je n’y avais pas pensé, dit-elle avec un sourire.
— Oui, là je crois que vous avez raison, dit-il avec un petit sourire honteux, réalisant soudain son oubli.
— C’est Harriet qui m’a aidée. Et ne vous en faites pas pour l’Amiral Chegwidden, c’est lui qui m’a demandé de vous accompagner.
— Vous aviez déjà tout prévu. N’est-ce pas ?
— Oui, admit-elle doucement.
Harm la regarda puis alla à la fenêtre, croisa les bras et regarda la rue sans vraiment la voir.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mar 13 Sep - 17:52

Je l'avais déjà lue quelque part mais maintenant que tu es inscrite sur ce forum, je peux enfin de remettre mes plus grandes félicitations pour ce réel bijou que tu as mis par écrit.

Vraiment une fic sensible et touchante. J'avais adoré et j'adore encore
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mar 13 Sep - 21:09

Souvent le soir je ne dormais pas et restais des heures à penser aux événements, à la mort de Diane. Je ne pouvais me débarrasser de ce sentiment de culpabilité et cela me devenait très difficile à supporter. Elle m’avait aidé après le crash de mon F-14. C’est Diane qui m’a aidé à continuer, elle m’a fait comprendre que ce n’est pas parce que j’avais des problèmes de vision nocturne que ma carrière était terminée. Elle m’a même soutenu pour réviser, elle était toujours là lorsque j’avais besoin d’un appui moral. Diane était là. Lorsque je l’ai vue sur
cette civière, la veste de son uniforme tâchée de sang, mon monde s’est écroulé. Je n’arrivais pas à réaliser qu’elle ne serait plus jamais là et je m’en voulais de n’avoir rien pu faire pour l’éviter…

Mac l’observait debout adossée au mur les bras croisés elle aussi, elle l’écoutait sans mot dire. Comme toujours il se sentait responsable. Il portait une nouvelle fois le poids du monde sur ses épaules. A présent plus que jamais elle était certaine d’avoir pris la bonne décision de l’accompagner en Californie. Sarah réalisa soudain qu’elle serait capable de faire et de supporter n’importe quoi pour lui. Elle remuerait ciel et terre pour cet homme s’il le fallait sans aucune hésitation !

Le plus dur de toute cette période fut l’enterrement. Ocean et moi sommes revenus du Montana pour deux jours uniquement pour cela. Il pleuvait ce jour-là sur le cimetière d’Arlington. Comme si le ciel pleurait également la mort du lieutenant Schonke. Je me souviens être resté debout comme un piquet sans bouger d’un millimètre. Le prêtre récitant son texte. « Nous étions poussière et nous retournerons poussière… » Ensuite lorsqu’il eu terminé, Ocean s’est avancée devant l’assemblée essentiellement composée de militaires et a récité un poème : La vie t’as quittée alors que tu ne le souhaitais pas… Toi qui étais si aimante et passionnée dans tout ce que tu entreprenais. Même si tu avais des tas de choses à faire, tu n’hésitais jamais à tout laisser tomber pour venir en aide à tes amis dans le besoin. Tu étais un rayon de soleil pour nous tous. Tu aimais tellement la vie et tu as toujours fais en sorte que nous puissions donner le meilleur de nous-même. Tu avais encore tellement de projets en tête et envie de faire plein de choses. Diane, tu m’as tant appris, je ne pourrai jamais te remercier pour cela, mais même si tu n’es plus là il y a un endroit que tu ne quitteras jamais, oh non jamais!, et cet endroit c’est le cœur de toutes les personnes que tu as aimées et qui t’ont aimée à leur tour… J’ignore où tu te trouves en ce moment, mais je suis certaine d’un chose c’est que s’il y a des gens avec toi, ils ont une immense chance car tu leur apporteras tellement tout comme tu l’as fait pour nous tous. Nous ne cesserons jamais de t’aimer, saches-le… Au revoir Diane nous ne t’oublierons jamais.

Ocean s’est alors avancé vers le cercueil et a déposé une rose rouge sur le drapeau du pays qui le recouvrait. Elle est ensuite revenue vers moi. Je suis moi aussi allé déposer une rose sur le drapeau et je lui ai dit au revoir. Je ne pouvais plus rester là. Il fallait que je sorte de ce cimetière le plus vite possible. J’avais l’impression de suffoquer et Ocean l’a compris. Elle m’a pris le bras comme pour se reposer sur moi et m’a emmené vers la sortie. Lorsque nous sommes arrivés à la voiture je me suis arrêté, ai posé mes mains sur le toit de la voiture et j’ai fondu en larme. Ocean n’a pas bougé, elle n’a rien dit. Elle savait qu’il fallait un jour ou l’autre que j’extériorise ma douleur et ce moment-là était arrivé, oui il était enfin arrivé! Après m’être arrêté de pleurer, j’ai regardé la jeune femme debout à mes côtés qui me soutenait et aussi celle qui m’avait empêché de couler. Je lui fis un pâle sourire qu’elle me rendit et je la pris dans mes bras. A présent je pouvais tourner la page, je pouvais aller de l’avant, la route serait encore longue et difficile il me faudrait du temps, mais je savais que j’y arriverais parce que je le voulais, mais aussi parce que je n’étais plus seul.
— Vous n’étiez plus seul à ce moment-là ni aujourd’hui. Lui dit-elle en souriant doucement.
— Je sais…
— Maintenant je comprends mieux votre réaction après le coup de téléphone de tout à l’heure.

Harm se dégagea de l’étreinte de Mac et alla dans sa chambre. Il en revint quelques minutes plus tard avec un album photo et une petite boîte. Il alla s’asseoir dans le canapé et demanda à Mac de venir s’asseoir près de lui. Le Capitaine déposa l’album sur la petite table en face d’eux et prit la boîte sur ses genoux et ôta doucement le couvercle de celle-ci comme si ce qu’elle contenait s’envolerait s'il allait trop vite. Ce qui fit sourire Sarah intérieurement. Harmon Rabb déposa le couvercle sur la table à côté de l’album photo, il prit ensuite quelque chose dans la boîte. Ce qu’il sortit furent des lettres ; un paquet de lettres maintenues ensemble par une ficelle. Harm le regardait comme si ces lettres qu’il tenait entre ses mais étaient pour lui la chose la plus précieuse qu’il possédait en ce bas monde. Mac sourit intérieurement…


04 : 18 GMT
Appartement de Harm
Au nord de Union Station

Harm tendit le paquet de lettres à son amie pour qu’il puisse reprendre le couvercle et refermer la boîte avant de reposer celle-ci sur la table devant eux. Mac rendit les lettres à son meilleur ami et attendit. Le Capitaine de frégate Rabb les avait posées sur ses genoux et les regardait fixement comme s'il se demandait s'il avait le droit de les ouvrir. Il prit tout doucement une des extrémités de la ficelle et tira lentement dessus, la cordelette libéra les lettres qui s’éparpillèrent, quelques-unes tombèrent même à terre. Sarah ramassa celle qui était à ses pieds et la donna à Harm qui venait juste de rassembler les autres et de les mettre à côté de lui. Il prit l’enveloppe et regarda l’écriture dessus et une vague de tristesse passa dans ses yeux.
— C’est une lettre de Diane. C’est son écriture.
— Harm… vous n’êtes pas obligé…
— Si, Mac, vous êtes ma meilleure amie, la personne en qui j’ai le plus confiance et je vous le dois après toutes les épreuves que nous avons passées ensemble et l’épreuve qui nous attend ne sera pas des plus faciles nous plus et je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu’elle va changer beaucoup de choses dans pas mal de vies.
— Peut-être … on ne peut jamais présager de l’avenir, Harm, vous le savez. Rien n’est jamais certain ni acquis, nous en avons une nouvelle fois la preuve. Mais vous n’êtes pas seul cette fois, je suis là et je le serai toujours pour vous.
— Je sais, Mac. Je sais.

Il posa l’enveloppe quelques instants et la prit dans ses bras, et pendant ces quelques instants, ils apprécièrent d’autant plus d’être là l’un pour l’autre. Ils avaient déjà eu leur part de difficultés tous les deux tout comme leurs épreuves, mais ils savaient aussi qu’ils avaient des personnes sur qui ils pouvaient compter… quoi qu’il arrive, ils en avaient eu tous les deux la preuve à plusieurs reprises…
Harm se recula tout doucement et la regarda un moment sans rien dire avant de reprendre l’enveloppe pour l’ouvrir enfin. Il ouvrit la poche de papier et en retira une feuille pliée en trois, il la déplia et la parcourut d’abord des yeux avant de la lire à haute voix :

Cher Harm,

Les choses ne sont pas toujours faciles en mer, mais cela ne me pose pas trop de problèmes car j’aime ce que je fais et cela ne changera jamais, même si je suis entourée de mâles qui ne demanderaient pas mieux que de me séduire, mais ne t’en fais pas, je résiste. (sourires) Tu sais bien que tu es le seul et unique dans ma vie. Si seulement tu pouvais être là, je ne serais pas obligée de t’imaginer en rêve, ni de me sentir seule…
Je pense souvent à l’époque où nous étions à l’académie toi, moi et Keeter et aux bêtises que nous avons faites, mais je peux t’assurer que même si je le pouvais je ne changerais rien à notre vie, je regrette juste les choses que nous n’avons pas faites et les choses que nous ne nous sommes pas dites Harmon Rabb, Jr. L’autre jour, j’ai reçu une lettre d'Ocean. Elle va très bien et elle me demande de te remettre le bonjour alors voilà : « Bonjour Harm » de la part d’Ocean McNamara. Désolée, je sais c’est idiot, je trouve cela drôle de te l’écrire comme cela. Elle m’a dit que je devais te dire une chose avant qu’il ne soit trop tard et que si je ne le faisais pas, je risquais de passer à côté de quelque chose de formidable, mais le seul problème, c’est que j’ai peur de te le dire parce que si je te le dis cela pourrait tout changer entre nous et nous pourrions perdre ce que nous avons. Alors j’ai décidé que je te le dirais, mais seulement lorsque je te verrai au chalet de mes parents, dans un mois. Ô Harm, si tu savais comme j’ai hâte d’y être… cela fait si longtemps que l’on ne s’est vu et tu me manques.

Sincèrement,

Diane.

