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 Des héros pour preuve 1-2 -- Traduction --

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Stephjag
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MessageSujet: Des héros pour preuve 1-2 -- Traduction --   Mer 14 Sep - 15:37

Des héros pour preuve


Écrit par AeroGirl. Traduit par Stephjag

Email AeroGirl
Email Stephjag

Genre : PG

Classification : vignette

Spoilers : aucun

Titre Original : For Heroes Proved

Note de l’auteur : les récents événements aux Etats-Unis n’ont pas besoin d’être dramatisés. La réalité est déjà assez choquante. J’espère sincèrement que cet essai ne va offenser personne. Mon but était seulement de trouver un moyen d’extérioriser mes pensées et mes émotions que d’autres ont pu relater de quelque façon que ce soit.

Note personnelle : je remercie AeroGirl de m’avoir donné la permission de traduire cette fic. Et ce n’est pas un hasard si j’ai choisi de la traduire. Les événements du 11 septembre m’ont beaucoup touchée et c’est la raison de cette traduction.

_________________________________


« Oh magnificence qui a pour preuve des héros libérant des conflits,
Qui aime leur pays plus qu’eux-mêmes – et la pitié plus que leur vie. »


21:46 EST
Georgetown

Lorsque tout ça a commencé, je pensais que je finirais par vouloir boire plus que tout autre chose au monde. Je pensais que je voulais effacer ses images qui avaient été marquées au fer rouge dans ma mémoire des dernières douze heures, pour ralentir la panique et l’angoisse que j’ai vues aujourd’hui. Mais fait étrange je n’en ai pas besoin. Je ne veux pas relâcher mon attention une seconde. Parce que maintenant le monde extérieur est mon devoir immédiat commence à se glisser dans ma tête, je peux mettre un nom sur ce que je ressens le plus fort – et c’est de la rage.

Je peux passer mes journées dans un tribunal, mais l’uniforme que je porte est vert, le vert des Marines, et en ce moment précis je veux me sentir Marines. Je veux défendre mon pays, les gens que j’aime, des monstres qui ont pu faire une telle chose. Etaient-ils humains ? Est-ce qu’un être humain capable de réflexion et de sentiments pourrait vraiment prendre le contrôle d’un avion et consciemment le diriger sur un building ? J’ai vu des tas de choses dans ma vie, des choses que je ne voulais pas imaginer qu’elles puissent être vraies, mais ceci dépasse tout ce que j’ai pu imaginer. Le monde dans lequel je me suis réveillée ce matin n’est pas comme je pensais qu’il était. Il ne le serait plus jamais.

Comme tout le monde je suis capable de dire exactement où je me trouvais lorsque c’est devenu l’enfer. J’étais au travail. Dans le tribunal, pour être exacte prête à me lancer mon plaidoyer dans la l’affaire Tanner. Un jeune quartier-maître est entré à la volée, ignorant toutes les règles de protocole, et parla doucement au juge. Je ne savais pas que l’Amiral Morris pouvait devenir aussi pâle, mais il l’est devenu. Il ordonna immédiatement un ajournement et à nous de retourner en opération. Bud et moi nous nous sommes regardés et avons quitté la salle, sachant instinctivement que quelque chose de grave s’était produit. Mais je n’avais aucune idée d’où j’allais mettre les pieds jusqu’au moment où nous sommes arrivés dans les bureaux.

Tout le monde – mais alors tout le monde – se tenait devant la rangée de télévisions, les regardant totalement effaré. Y compris Harm, le JAG aujourd’hui était paralysé par cette horreur dont il venait d’être témoin. Après tout ce que nous avons vu et fait tous les deux l’expression de son visage à ce moment-là était la chose la plus terrifiante qu’il m’ait été donnée de voir. « Mac » dit-il d’une voix rauque. Ses yeux ne quittant pas l’écran « il y a eu un attentat ».

Je n’osais pas demander où. Je me retourne pour suivre son regard, et vis les tours en feu… et à partir de là, une page de vie était tournée et une autre commençait.

Le téléphone sonna brusquement brisant le silence et Tiner décrocha « Monsieur » dit-il en donnant le récepteur à Harm. Mon partenaire écouta pendant une minute; le peu de couleur qui restait sur son visage disparut. « Bien monsieur » dit-il et il raccrocha, reprenant ses esprits.