Le jour des retrouvailles n’est jamais arrivé. Elle ne m’a jamais dit ce qu’elle avait à me dire. Ou plutôt si, le jour des retrouvailles est arrivé, seulement Diane était venue le retrouver dans un sac plastique… Harm ne dit plus rien, sa voix s’était cassée et Mac avait les yeux humides elle aussi. Le Capitaine se ressaisit et prit une autre lettre. Cette lettre, il la tendit à Sarah, elle l’observa un moment et décacheta l’enveloppe ; elle ouvrit la feuille et s’apprêta à la lire, mais elle hésita à le faire.
— Harm, je pense plutôt que vous devriez la lire vous.
— Mac, je veux que vous sachiez.
— Je sais, Harm, mais je ne suis pas certaine que vous l’ayez déjà lue.
— Mais si, voyons, pourquoi vous dites ça ?
— Harm, excusez-moi de vous le demander, mais quand Diane est-elle morte ?
Harm, surpris par la question, dévisagea sa partenaire et meilleure amie, il ne comprenait pas le pourquoi de la question.
— Harm, elle est datée du jour de sa mort, dit-elle d’une voix douce.

Il réalisa soudain qu’il avait ignoré l’existence de cette lettre pendant tout ce temps. Pourquoi ? Pourquoi ne l’avait-il jamais vue, jamais lue avant. Lui qui s’était mis pratiquement en colère contre l’agent Turkey parce que ce dernier avait lu les lettres qu’il avait écrites à Diane Schonke. Cet agent au nom de famille idiot pour ne pas dire débile avait lu leur courrier. Certes il les lui avait rapportées, mais il les avait lues et ça, Harm ne l’avait pas du tout apprécié et il le lui avait bien fait comprendre… mais apparemment Turkey ne les avait pas toutes lues. L’ennui, c’est que Harm non plus. Il demanda à Mac de la lire et celle-ci s’exécuta.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mar 13 Sep - 21:12

Cher Harm,

Nous y voilà, ce soir nous allons enfin nous revoir et il m’est de plus en plus difficile d’attendre… je compte les heures qui nous séparent encore l’un de l’autre. Je ne sais pas vraiment pourquoi je t’écris cette lettre puisque nous nous voyons ce soir, mais quelque chose me dit que je dois le faire, peut-être pour le cas où je perdrais tous mes moyens en te voyant (sourires)
Voilà ce que j’ai à te dire, matelot, tu es prêt ? Je me lance. Harm, toi et moi nous entendons comme frère et sœur tous les deux. Tu es toujours là pour moi lorsque j’ai besoin de me confier et lorsque j’ai besoin d’une épaule pour pleurer…
J’étais là pour toi, moi aussi, lorsque tu en as eu besoin. Je t’ai empêché de tout abandonner et de commettre ainsi la plus grosse bêtise de ta vie lorsque tu as crashé cet avion. Je t’ai vu souffrir et te battre pour remonter la pente mainte fois et petit à petit j’ai réalisé que je ne voyais plus seulement un frère en toi, non plus un frère, mais un homme duquel je suis tombée amoureuse. Voilà je l’ai dit et je me sens légère après cette déclaration. Je t’aime, Harm. Harm cela va te paraître bizarre et absurde je le sais, mais veut dire quelque chose d’autre. Si jamais quelque chose de grave devait m’arriver, on ne peut jamais présager de l’avenir, tu le sais… Alors si jamais un malheur devait m’arriver, je ne veux pas que tu t’arrêtes de vivre ou que tu aies peur d’aimer une personne par peur de la perdre. Je t’en prie, Harm, n’aies jamais peur de le faire parce que même si c’est dur et que l’on souffre lorsque l’on perd l’être aimé, l’Amour est le plus beau cadeau que la vie sur terre nous offre. Crois-moi, c’est un sentiment si puissant que je n’échangerais pour rien au monde. Si je devais mourir et qu’un ange me demande ce que j’ai préféré sur terre, je lui répondrais que c’était toi, Si je devais mourir demain cela me serait égal parce que j’ai eu la chance de te connaître, de te toucher, de passer du temps avec toi, de t’aimer et si je devais choisir entre ne jamais pouvoir faire ces choses ou les faire une fois, je choisirais sans hésiter une seconde. Je choisirais de pouvoir les faire une fois ! Je veux que tu connaisses ça, Harm.

Je t’aime Harm

Diane.

Mac posa la missive de Diane Schonke sur la table et se pencha en arrière en fermant les yeux, laissant cette fois ses larmes couler librement le long de ses joues. Elle dit doucement :
— Oh Harm, je suis vraiment navrée. Je comprends à présent encore mieux votre réaction lorsque vous m’avez parlé de l’enquête sur sa mort, cela a dû être difficile pour vous ! Et lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois dans la roseraie de la Maison-Blanche, vous avez dû avoir l’impression de faire un cauchemar tout éveillé. J’ai appris plus tard que je ressemblais trait pour trait au lieutenant Schonke. Mais c’est seulement maintenant que je comprends vraiment ce que vous avez dû ressentir. Ô Seigneur, je suis désolée, Harm, vraiment désolée. Je me sens tellement stupide à présent, je n’avais pas compris… Vous l’aimiez, n’est-ce pas ? Vous l’aimiez vous aussi de ce même amour.
— Oui Mac, je l’aimais de ce même amour. Seulement je n’ai jamais eu l’occasion de le lui dire et pour cela je m’en voudrai toute ma vie car à présent il est trop tard. Lorsque je vous ai vue ce jour-là dans la roseraie, j’ai eu des sueurs froides. Vous étiez face à moi et vous ressembliez comme une jumelle à la personne à qui je tenais le plus et que j’avais enterrée six mois auparavant, alors vous imaginez un peu le choc que cela m’a causé ? C’est aussi la raison pour laquelle j’ai eu du mal au début, je devais toujours me rappeler que vous n’étiez pas elle, mais j’y suis arrivé et maintenant je sais qu’elle m’aimait, elle aussi…

Harm sourit à travers ses larmes. Elle était vraiment quelqu’un d’exceptionnel, tout comme Sarah, se dit-il. Sarah Mackenzie ouvrit tout doucement les yeux comme elle sentait le regard de son ami posé sur elle. Le Capitaine la regardait étrangement, il y avait quelque chose dans ses yeux, une lueur qu’elle n'y avait jamais vu avant. Elle aurait voulu savoir la déchiffrer, mais elle n’y parvint pas. Ils ne dirent rien pendant un instant puis Harm brisa le silence. Il devait le lui dire. C’était maintenant ou jamais! Il fallait qu’il lui parle. Harm prit une profonde inspiration…
— Mac ? Vous vous rappelez lorsque j’étais censé vous faire à dîner, mais qu’au lieu de ça, j’étais prêt à aller tuer le Capitaine Olbarth ?
— Oui bien sûr que je me souviens, c’est alors que j’ai commencé à connaître un peu mieux Diane.
— Et vous vous rappelez ce qui s’est passé après que le Capitaine Olbarth soit tombé et que Bud soit allé chercher de l’aide ?
— Oui je m’en souviens, dit-elle doucement. Vous m’avez embrassée ou plutôt vous avez embrassé Diane.
— Oui, mais je n’ai pas uniquement embrassé Diane Mac. Je vous ai embrassée vous aussi…

Sarah resta un moment sans rien dire, le temps que ce qu’elle venait d’entendre fasse son effet. Elle ne dit rien. Elle l’observait et elle réalisa soudain que la lueur qu’elle n’avait jamais vue dans le regard de Harm avant et qui était bien présente à présent était de l’amour. L’amour qu’il éprouvait pour elle… elle en était certaine. Le Capitaine Rabb vint conforter cette certitude. Lentement il se pencha vers elle et posa tout doucement ses lèvres sur les siennes. L’embrassant tendrement. Harm recula et la regarda un long moment.
— Je sais, Harm. Je sais que cette fois-ci, c’est moi que vous embrassiez.
— Mac…
— Je sais, ne dites rien. Je ne vous demande rien. J’attendrai le temps qu’il faudra cette fois. Je ne vais pas aller me jeter dans les bras d’un autre, je vous le promets. Je vous aime, Harm. Je vous aime plus que ma propre vie. Maintenant je sais que vous m’aimez aussi. Mais je sais aussi que pour le moment, il vous est impossible de me donner plus… je ne vous le demande pas.
— Merci Sarah.

Harm se leva et se dirigea vers la salle de bain afin de se changer pour la nuit ou plutôt pour les quelques heures qui restaient avant que le jour ne se lève. Il ressortit dix minutes plus tard, vêtu d’un boxer. Mac alla, elle aussi, se changer: elle avait mis un short et un T-shirt. Elle s’arrêta pour prendre une bouteille d’eau dans le réfrigérateur avant d’aller rejoindre Harm dans le canapé. Hamon avait le regard perdu, comme plongé dans ses souvenirs. De doux souvenirs qu’il était temps de laisser s’envoler…

Mac se rapprocha un peu plus de lui, mais ne dit rien. Elle savait à quoi il pensait et elle savait aussi qu’il avait besoin de temps. Cette fois, elle était prête à le lui accorder. Sans aucun problème et elle s’en voulait beaucoup de ne pas le lui avoir donné avant tout ça parce qu’à ce moment-là elle n’avait pas compris. Sarah Mackenzie avait été blessée dans son orgueil lorsqu’ils étaient tous les deux sur ce ferry à Sydney.

Elle s’était sentie rejetée et s’était tournée vers Mic Brumby et ce fut une belle erreur. Elle était même prête à l’épouser. Mais un événement majeur l’a empêchée de commettre la pire bêtise de toute son existence. Le crash de Harm dans l’océan pacifique lui a fait comprendre quelque chose qu’elle se refusait d’admettre. Elle était amoureuse du Capitaine de frégate Harmon Rabb Jr. Il leur aura fallu tant d’épreuves, tant de douleurs pour le comprendre, mais aujourd’hui tout était différent ils savaient à présent ce qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, mais même s'ils ne se l’étaient pas encore dit franchement, un petit pas avait été franchi dans la bonne direction. Le chemin serait encore long et parsemé d’embûches, mais ce serait un peu plus facile.
— Mac ?
— Hein ?
— Tout va bien ?
— Oui oui, ne vous en faites pas.
Il était debout devant elle et lui tendait la main. Elle la glissa doucement dans la sienne. Et ensemble, ils se dirigèrent vers la chambre. Harm ouvrit les draps et laissa Sarah entrer dans le lit la première. Il se glissa ensuite près d’elle. Elle le regarda et sourit. Harm ouvrit ses bras et Mac alla se pelotonner contre lui et ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre quelques minutes plus tard. De nombreuses aventures les attendaient encore dans les jours à venir…


* * * *

A suivre dans le chapitre deux...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Lun 19 Sep - 14:13

C'est grâce à Une leçon de vie que je suis devenue fan de ce que tu écrit car elle a été la première que j'ai lu de toi. Et je ne me lasse pas de la lire.

Tu fais tellement bien ressortir les sentiments que j'ai à chaque fois la chair de poule quand je la lis.

Poste nous vite la suite car j'ai hâte de savoir ce qui va se passer.

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MessageSujet: Une leçon de vie [en cours] chapitre 2.   Ven 23 Sep - 12:48

Chapitre 2


05 : 18 GMT
Bloc Opératoire de l’hôpital de La Jolla
San Diego – Californie.


La tension était palpable dans la salle, Allison Jameson, le chirurgien en chef était concentrée sur ce qu’elle faisait, elle transpirait et avait besoin qu’on l’éponge assez souvent. Il ne fallait surtout pas que ses mains tremblent ou qu’elle se trompe. Chaque personne présente dans le bloc savait exactement ce qu’elle avait à faire. L’anesthésiste vérifiait toujours l’écran à cristaux liquides qui lui indiquait le nombre de pulsations du cœur d’Ocean sur l’écran, il y avait aussi trois lignes horizontales et l’une d’elle montait en pic à chaque battement. Tout se déroulait bien étant donné la gravité de l’opération qu’elle devait accomplir, mais malheureusement la bonne continuité de cette intervention ne dura pas très longtemps.

Allison était arrivée à la partie la plus délicate de toute cette opération, là où elle devait déloger le nerf coincé entre deux disques de la colonne vertébrale. L’opération était délicate, Allison attendit quelques secondes avant de continuer afin de prendre une profonde inspiration. Elle effectua des gestes précis. Elle était sur le point de déloger le nerf, de l’extraire de son emplacement, mais juste au moment où elle croyait avoir réussi, le nerf resta légèrement accroché et se déchira.

Le docteur Jameson jura et ne put rien faire d’autre que continuer l’intervention et tout refermer avant de quitter le bloc opératoire désemparée. Une fois hors de la salle d’opération elle retira son bonnet et l’envoya valser à terre ce n’était pourtant pas la première intervention de ce type qu’elle pratiquait, Allison connaissait les risques, mais cette fois elle s’en voulait vraiment. Quelque chose chez cette patiente l’avait touchée, elle était si jolie et si jeune pourtant quelque chose de grave semblait lui être arrivé. Cela pouvait sembler très bizarre, mais le chirurgien en chef Allison Jameson était capable de percevoir certaine chose de la vie de ses patients rien qu’en les voyant. Elle était certaine que cette jeune femme avait déjà été fortement éprouvée par la vie et malheureusement ce ne serait pas terminé, de longs mois l’attendraient encore…

Allison réalisa qu’elle devait aller annoncer la nouvelle à la famille de Ocean. Elle s’avança dans le couloir un peu comme un robot, son métier n’était pas des plus réjouissants ni des plus faciles et dans des moments comme celui-ci, il lui arrivait souvent de souhaiter ne jamais avoir choisi la chirurgie. Elle poussa les deux lourdes portes devant elle, elle aurait tant voulu pouvoir annoncer autre chose que : ‘Je suis navrée, mais votre fille ne remarchera plus jamais car il y a eu des complications durant l’intervention.’

Elle déboucha dans le hall et regarda autour d’elle : apparemment il n’y avait personne. Allison décida d’aller demander à l’accueil si quelqu’un était venu s’informer au sujet de la jeune femme que l’on avait amenée aux urgences quelques heures plus tôt. L’infirmière derrière le comptoir se trouvait justement être Laura Winslow, la même infirmière qui avait informé le Capitaine Rabb de ce qui était arrivé à Ocean McNamara.
— Y a-t-il eu des personnes qui sont venues s’informer de l’état de Ocean McNamara ?
— Non, des proches arriveront bientôt.
— Très bien, prévenez-moi dès qu’ils seront arrivés.
— Oui madame, mais je pense que ce ne sera pas avant quelques heures ou même demain car ces personnes arrivent de Washington.
— Aucune importance. Prévenez-moi à leur arrivée.

Le docteur Jameson s’éloigna lentement, ses pensées se bousculèrent dans sa tête car elle pensait toujours à Ocean McNamara : son visage lui apparut à nouveau si doux, si jeune et en même temps si grave. Elle décida d’aller prendre une douche : peut-être que cela l’aiderait à penser un peu moins. Allison se dirigea donc vers le local des douches, elle ne voulait pas quitter l’hôpital avant d’avoir parlé elle-même aux proches de sa patiente, le docteur Jameson leur expliquerait tout en détails. Il ne fallait pas que Ocean se retrouve seule, pas qu’elle pensa qu’elle le serait, même les mois à venir seraient aussi difficiles pour la jeune femme que pour ses amis et sa famille.


11 : 37 GMT
Le lendemain à bord d’un A-310 de la American Airlines
Quelque part dans les airs

Harm et Mac étaient assis côte à côte, se tenant la main, leurs doigts entrelacés, la tête de Sarah reposant sur l’épaule de Harmon. Depuis qu’ils étaient à bord de l’appareil, ils n’avaient encore échangé aucune parole, tout simplement parce qu’ils n’en ressentaient pas le besoin, être l’un près de l’autre leur suffisait amplement. Ils étaient chacun perdu dans leurs pensées, Mac pensant à son père et au jour où elle s’était rendue à l’hospice du Sacré Cœur alors qu’en réalité elle ne voulait pas y aller. Mac s’était laissée convaincre par son équipier et ami d’aller voir son père une dernière fois pour lui faire ses adieux et, grâce à cela, elle avait ainsi pu faire la paix avec son père et, par la même occasion, avec elle-même. Pour ça, Sarah lui en serait éternellement reconnaissante. Harm quant à lui pensait à Ocean, aux moments qu’ils avaient passés ensemble, mais aussi aux difficultés qu’ils avaient traversées. Elle l’avait soutenu dans les moments difficiles. Elle avait toujours été là, tout comme Mac était présente pour lui une nouvelle fois.
— Mac ?
— Mmmm ?
— J’avais oublié quelque chose…
— Quoi donc ?
— Non rien.
— Mac ?
— Oui.
— Merci d’être là pour moi, merci d’être mon amie. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous. Murmura-t-il.
— Je serai toujours là pour vous quoi qu’il arrive et vous ne me perdrez jamais, vous vous rappelez ?

Harm se tourna vers elle pour lui faire face et lui fit un sourire. Et il la prit dans ses bras. Ce geste si simple avait la faculté de les apaiser l’un et l’autre et cela peu importe ce qui pouvait leur arriver. Lorsqu’ils étaient ensemble le monde pouvait bien s’écrouler autour d’eux car ensemble ils savaient qu’ils pouvaient surmonter n’importe quoi. Il était certain que les choses ne seraient pas faciles, mais au moins ils seraient tous les deux. Mac sentit doucement Harm se dégager de son étreinte. Il la regarda dans les yeux. Sarah Mackenzie sentit son cœur se déchirer, les yeux de son équipier reflétaient à nouveau une telle détresse, tout comme au moment où il avait reçu ce coup de téléphone, hier. L’instinct de Sarah lui disait qu’il ne lui avait pas tout raconté, elle avait l’impression que quelque chose d’autre s’était produit dans leur vie après la mort de Diane. Elle savait qu’elle ne devait pas le pousser, mais quelque chose la poussa à lui poser la question.
— Harm qu’est-ce qu’il y a ? Demanda-t-elle doucement.
— Je ne veux pas la perdre, Mac. Je ne veux pas perdre Ocean.
— Mais vous n’allez pas la perdre voyons, dit-elle avec moins de conviction dans la voix qu’elle ne l’aurait voulu.
— J’ai déjà failli la perdre une fois.
— Comment ça, que s’est-il passé ?

Harm se mit alors à raconter l’accident domestique qui s’était produit deux ans auparavant dans lequel la jeune femme avait perdu ses deux parents dans l’incendie de leur maison. Harm l’avait appelée lorsqu’il avait appris la nouvelle, mais elle n’avait pas décroché le téléphone. Il avait réessayé plusieurs fois de l’appeler dans la même journée, mais n’obtenait jamais de réponse. Le Capitaine Rabb commençait à s’inquiéter et il avait comme une sorte de pressentiment.

Il réessaya une dernière fois avant de se décider à aller la voir et heureusement… lorsque Harm arriva devant la porte de son appartement il sonna tout d’abord, n’obtenant pas de réponse il prit la clé dans la poche de son pantalon ― Ocean lui avait confié un double des clés de son appartement lorsqu’ils étaient devenus amis au cas où ―, et l’introduit dans la serrure. Il était entré avant de l’appeler plusieurs fois, toujours sans succès. Il s’aventura dans l’appartement à sa recherche: il se pouvait fort bien qu’elle ne l’ait pas entendu si elle écoutait de la musique ou si elle était sous la douche, mais il élimina d’emblée sa seconde hypothèse car il n’entendait pas l’eau couler.

Tout était bien rangé comme d’habitude, pourtant quelque chose semblait être différent… Une sorte d’intuition lui dicta de se rendre à sa chambre et c’est ce qu’il fit d’un pas lent, lorsque Harm atteignit la porte de la chambre, celle-ci était entrouverte. Il la poussa doucement et la vit étendue sur son lit, tout habillée. Ocean portait un jeans bleu et un sweater vert pistache et rose pâle, elle portait égalent encore ses tennis. Sa tête reposait de côté sur l’oreiller et ses longs cheveux auburn reposaient librement, couvrant une grande partie du deuxième oreiller, sa main droite reposait sur son ventre tandis que son bras gauche avait l’avant-bras replié vers le haut et sa main était posée sur ses cheveux. Harm vit également que dans cette même main il y avait quelque chose, il s’approcha un peu et son visage pâlit lorsqu’il réalisa ce que c’était et se mit à courir en direction du lit…

‘Oh Seigneur, non !’ soupira-t-il. Ocean tenait un flacon de pilules dans la main, une partie du contenu était éparpillée sur le coussin au-dessus de sa tête et un verre était posé sur la table de chevet et contenait un fond de liquide brun. Harm prit le verre et le sentit. L’odeur lui indiqua que ce qu'il y avait dans le verre était du bourbon. Il prit ensuite le flacon dans la main de la jeune femme et il regarda l’inscription sur l’étiquette « Phénobarbital ». Harm n’hésita plus une seconde, il prit son portable et composa le 911 et demanda une ambulance de toute urgence tout en priant mentalement pour qu’il ne soit pas trop tard. Lorsqu’il eut raccroché, il s’assit sur le lit près de la jeune femme, la souleva doucement avant de se placer sous elle pour la prendre dans ses bras, il la berça doucement, des larmes commencèrent à perler dans ses yeux. ‘Ocean pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi ?’ Puis Harm sécha ses larmes et, la prenant dans ses bras, se leva du lit et la posa doucement à terre ‘Il est hors de question que je te laisse t’en aller comme ça ! Tu m’entends !?’

Harm se mit alors à lui faire un massage cardiaque ainsi que la respiration artificielle en attendant que les secours arrivent. Ceux-ci arrivèrent deux minutes plus tard et emmenèrent la jeune femme. Le Capitaine Rabb informa les ambulanciers que c’était une tentative de suicide, tout comme du fait qu’elle avait avalé des pilules de Phénobarbital avec du bourbon. Il accompagna les médecins dans l’ambulance tenant la main d’Ocean McNamara qui gisait inconsciente sur la civière. Un masque posé sur la bouche, les médecins avaient réussi à la réanimer et à la stabiliser, mais elle avait à nouveau perdu connaissance.
— Avez-vous une idée du pourquoi de son geste ?
— Non, pas vraiment.
— En tous cas, je peux vous dire qu’elle avait vraiment l’intention de mourir. Le phénobarbital et le bourbon sont un excellent mélange lorsque l’on veut en finir.
— Que voulez-vous dire ?
— Le phénobarbital est un somnifère et les somnifères ont une interaction assez élevée avec l’alcool. Le bourbon fait agir le somnifère trois à cinq fois plus rapidement que la normale…


Harm resta un moment sans réagir, laissant son cerveau absorber l’information qu’il venait d’apprendre. Mais enfin, pourquoi Ocean aurait-elle voulu mettre fin à ses jours ? Pourquoi ? Elle qui est si forte, elle qui m’a empêché de m’effondrer après la mort de Diane. Pourquoi n’ai-je rien vu venir ? Se demanda-t-il. Il tourna et retourna les événements des derniers jours dans sa tête sans comprendre. Harm n’avait aucune réponse pour expliquer le geste de son amie.

***

Mac l’observait : les traits de son visage étaient graves et ses yeux si expressifs d’ordinaire étaient ternes et leur couleur n’était plus vraiment le bleu acier dans lesquels elle aurait donné n’importe quoi pour pouvoir se perdre … non ils étaient gris à présent. Ce souvenir semblait encore être si présent dans son esprit. Mac le prit à nouveau dans ses bras. Que pouvait-elle bien lui dire ? Que pouvait-elle faire pour l’apaiser ? Pour le moment tout ce que Sarah Mackenzie pouvait faire c’était d’être présente. Ocean McNamara avait une grande importance dans la vie de Harmon Rabb, Jr et Mac commençait à le réaliser pleinement à présent. Elle comprenait mieux pourquoi il tenait temps à aller en Californie pour la voir et la soutenir. Harm avait déjà tellement dû supporter depuis sa plus tendre enfance : la disparition de son père, la mort de son meilleur ami, Luke Pendry, la mort brutale de Diane Schonke, la tentative de suicide de Ocean, la découverte de ce qui était réellement arrivé à son père, l’assassinat de Jordan Parker, le fait qu’il ait un demi-frère et à présent ça.

Mac savait que son ami était quelqu’un de fort, mais cette fois-ci, elle craignait qu’il ne finisse par atteindre ses limites et ne s’effondre. Son cœur se serra en y repensant. Une des plus dures épreuves pour lui avait certainement dû être ce voyage en Russie, un soir il était assis dans le seul canapé de la pièce qui leur servait de chambre de laquelle on ne pouvait même pas ouvrir les fenêtres. Harmon Rabb regardait la photo qu’il avait toujours dans son portefeuille, qui le représentait son père et lui il y avait tant d’années. Il avait regardé cette photo de façon tellement nostalgique… ils avaient vécu tellement de choses ensemble qu’elle ne pouvait plus l’imaginer ne faisant plus partie de sa vie aujourd’hui. Lorsque plus tard, ils avaient voulu prendre le transsibérien le major Sokol les avait retrouvés peu avant qu’ils ne puissent le prendre.

Il les avait emmenés avec lui, à bord de l’hélicoptère. Arrivé au terrain d’aviation militaire de Vnoukovo, l’hélicoptère s’était posé et au grand soulagement de l’Amiral Chegwidden ils en étaient sortis tous les deux. Mac n’oublierait jamais ces moments passés en Russie… Harm lui non plus d’ailleurs… Une fusillade avait éclaté peu après et le Colonel Parlovski avait été abattu. Harm s’était penché sur le corps de ce dernier en lui demandant où était son père et Parlovski avait alors répondu dans un dernier souffle : Svischevo. Mac et lui s’étaient alors rendus dans ce village en Sibérie. Là ils avaient parlé à une dame qui avait recueilli son père, l’avait soigné et nourri. Il était resté avec elle plusieurs années d’après ce qu’elle leur racontait. Harm avait enfin appris ce qui était arrivé à son père. Il était mort en héros. Une phrase que cette dame avait dite lui revient en mémoire : « Tchékhov a dit la force de la Taïga ne réside pas dans ses arbres gigantesques et son silence, mais dans le fait que seul les oiseaux migrateurs en connaissent la fin, seuls les oiseaux et votre père. » Il se souvient alors être allé un peu plus loin regardant droit devant lui et avoir dit : « Au revoir papa, je t’aime ». Une larme roula sur sa joue et Sarah sut parfaitement à quoi son ami pensait à cet instant précis.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mer 11 Jan - 18:42

— Il sera toujours avec vous Harm…
Pour toute réponse il lui offrit un petit sourire. Elle le lui rendit tout aussi doux. Sarah reposa la tête sur l’épaule de son ami et ils restèrent ainsi jusqu’à ce que l’avion atterrisse en Californie.


13 : 24 GMT
Maison de Trish et Franck Burnett
La Jolla, San Diego – Californie

Harm et Mac venaient juste de garer la voiture de location qui les attendait à leur sortie de l’aéroport. Harmon voulut se rendre immédiatement à l’hôpital, mais Sarah l’en avait gentiment dissuadé, en lui disant qu’il valait peut-être mieux d’abord se rendre chez sa mère pour la prévenir. Le Capitaine avait fini par céder et puis, après tout, sa mère avait demandé s’il avait eu des nouvelles d’Ocean dernièrement lorsqu’elle l’avait appelé la veille. Rabb avait appelé sa mère à son arrivée à La Jolla en lui disant qu’il venait lui rendre visite, omettant délibérément de lui parler du dernier coup de téléphone qu’il avait reçu dans son bureau. Trish vint ouvrir la porte avec un grand sourire qui s’effaça aussitôt qu’elle le vit. Elle s’inquiéta encore plus lorsqu’elle vit que Mac l’accompagnait car c’était la première fois que Sarah accompagnait son fils. Quelque chose ne tournait pas rond.

— Harm que se passe-t-il ? Fit Trish d’un air alarmé.
— Maman laisse-nous entrer d’abord, tu veux bien ?
— Mais oui bien sûr ! Tu as l’air épuisé.

Mac prit les bagages dans le coffre et dit à son ami de déjà entrer dans la maison avec sa mère, mais le Capitaine de frégate Harmon Rabb, Jr insista pour l’aider. Il l’aida donc à porter les valises à l’intérieur de la maison. Harm et Mac déposèrent les bagages près de la porte d’entrée et Trish le regarda d’un air interrogateur.
— Tout va bien ? Demanda-t-elle.
— Maman allons-nous asseoir, tu veux ?
— Comme tu veux.

Ils se dirigèrent tous les trois vers la cuisine. Trish et Sarah s’assirent. Harm, lui, prit un verre dans l’armoire, le remplit d'un peu d’eau et alla s’asseoir à la table lui aussi. Ils restèrent tous assis ainsi dans la cuisine pendant quelques minutes. Harmon but une gorgée du verre d’eau à demi rempli qui était placé devant lui avant d’inspirer profondément puis il se tourna vers sa mère.

— Maman te rappelles-tu ton coup de fil d’hier que tu m’as passé au bureau ?
— Bien entendu. Pourquoi ?
— Et bien, quelques minutes après avoir raccroché, j’ai reçu un autre coup de téléphone de Laura Winslow, elle est infirmière à l’hôpital de La Jolla.
— Mais enfin pourquoi une infirmière t’appellerait-elle ?
— Elle appelait au sujet d’une patiente qui avait été amenée d’urgence. Maman… il… s’agissait… d’Ocean. La voix de Harm se fêla.
— Oh mon dieu ! Que lui est-il arrivé ?

Mac regarda son meilleur ami et comprit qu’il n’arriverait pas à expliquer ce qui était arrivé à la jeune femme à sa mère, elle prit donc la parole. Harm lui en fut très reconnaissant.

— Elle a été victime d’un accident de la route, madame Burnett.
— Je vous en prie, Mac, appelez-moi Trish. Pardon !? Mais comment ? Quand est-ce arrivé ?
— Un camion a dérapé sur le verglas et l'a percutée de plein fouet hier et nous ne savons pas exactement où cela s’est produit ou du moins pas encore. Elle a été admise à l’hôpital de la Jolla. Harm et moi sommes en congé spécial pour trois semaines. Nous allons nous rendre à l’hôpital maintenant.
— Je viens avec vous.
— Non, maman, je pense qu’il vaut mieux que tu restes ici, Frank ne devrait pas tarder à rentrer et il ne servirait à rien que nous attendions tous les trois dans les couloirs dans l’espoir d’en apprendre plus, mais moi je dois m’y rendre.
— Très bien, Harm, mais tiens-moi au courant dès que tu sais quelque chose.
— Ne t’en fais pas maman.

Harm se redressa et se leva, il s’avança vers sa mère et la prit dans ses bras. Il jeta un regard en direction de Mac et celle-ci se leva à son tour. Ensemble ils se dirigèrent vers la sortie. Quelques instants plus tard, ils faisaient route vers l’hôpital. Trish quant à elle resta quelques minutes sur le perron avant de rentrer à nouveau dans la maison. Ses pensées voguèrent vers la jeune femme qu’elle appréciait tant elle aussi. Ce que la vie pouvait être injuste pensa-t-elle. Elle fit une petite prière pour que l’avenir de la jeune femme ne soit pas trop noir.


13 : 44 GMT
Hôpital de La Jolla
San Diego – Californie.


Harm gara la voiture non loin de l’entrée du bâtiment médical. Mac et lui se dirigèrent vers les portes vitrées qui s’ouvrirent lorsqu’ils n’étaient plus qu’à quelques centimètres de celles-ci. Ils pénétrèrent dans le hall et se dirigèrent vers l’accueil. Harm se présenta et précisa qu’il était là pour mademoiselle Ocean McNamara. Elle avait été amenée d’urgence pour cause d’un grave accident de voiture. L’infirmière de l’accueil lui dit qu’elle savait très bien de quoi il était question, qu’ils devaient attendre quelques minutes.

Elle leur indiqua des chaises adossées contre le mur derrière eux. Elle allait prévenir le chirurgien qui l’avait prise en charge lorsque les médecins lui avaient montré les radiographies de la patiente. Harm regarda la jeune femme face à lui d’un air hébété quelques secondes, puis Mac le tira gentiment par le bras et l’entraîna vers les chaises. Le Capitaine alla tout d’abord s’asseoir gentiment sur une des chaises, mais il ne fallut pas très longtemps pour qu’il se lève et commence à faire les cent pas. Mac le regardait, désemparée. Elle avait beau essayé de l’apaiser, mais rien n’y faisait. Harm continuait à faire un aller retour incessant. Il finit tout de même par s’appuyer contre le mur et ferma les yeux. Le docteur Jameson arriva enfin.

— Bonjour. Fit-elle doucement. Vous êtes parents de Ocean McNamara ?

Harm avait sursauté légèrement, il était perdu dans ses souvenirs. Il la salua et se présenta.

— Bonjour, je suis le capitaine de frégate Rabb et voici le Lieutenant-colonel Sarah Mackenzie. Nous ne sommes pas exactement parents, mais c’est tout comme. Ses parents ont péri dans l’incendie de leur maison il y a deux ans et elle me considère comme son frère. Et le Colonel Mackenzie m’a accompagné pour me soutenir.
— Je pense que c’est une bonne chose qu’elle vous ait accompagné car malheureusement j’ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer. L’accident de mademoiselle McNamara était grave. Le camion, comme vous le savez déjà je crois, l'a heurtée de plein fouet et même si le chauffeur ne roulait pas au-delà de la vitesse maximale autorisée, le choc a été très violent…
— Mais comment va-t-elle ? Est-ce qu’elle va s’en sortir ?
— Oui Capitaine elle va s’en sortir ne vous en faites pas.

Harm poussa un soupir de soulagement et regarda Sarah qui lui adressa un petit sourire entendu. Mais le sourire de Harm, tout comme celui de sa partenaire, s’effaça très vite lorsque le docteur Allison Jameson continua le récit des événements qui s’étaient déroulés dans le bloc opératoire la nuit précédente. Tous les muscles du corps de Harmon Rabb se raidirent et il prit doucement la main de Mac dans la sienne. Ce geste, il l’avait fait sans réellement s’en rendre compte. C’était comme une chose naturelle.

— Mais sa colonne vertébrale a été touchée. Nous avons du prendre une décision rapide et nous avons pris celle de l’opérer car, voyez-vous, un nerf s’était coincé entre deux vertèbres. J’ai tenté de le déloger et j’y étais pratiquement parvenue, mais au moment où je m’apprêtais à l’extraire, le nerf est resté accroché à l’extrémité du disque d’une des deux vertèbres entre lesquelles il était coincé, il s’est sectionné ce qui a pour conséquence une paralysie définitive des membres inférieurs.

Heureusement que Sarah était à ses cotés car la pièce commençait à tourner et Harm semblait perdre pieds. Mac l’aida à s’asseoir et le médecin qui leur parlait les quitta quelques instants pour aller chercher un verre d’eau qu’elle lui tendit lorsqu’elle réapparut. C’est le Colonel qui dut le prendre car Harm ne semblait plus vraiment être présent physiquement, oui il l’était, mais c’était tout car c’était comme si son corps refusait de répondre ou de réagir. Pour le moment, il n’était plus capable de penser ou de faire quoi que ce soit d’autre. Les mêmes paroles revenaient sans cesse dans sa tête « …qui a pour conséquence une paralysie définitive des membres inférieurs… » « …qui a pour conséquence une paralysie définitive des membres inférieurs… »

Il fallut encore quelques instants à Harm pour qu’il cesse de réentendre sans arrêt cette même phrase et pour qu’il puisse enfin reprendre le contrôle de lui-même. Sarah Mackenzie, elle, était toujours à ses côtés, lui tenant la main et le regardant avec inquiétude car il était toujours aussi pâle que tout à l’heure lorsque le chirurgien avait annoncé le verdict de l’opération. Le Capitaine Rabb rassembla toutes ses forces et demanda :

— Que va-t-il se passer maintenant ?
— Et bien tout d’abord nous devons voir comment elle se remet de l’opération. Ensuite un psychologue viendra la voir et ensuite six mois de rééducation au moins.
— Pouvons nous aller la voir ?
— Pour le moment, elle est encore sous sédatifs pour qu’elle continue à dormir. Au plus elle dormira, au mieux son corps pourra tout d’abord se remettre par lui-même. Vous devriez rentrer chez vous à présent et essayer de dormir un peu Capitaine. Je sais que vous voulez rester auprès d’elle, mais pour le moment cela ne changerait rien. Il vaut mieux vous reposer et vous pouvez revenir dans quelques heures si vous voulez. Je laisserai une consigne au personnel concerné.
— Je vous en remercie infiniment docteur Jameson.


A suivre...
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Corinne
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mer 11 Jan - 18:47

Steph, comme toujours j'adore. Je ne me lasse pas de lire et relire cette fic.

Bravo et vivement la suite.

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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mer 11 Jan - 19:59

Ca fait plusieurs fois également quej e lis et relis cette fic et c'est toujours un grand plaisir...

Merci pour cette petite merveille

_________________
PROCHAINEMENT... Quand elle sera écrite... lol

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lilyrose
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Mer 11 Jan - 20:11

Ta fic est super Stephjag

J'espère que tu mettra bientôt la suite
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Stephjag
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Jeu 12 Jan - 12:57

Harm n’avait pas vraiment envie de partir, mais il savait que c’était la meilleure chose à faire pour le moment. Sarah et lui quittèrent donc l’hôpital et se dirigèrent en direction de la voiture. Harm n’en pouvait plus, il était déjà fatigué, mais les nouvelles que venait de lui annoncer ce médecin avaient fini de l’achever. Sans qu’il n’ait besoin de dire quoi que ce soit, Sarah prit les clés de la voiture et se mit au voulant. Elle attendit que son ami ait attaché sa ceinture de sécurité avant de démarrer et de rouler en direction de la maison de la mère de Harm. Pendant le trajet, aucun mot ne fut échangé.

Harmon avait posé la tête sur l’appuie-tête et fermé les yeux, Mac elle ne lui posa aucune question. En fait, Harm se revoyait avec Ocean et Diane lorsque tout allait encore bien et il se revit ensuite avec la jeune femme dans le Montana dans le chalet l’aidant à surmonter la mort de Diane Schonke. Tout cela lui paraissait bien loin aujourd’hui et révolu. Une larme solitaire traça tout doucement sont chemin le long de la joue pour ensuite aller mourir à la commissure de ses lèvres. Sarah Mackenzie avait vu la larme couler et n’avait toujours rien dit, elle continuait à conduire. Pourtant elle aurait voulu faire quelque chose, quelque chose pour l’apaiser, pour le soulager elle avait mal pour lui si Sarah avait pu le faire elle aurait souhaité avoir mal pour lui afin de l’empêcher de souffrir seulement elle ne le pouvait pas.

Sarah continua à conduire jusqu’à la maison des Burnett et se gara devant la porte, tourna la clé, ce qui arrêta le moteur, et resta assise derrière le volant pendant quelques instants encore…

— Harm je sais que c’est difficile, mais je suis certaine que tout va s’arranger.
— S’arranger ?! Mac elle est paralysée à vie, elle ne pourra plus jamais marcher !
— Je le sais, j’ai entendu les paroles du médecin tout comme vous. Je sais bien que je ne la connais pas bien ou même pas du tout, mais d’après ce que vous m’avez dit sur elle, je suis persuadée que Ocean est quelqu’un de fort et qu’elle saura reconstruire sa vie. En plus, elle ne sera pas toute seule dans cette épreuve, vous serez là pour la soutenir et moi aussi je ne vous laisserai pas seul.
— Je ne peux pas vous demander cela Mac.
— Vous ne me le demandez pas. Je vous offre mon soutient et puis de toute façon vous n’êtes pas en position de force et vous ne pouvez argumenter dit-elle avec un sourire. De plus Harm, le médecin a dit qu’elle avait perdu l’usage de ses jambes oui, mais elle n’a pas dit que Ocean avait perdu l’usage de ses facultés mentales. Je sais que ce ne sera pas facile et que c’est malheureux, mais elle n’est pas un légume Harm et elle ne le sera pas non plus, elle pourra refaire sa vie, même si le chemin sera très très long et semé d’embûches, elle aura toujours une vie ! Je vous le promets !

Harm la regardait interloqué par ce qu’elle venait de lui dire. Mac semblait tellement sûre d’elle et il se sentit un peu mieux lorsque l’impact de ce qu’elle venait de lui raconter fit son effet comme si la force des paroles que Sarah venait de prononcer s’insufflait en lui et il l’en remercia en lui effleurant la joue d’un baiser. Il sortit ensuite de la voiture et Mac fit de même. Harm prit la clef qu’il avait dans sa poche et l’introduisit dans la serrure afin d’ouvrir la porte d’entrée, il laissa d’abord entrer le Lieutenant-colonel Mackenzie et la suivit avant de fermer la porte derrière lui. Trish était assise à la table du salon, elle bouquinait nerveusement, elle semblait lire sans vraiment voir les pages ni les lettres qu’il y avait dedans.

Lorsqu’elle entendit la porte d’entrée se refermer, elle se leva et attendit. Mac entra dans la pièce la première, lui faisant un petit sourire, mais elle sentit que quelque chose n’allait pas et que les nouvelles concernant l’état de santé de la jeune femme qui se trouvait à l’hôpital n’étaient pas bonnes. Son cœur se serra lorsqu’elle vit son fils. Harm se sentait un peu mieux grâce aux paroles que Sarah avait dites, mais il ressentait toujours une vive douleur par rapport à ce qu’on lui avait annoncé. Harmon s’avança sans un mot vers sa mère et la prit dans ses bras. Le cœur de Trish se fendit lorsqu’elle sentit le corps de son fils se secouer, elle ne dit rien et le berça tout doucement comme lorsqu’il était petit et qu’il avait du chagrin.

Sarah était toujours debout, observant la scène, des larmes commencèrent à piquer ses yeux. Elle se montrait forte pour l’homme qu’elle aimait en secret, mais le voir si vulnérable et si désemparé sans pouvoir rien faire pour l’apaiser la faisait souffrir autant que lui. Trish vit les larmes de Mac couler le long de ses joues et elle fit un sourire à Mac…

La mère du Capitaine savait exactement ce que ressentait Sarah Mackenzie pour l’avoir ressenti elle aussi des années auparavant lorsqu’on lui avait annoncé que son fils s’était crashé et que le RIO était mort. Harm avait passé un bon nombre de jours à l’hôpital et au début, elle avait pleuré pendant des heures car elle avait eu tellement peur qu’elle ne l’eut perdu lui aussi comme elle avait perdu son mari. Mais heureusement Harm avait survécu même si celui-ci souffrait de graves blessures corporelles, mais Trish savait que son fils s’en sortirait…

Mac regarda Trish Rabb Burnett en posant son index sur sa bouche. Cette dernière ne voulait pas que son meilleur ami sache qu’elle aussi pleurait. Quelques instants plus tard, Mac alla se rafraîchir dans la salle de bain. Lorsqu’elle réapparut, Harmon Rabb était assis à la table de la cuisine un verre de bourbon posé en face de lui; il le fixait d’un regard vide. Elle fut tout d’abord surprise quand elle vit le verre car Harm ne buvait jamais lorsqu’il était avec elle. C’était devenue une habitude lorsque Sarah était avec lui et d’autres, il ne buvait jamais pour qu’elle ne se sente pas seule à ne pas boire et elle lui en était reconnaissante, bien plus qu’il ne pouvait se l’imaginer.

Mais aujourd’hui il y avait un verre devant son ami et elle ne lui en voulut pas le moins du monde, elle le comprenait. Sarah devait même avouer qu’elle était tentée elle aussi par un verre, mais elle ne le prendrait pas. Mac comprit alors que Trish connaissait à présent l’état d’Ocean. Confirmation qu’elle eut – bien qu’elle n’en eut pas besoin – en voyant les yeux rougis de cette dernière. Le Lieutenant-colonel Mackenzie s’avança doucement vers son ami et posa une main sur son épaule et lui dit doucement car sa voix était un peu rauque :

— Harm vous devriez monter vous reposer, je vous accompagne.
— Hein ? Oui vous avez raison.

Puis réalisant soudain sa présence, il demanda à sa mère de retirer son verre de bourbon parce que de toute manière il ne le boirait plus car il était trop fatigué. Mac qui comprit ce qu’il venait de faire sourit en elle-même. Même mal, Harm pensait d’abord à elle…

Harmon se leva, se dirigea vers l’escalier et Mac le suivit. En haut des marches Sarah se dirigea vers la porte devant laquelle se trouvaient ses valises, mais Harm la retint. Elle le regarda et fit un petit sourire en faisant un léger signe de la tête. Il ouvrit sa porte et lui tendit la main. Quelques instants plus tard, le Capitaine Rabb se coucha tout comme le Lieutenant-colonel Mackenzie se glissa à ses côtés se pelotonnant tout près de lui comme elle l’avait fait la veille de leur départ pour La Jolla en Californie. Ils étaient là dans le lit tout habillés sans rien dire, les mots entre eux étaient inutiles. Ils n’avaient pas besoin de se parler, tout ce dont ils avaient besoin Harm et Mac l’avaient là maintenant, Harmon Rabb était apaisé par la présence de sa meilleure amie et Sarah elle ne demandait pas plus que d’être dans les bras si sécurisants de son partenaire rien ne pouvait plus l’atteindre…

Dans le salon Trish qui était assise dans le canapé et souriait, elle avait le sentiment que Harm ressortirait plus fort de cette tragédie tout comme Ocean. Et que la jeune femme qui l’avait accompagné à l’étage supérieur n’y serait pas totalement étrangère.


* * * * *



A suivre…
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Jeu 12 Jan - 13:12

trop bien j'adore! cette suite est géniale!merci Stephjag pour cette super fic. vivement la suite!
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Jeu 12 Jan - 18:34

Magnifique suite
Merci Stephjag
Vivement la suite
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Ven 13 Jan - 16:55

Chapitre 3



16 : 31 GMT
Maison de Trish et Franck Burnett
La Jolla, San Diego – Californie


Cela faisait une semaine maintenant que Harm faisait des allers-retours incessants entre l’hôpital et la maison et pour le moment il était assis dans une chaise sur la terrasse, le regard perdu sur l’océan. Il faisait ça à chaque fois qu’il revenait de l’hôpital. Lorsque Harm y était retourné en compagnie de Mac après avoir fait une sieste de quelques heures, on leur avait annoncé que la jeune femme avait sombré dans le coma une demi-heure plus tôt. Ils étaient restés là plusieurs heures afin d’essayer d’obtenir plus d’informations sans grand résultat. Tout ce qu’on leur avait dit, c’est qu’il fallait attendre. Il ne servait à rien non plus de rester là, de plus ce n’était bon pour personne.

La mort dans l’âme, Harmon Rabb Jr se laissa convaincre de rentrer. Harm n’avait prononcé aucun mot durant tout le chemin du retour. Mac ne dit rien elle non plus, cela ne servait à rien. Elle le connaissait assez bien pour comprendre ce qui se passait dans sa tête : il se sentait responsable de ce que venaient de lui dire les médecins. Il aurait été présent, cela n’aurait rien changé et il le savait, mais il était comme ça. Il fallait toujours qu’il se sente responsable du malheur des autres, tout ce que Sarah Mackenzie pouvait faire c’était d’attendre patiemment qu’il finisse par parler et lui faire comprendre que si jamais il en avait besoin, elle était là.

Aujourd’hui les choses n’avaient pas évolué, Ocean McNamara était toujours dans le coma. Les médecins lui avaient répété une nouvelle fois que tout ce qu’il avait à faire pour le moment était d’attendre et de prier.


***


15 : 52 GMT
Hôpital de La Jolla
San Diego – Californie.
Une semaine plus tôt


Harm et Mac étaient retournés à l’hôpital comme convenu, ils avaient tous les deux meilleure mine car ils avaient enfin réussi à dormir un peu. Le capitaine Rabb avait enfin un léger sourire sur les lèvres. Mais celui-ci s’effaça bien vite lorsqu’ils se rendirent à l’accueil. Harm vit tout de suite le chirurgien Allison Jameson, qui avait pratiqué l’opération sur Ocean et comprit immédiatement que quelque chose était arrivé. Les traits du médecin étaient tirés.

Quelque chose s’était produit il en était certain, ses soupçons furent confirmés quelques minutes plus tard, Allison les avait emmenés dans une pièce particulière. Elle les fit s’asseoir avant de leur demander s’ils ne voulaient pas boire quelque chose. Harm acquiesça, une tasse de café noire n’était pas de refus. Mac prit la même chose et le docteur Jameson pensa que ce n’était pas une mauvaise idée, vu ce qu’elle avait à leur apprendre.

Elle décida de prendre la même chose elle aussi. Elle sortit donc quelques minutes avant de revenir avec trois gobelets de café fumant. Les déposant sur la table, elle prit une chaise et s’installa à la table face aux deux avocats militaires. Allison se frotta les mains visiblement mal à l’aise. « Seigneur donnez-moi la force de leur dire, de trouver les mots pour les rassurer. » C’était quelque chose de dur à faire, même si elle avait déjà dû le faire plusieurs fois tout au long de sa carrière. Elle avait l’impression que cette fois c’était plus difficile à faire. Allison ne savait pas vraiment pourquoi.

Cela venait peut-être du fait que sa patiente était si jolie et encore si jeune ou bien encore à cause du capitaine assis en face d’elle qui avait une telle tristesse, une telle peur dans le regard… Mac à qui l’expression du regard de son ami n’avait pas échappé non plus lui prit doucement la main espérant ainsi lui apporter un peu de soutien et de force, Sarah savait qu’il en avait besoin. Allison inspira profondément avant de se lancer car elle savait elle aussi à quel point l’attente était insoutenable.
— Voilà, Ocean est tombée dans le coma il y a trente minutes… un caillot de sang a dû se former pendant l’opération et il est à présent logé dans le lobe frontal droit du cerveau. Ce caillot explique son coma. Nous lui avons administré des anticoagulants pour fluidifier le sang et en soulager la pression. Nous espérons ainsi faire se résorber le caillot qui devrait ensuite disparaître ainsi de lui-même, mais normalement tout devrait bien se passer et elle ne gardera aucune séquelle. Le caillot n’est pas placé profondément, c’est la raison pour laquelle je peux vous assurer que Ocean s’en sortira. Elle est forte, elle nous l’a prouvé. Ayez confiance.

Harm remercia le ciel d’être assis sur une chaise car il se sentait vaciller, il ferma les yeux. Mac avait les larmes aux yeux non pas parce que son meilleur ami avait serré sa main un peu plus fort à mesure de l’annonce du médecin quoique… non Sarah avait les larmes aux yeux car elle avait de la peine pour la douleur que devait être en train de ressentir Harm en ce moment. Une immense douleur pour laquelle elle ne pouvait rien faire pour la stopper, mais également pour Ocean McNamara qu’elle ne connaissait qu’à travers ce que Harm lui avait raconté jusqu’à présent, mais qu’elle semblait connaître et qu’elle aimait déjà beaucoup.
Tout ce qu’ils pouvaient faire c’est attendre que l’œdème se résorbe en espérant que celui-ci le fasse assez vite, parce qu’au plus longtemps il resterait là, au moins de chance Ocean avait de se rétablir complètement sans aucune séquelle.

Seigneur, je vous en prie, je vous en supplie ne me l’enlevez pas. Aidez-la à survivre… je ne sais pas si je pourrai continuer si elle aussi me quitte. Tous les gens que j’aime me quittent peu à peu emportés par la mort. Je sais qu’aujourd’hui ils sont près de vous et qu’ils vont bien, qu’ils sont en paix, mais moi je ne le suis pas car même si je sais qu’ils sont heureux, la douleur que je ressens dans mon cœur ne disparaît pas. Elle est toujours là jour après jour à me torturer, à me faire souffrir. Il y a des jours où je souhaiterais que vous m’emmeniez avec vous, mais d’un autre côté je sais que je dois rester ici car il y a encore plein de gens que je peux aider n’est-ce pas ? Je vous en prie aidez-moi à trouver la force pour continuer…
***
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Ven 13 Jan - 17:41

outin c'est trop beau stephjag! j'adore ta fic! et j'ai hâte de lire la suite! bravo
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Ven 13 Jan - 17:43

je viens de voir que tu reprends l'histoire c'est génial j'adore de trop cette fic et je désespérais d'avoir une suite.
merci beaucoup stephjag.
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Sam 14 Jan - 13:19

16 : 46 GMT
Terrasse de la maison des Burnett
La Jolla, San Diego – Californie

Mac était debout appuyée sur le rebord de la fenêtre ouverte qui menait sur la terrasse les bras croisés sur la poitrine elle l’observait – une chose qu’elle faisait beaucoup ces temps-ci…

Oh Harm, si seulement je pouvais t’aider. Si seulement tu me laissais t’aider… pourquoi te crois-tu obligé de tout supporter seul ? Ne vois-tu pas que je ne demande qu’à t’aider, te soulager. Je ne demande que ça. Tu ne devrais pas rester là à réfléchir comme ça, à t’en vouloir, tu te fais du mal et cela ne t’aidera ni toi ni Ocean. Si seulement… je sais… je ne vois qu’une seule chose à faire pour te dérider un peu et espérer que tu penses un peu à autre chose…

Mac avança vers lui, s’arrêta juste derrière sa chaise, hésita quelques secondes et l’entoura de ses bras joignant ses mains sur le dessus de la poitrine de Harm. Celui-ci fut un peu surpris, mais ne bougea pas. Il posa une main sur ses mains jointes et murmura un merci. Ils restèrent ainsi pendant de très longues minutes…

Harm aimait la sentir si près de lui et ces contacts « intimes » il les appréciait énormément, il en avait besoin. Harm avait besoin de la sentir proche de lui… Trish qui les observait depuis le salon sourit… Elle se réjouissait de voir que son fils avait une telle amie qui était là pour lui à chaque fois qu’il en avait besoin et peut-être réaliserait-il un jour qu’il y avait bien plus qu’une profonde amitié qui les liait l’un à l’autre.


***


16 : 54 GMT
Hôpital de La Jolla
San Diego – Californie.
Deux jours plus tard

Mac s’approcha de Harm, se pencha légèrement, il tourna la tête pour la regarder, leurs visages étaient vraiment très près l’un de l’autre. Elle lui sourit et il fit de même. Elle lui demanda gentiment si cela ne le dérangeait pas trop qu’elle aille marcher un peu dehors pour prendre l’air. Harm ni vit pas d’inconvenants. Mac lui sourit à nouveau avant de se diriger vers la sortie de l’hôpital.

L’air frais de l’extérieur lui fit du bien. Elle aussi avait besoin de penser à autre chose pendant quelques instants et puis c’était très dur pour elle de voir Harm dans cet état d’esprit sans rien pouvoir faire pour l’aider. Sarah marcha dans la rue sans but précis tout ce qui comptait pour elle, pour le moment, c’était d’essayer d’aider son meilleur ami à se sentir mieux. Elle déambula pendant quelques minutes dans les rues avant que son regard ne soit attiré par une affiche haute en couleur. L’affiche disait : « Troubles ? Fly them away in the clouds… »

Les yeux de Mac se mirent à briller et elle se sentit tout de suite beaucoup mieux. Cette simple affiche était la réponse à ses prières, voilà la meilleure manière d’aider Harm ! Mac eut soudain la certitude qu’il se sentirait mieux une fois dans les nuages ; il s’y était toujours senti mieux. D’ailleurs n’était-ce pas ce que disait le slogan de l’affiche ? Des ennuis ? Faites-les disparaître dans les nuages. Et ça c’est exactement ce qui se produirait une fois que son meilleur ami aurait la tête dans les nuages.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Mac lorsqu’elle retourna à l’hôpital et qu’elle s’avança tout doucement vers lui. Elle posa une main sur son épaule, elle le sentit tressaillir très légèrement avant de s’accroupir près de lui afin qu’elle puisse voir son si doux visage. Tout comme ses si magnifiques yeux qui avaient perdu de leur éclat habituel. Sarah Mackenzie hésita quelques secondes avant de prendre la main droite de Harm dans la sienne. Au toucher de sa main le Capitaine Rabb baissa les yeux sur celle-ci avant de relever légèrement la tête afin qu’il puisse se perdre dans son regard noisette pour quelques instants.
— Hey Flyboy… commença-t-elle doucement.
— Hey Ninja-girl.
— Harm… Vous ne voudriez pas m’emmener faire un tour dans les airs ?
— Mac, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée… Ocean… A besoin de moi…
— Harm… Je sais, je sais que vous ne voulez pas rester loin de l’hôpital, loin d’elle. Mais vous ne lui serez d’aucune utilité si vous êtes ici à vous morfondre et à penser que vous êtes responsable, voyons… C’est vrai, je ne connais pas Ocean McNamara aussi bien que vous, je ne lui ai jamais parlé… mais je ne pense pas qu’elle voudrait que vous restiez là à ne rien faire.
— Mac…
— Harm, je vous en prie. Je souffre de vous voir comme ça et de devoir regarder, impuissante. Et puis n’est-ce pas vous qui m’avez dit qu’elle vous avait aidé à surmonter la disparition de Diane ?
— Si, mais… Mac…
— Harm, je ne pense pas qu’elle vous méprisera parce que vous avez fait un tour avec une amie qui ne vous veut que du bien… S’il vous plaît… . Le supplia-t-elle gentiment. Et s’il y a le moindre problème ou changement, vous savez qu’ils vous appelleront sur votre portable.

Harm lui répondit par un sourire et lui tendit la main. Il l’aida à se relever, se leva lui-même. Harm prit son portable et composa le numéro de téléphone de sa mère afin de la prévenir qu’ils ne rentreraient pas directement, Harm lui expliqua également ce qu’ils avaient l’intention de faire. Il avait l’impression de voir Trish sourire à l’autre bout du fil. Sa mère lui demanda juste d’être prudent avant de raccrocher.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Sam 14 Jan - 19:49

c'est trop beau stephjag! j'adore ta fic de plus en plus et j'ai trop trop trop hâte de lire la suite!
bravo
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Sam 14 Jan - 20:54


Toujours aussi belle cette fic
J'adore
C'est super bien écrit et l'histoire est magnifique
bravo Stephjag
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Dim 15 Jan - 16:40

17 : 49 GMT
Quelque part dans le ciel de La Jolla,
San Diego – Californie.

Dès que Harm s’était installé dans l’avion, un autre Stearman – le même modèle que sa « Sarah » à ce petit détail près qu’il était entièrement peint en rouge – il s’était senti immédiatement plus léger comme toujours à chaque fois qu’il montait dans un avion : peut-être que les choses s’arrangeraient après tout, mais il faudrait s’armer de patience et laisser faire le temps. Il n’avait pas le choix, il devait accepter. Il réalisa soudain que Mac avait raison : ce n’est pas parce qu’il partait quelques heures que Ocean lui en voudrait et puis si lui n’allait pas bien dans sa tête, il ne pourrait pas l’aider à se sentir mieux lorsqu’elle aurait besoin de soutien. Elle aurait besoin de lui, il n’y avait aucun doute là-dessus. Harmon Rabb tira le manche à balais qu’il avait dans la main droite vers l’arrière et l’oiseau de métal effectua un piqué vers le haut ensuite Harm fit faire un looping à l’avion. Mac poussa un léger cri de surprise et éclata de rire.
— Et bien matelot, on dirait que vous n’aviez pas tout perdu !
— Non ça c’est une chose que je sais faire même quand je ne vais pas très bien.
— Mais d’après moi vous avez l’air de vous sentir bien mieux. Sourit-elle.

Pas de doute Harm se sentait visiblement mieux. Lorsqu’il était dans les nuages il était libre… rien ni personne ne pourrait jamais changer ça. Quoi qu’il fasse ou pense, quoi que la vie lui réserve, il pouvait être sûr d’une chose : il était pilote, pilote dans sa tête, en plus d’être avocat, mais le plus important de tout était qu’il était et sera toujours pilote dans son cœur et ça, personne ne le lui enlèverait jamais…

Lorsque Harm aida Mac à sortir du PT-17 Stearman, une heure 46 minutes et 16 secondes plus tard, il se sentait bien plus léger que lorsqu’il avait les pieds dedans un peu moins de deux heures plus tôt. Il eut un sourire en pensant que c’était une nouvelle fois Mac qui l’avait aidé. Il remercia mentalement Sarah de l’avoir accompagné car il réalisa que seul il n’aurait pas pu tenir le coup, il se serait probablement déjà effondré, mais maintenant il se sentait plus fort, plus solide !

Ils marchèrent côte à côte pendant quelques minutes et brusquement Harm éclata de rire. Mac se tourna alors vers lui le regardant d’un oeil interrogateur.
— Harm ? Tout va bien ?
— Oui. Répondit-il en riant de plus belle.
— Qu’y a-t-il ?

Harm essaya tout d’abord de se calmer avant de raconter à Mac ce qui le faisait tant rire.


***



17 : 15 GMT
19 décembre 1995,
Ferme de Sarah Rabb
A l’extérieur de Beallsville, Pennsylvanie


Diane Schonke et Harm avaient préparé une petite fête pour l’anniversaire d’Ocean. Harm était sensé occuper Ocean pendant la journée jusqu’en début d’après-midi. Diane elle s’occupait de décorer le living-room de la ferme de la grand-mère de Harm, Sarah Rabb, qui leur avait bien gentiment laissé la demeure. Sarah Rabb, elle, irait passer un peu de temps avec Trish, la mère de Harm. Ceci permettrait aux deux femmes de se voir avant les fêtes de Noël… Harm et Ocean allèrent tous les deux faire une balade discutant de choses et d’autres…ils s’entendaient vraiment bien tous les deux. Ils aimaient être aussi tous les deux comme ça à discuter de tout et de rien. Et lorsque Ocean regardait Harm il avait l’impression qu’elle était capable de lire à travers lui, mais pas seulement ce qu’il y avait à la surface ou que l’on voulait laisser paraître, non Ocean était capable de lire au plus profond de votre cœur et de votre âme. Ocean McNamara adorait la période avant Noël, Noël et tout le reste en fait. Elle aimait marcher dans la neige, être assise au coin du feu sirotant un bon chocolat chaud. Harm le savait bien plus que n’importe qui d’autre. C’est ce genre de petites choses qui faisaient qu’ils étaient si proches tous les deux. Ils n’étaient qu’amis, même si plusieurs personnes n’arrivaient pas à comprendre que qu’il n’y avait rien de plus entre eux… Ils se considéraient tous les deux comme frère et sœur.

Peu avant de pénétrer dans la maison, Harm se plaça derrière Ocean et mit doucement ses mains sur les yeux de la jeune femme, ce qui la surprit…
— Harm qu’est-ce que tu fais ?
— Moi rien ! Répondit-il en riant. Allez avance et ne t’en fais pas, je te guide.
— D’accord, d’accord, je me rends !

Harmon la dirigea doucement vers l’intérieur de la maison. En faisant bien attention qu’elle ne se cogne nulle part. Il la pilota ainsi jusque dans le living-room avant de retirer ses mains de ses yeux. Ensuite un ‘Joyeux Anniversaire !’ se fit entendre et en moins de deux secondes la pièce qui semblait vide au premier abord – à l’exception des décorations qui avaient été placées par Diane – s’était remplie de monde. Tous les amis d’Ocean étaient présents.
— Joyeux anniversaire petite sœur. Dit-il en lui donnant un bisou sur la joue.
— Joyeux anniversaire ma puce…
— Vous êtes les meilleurs tous les deux ! Que ferais-je sans vous ?
— Ben rien… lui répondirent-il en cœur peu avant d’éclater de rire.

Quelques temps plus tard, on éteignit les lumières et l’on amena un énorme gâteau orné de bougies. Ocean était très émue… elle souffla les bougies sans aucun problème. Elle remarqua ensuite que Diane avait oublié un couteau, elle se dirigea vers la cuisine et prit l’ustensile de cuisine dont elle avait besoin et revint vers le gâteau, mais elle glissa sur un peu d’eau qui restait de quand un des invités, qui voulait juste de l’eau, avait eu la main maladroite et avait renversé son verre… Ocean se retrouva la tête la première dans le gâteau, qui était entièrement de chantilly. Tout le monde se mit à rire lorsque elle releva la tête car c’était comme si la jeune femme avait le visage de l’abominable homme des neiges…Bien entendu Ocean n’était pas encline à laisser les choses comme cela sans rien faire. Elle prit un peu de pâtisserie dans sa main et la lança sur Harm. Celui-ci feignit de s’insurger « Hey ! » et il lui répondit en prenant lui aussi de la pâtisserie dans la main et lui envoyant à la figure et il ne fallut pas longtemps pour que cela se transforme en véritable bataille. Il y avait du gâteau partout : le sol, les armoires… mais personne ne s’en faisait réellement, tout ce qui importait était que tout le monde s’amuse et tel était bien le cas : les rires fusaient dans toute la pièce.

Mac éclata de rire elle aussi en imaginant la scène. La pauvre Ocean se retrouvant la tête dans le gâteau, se relevant ensuite le visage couvert de chantilly et ensuite celui de Harm cela avait dû être très hilarant, elle aurait aimé être présente pour voir ce spectacle assez inhabituel et si drôle. Secrètement Mac espérait pouvoir le voir un jour elle aussi. A cette pensée, ses yeux se mirent à briller…

Sarah Mackenzie fut ramenée à la réalité par la sonnerie du portable de Harm. Harm la regarda pendant quelques instants et dans ce regard, Mac put lire les doutes, l’appréhension et la peur qu’il éprouvait de décrocher. Sarah le regarda puis avança sa main vers la poche dans laquelle se trouvait le téléphone de son ami et, alors qu’elle était sur le point de le prendre, il posa sa main droite sur la sienne. Il ne prononça pas un mot, il ne fit que la regarder. Elle fit un petit signe imperceptible de la tête et recula d’un pas.

Harm prit son téléphone en main et le fixa quelques secondes avant de s’apercevoir que celui-ci semblait trembler, puis il réalisa que ce n’était pas son portable qui tremblait, mais bien sa main. Harmon Rabb Junior était pétrifié. Il avait peur de décrocher. Harm avait la certitude, l’intime conviction que c’était l’hôpital qui appelait…

Il fallait qu’il décroche, mais il ne pouvait empêcher sa main de trembler, il ferma les yeux, un millier de pensées traversaient son esprit à cet instant précis.

Je vous en prie ne me dites pas que des complications se sont présentées… Je ne pense pas que je serais capable de l’endurer… Ne me dites pas non plus qu’elle n’a pas survécu car dans cas-là, je pense que c’est moi que vous devrez hospitaliser aux urgences…Seigneur je vous en supplie…

Il se décida à décrocher.
— Capitaine Rabb…
— ….
— Quoi ?
— ….
— Vous en êtes certain ?
— ….
— Merci beaucoup…

Harm raccrocha et ferma tout doucement son portable avant de fermer une nouvelle fois les yeux. Deux traces humides apparurent sur les joues du Capitaine. A cette vue, Mac eut l’impression que son cœur avait cessé de battre et qu’il se brisait en dizaine de milliers de morceaux.




* * * * *

A suivre...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Dim 15 Jan - 20:45

outin c'est trop bien cette suite! j'adore de plus en plus cette fic! là y avit tout du rire de l'motion! tout quoi! inutile de dire que là tu nous laisse avec un sentiment d'inquiétude quant à la suite!
enfin vivement qu'on ait la suite!
Et juste une dernière question: la date d'anniversaire d'Ocean c'est une coïncidence?
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MessageSujet: Re: Une leçon de vie 1/1 [en cours]   Lun 16 Jan - 15:57

Chapitre 4


19 : 21 GMT
Non loin du petit aérodrome
La Jolla, San Diego – Californie.

Harm resta comme figé encore pendant quelques instants avant d’ouvrir les yeux et de se précipiter vers Mac. Il la prit dans ses bras et la fit virevolter dans les airs. Sarah Mackenzie qui avait été prise par surprise poussa un cri perçant. Harm lui riait à présent. Il riait tellement que Sarah se mit à rire elle aussi… « Doucement Harm ! » dit-elle entre deux respirations…
Harm la déposa tout doucement à terre, mais ne la lâcha pas. Il la serrait fort contre lui à présent. Ils restèrent ainsi enlacés pendant quelques instants, savourant le plaisir de la sentir contre lui. Mac elle aussi savoura cet instant. Elle aussi aimait le sentir contre elle.

Sarah se dégagea doucement de son étreinte et leva la tête vers lui le regardant dans les yeux et ce qu’elle y vit lui réchauffa le cœur, dans ces yeux ne transparaissait plus de tristesse ni de désespoir. Tout cela semblait n’avoir jamais existé et Sarah ne put s’empêcher de sourire : les choses finiraient pas s’arranger, elle en avait soudain acquis la conviction même si le chemin à parcourir était encore très long.
— Elle est sortie du coma il y a une demi-heure.
— C’est fantastique !
— Mais ce n’est pas encore terminé…
— Je sais, Harm, mais elle est forte et elle s’en sortira avec notre aide ! Je vous le promets ! Voulez-vous rentre à l’hôpital ?
— Oui, j’en meurs d’envie, mais je voudrais rentrer me changer avant et prévenir ma mère.
— Très bien, allons-y !

Ils se dirigèrent vers la voiture et partirent en direction de la maison de sa mère. Harm était certain que sa mère serait aussi heureuse que lui de la nouvelle qu’on venait de lui apprendre. Il n’arrivait toujours pas à le croire. Ocean était sortie du comma dans lequel elle avait sombré il y a une semaine. ‘Ocean est sortie du comma !’ un sourire éclaira son visage au même moment et Sarah l’imita sachant instinctivement ce qui lui passait par la tête.

Harm s’installa derrière le volant et prit la route qui menait à la maison de sa mère afin de lui annoncer la bonne, l’excellente nouvelle ! Lorsqu’ils arrivèrent Frank était rentré et lorsque Trish lui avait appris la tragédie, Frank Burnett avait été consterné et attristé car lui aussi la connaissait depuis que Harm la lui avait présentée tout comme à sa mère. Il l’avait un peu considéré comme sa fille, même si il ne l’aurait jamais admis en présence de qui que ce soit. Il savait pourtant que Ocean avait compris. Et Frank soupçonnait que Harm l’avait compris lui aussi, il y a un petit bout de temps déjà.

Ils décidèrent de tous se rendre à l’hôpital même s’ils savaient très bien qu’ils ne pourraient probablement pas tous la voir en même temps, mais ce n’était pas très grave, ils voulaient juste être près d’elle.


A suivre...


La date de naissance de Ocean une coïncidence? Mystère...
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