« Ecoutez ! » ordonna-t-il, permettant ainsi aux personnes en larmes de détourner leur attention de l’horrible scène pour un moment. « Pour le moment nous sommes en Delta » ce qui signifie que toutes les procédures de sécurité sont mises en œuvre et nous attendons les prochaines instructions. Ce sera tout. »

Lorsque que les officiers commencèrent à sécuriser le bâtiment efficacement mais inquiet, il enfonça un autre bouton de téléphone. « C’est le Capitaine de frégate Rabb, directeur des opérations. Fermer les grilles, personne n’entre ou ne sort sans avoir une permission expresse jusqu'à ce que vous en receviez l’annonce. »

C’est trop surréaliste. Durant toute ma carrière militaire, nous n’avons jamais été jusqu’à Threatcon Delta auparavant dans une base au pays. « Harm que se passe-t-il bon sang ? » lui demandais-je le suivant jusque dans le bureau de l’Amiral. Il se laissa tomber dans le fauteuil, passant une main frustrée dans ses cheveux court.

« Mac, si j’en avais la moindre idée, croyez-moi, je vous le dirais. » Il soupira et se pencha en avant.
Deux avions de ligne ont volé dans les tours à envions 20 minutes d’intervalle. C’est bien trop coordonné pour que cela soit un accident. Il y a des rapports qui passent d’un côté à l’autre qui parlent d’un autre avion ici à Washington, mais c’est un tel chaos – personne ne sait ce qui se passe … »

Il y avait des hurlements et des cris venant des bureaux et nous avons couru pour aller voir ce qui se passait. Sur l’écran il avait un autre feu, mais cette fois bien plus près de la maison.

« Seigneur » murmura-t-il. « Le Pentagone. »

Tout le monde dans la pièce avait des amis ou des compagnons de bord par delà la rivière au Pentagone c’était notre centre, nos quartiers généraux et les bâtiments les plus impressionnants dans lesquels j’ai pu mettre les pieds – et il était en flammes. « Harm » murmurais-je priant pour que personne ne m’entende, « l’Amiral est là-bas aujourd’hui. »

Même avant que je ne prononce le moindre mot, je pouvais voir dans ses yeux qu’il venait de le réaliser lui aussi. « Quel côté est-ce ? Quel côté a été touché ? »

Je me fis un plan mental rapide « L’aile E, traverser le bâtiment, traverser… Oh Seigneur. C’est notre côté. »

En trois secondes Harm prit une décision. Il retourna dans le bureau. Il prit son manteau et ses clés. Vous commandez. J’y vais.

Je n’avais aucune intention de remettre en question son besoin d’agir, aussi futile qu’il soit. Le problème était que je ressentais ce même besoin « Pourquoi vous ? »

« Pour deux raisons. La première, parce que vous gardez les choses beaucoup mieux sous contrôle que moi » Il avait probablement raison, mais ça je ne le lui dirai pas. « Et deuxièmement, parce que s'ils ont besoin d’autant d’aide que je le pense. Les vingt-trois centimètres et quarante kilos que je fais de plus que vous pourraient faire une différence. »

« Très bien. Faites attention. Et pour l’amour de Dieu laissez votre portable allumé. » Nous nous sommes pris dans les bras l'un de l'autre rapidement et il était parti avant même que qui que ce soit ne s’en rende compte. Je décrochais le téléphone. Ici le Colonel Mackenzie je reprends la direction des opérations, et le Capitaine Rabb se dirige vers les grilles, assurez-vous qu’il les passe sans problème.

Je pris quelques instants pour me reprendre avant de m’adresser au personnel. Ecoutez tout le monde, nous allons tous vous ramener à la maison auprès de vos familles aussi vite que possible. Dès que nous aurons la confirmation que l’espace aérien a été sécurisé, nous commencerons à ouvrir les grilles, mais vous allez devoir être patients. Nous allons nous rappeler d’utiliser le tableau de service si nous avons besoin de quelque information plus tard. Je sais que nous sommes tous inquiets à propos de beaucoup de choses différentes mais nous n’avons pas les moyens de supposer quoi que ce soit pour le moment. Tout ce que je peux dire c’est que nous pouvons être certains que cela va s’arranger »

C’était utopique de même vouloir essayer de garder toute sorte de confiance en ce moment, mais il n’y avait rien d’autre à faire. Nous sommes restés des heures devant ces fichues télé. Nous raccrochant à la moindre information que nous pouvions trouver, mais aucune ne pouvait nous dire ce que nous voulions vraiment savoir. Qui, et comment et pourquoi.

Finalement, après ce qui nous sembla être une éternité le téléphone sur le bureau de Tiner se remit à sonner. Le yeoman sourit inexplicablement après avoir répondu, et mit rapidement le haut-parleur pour que nous puissions entendre. « Hey tout le monde, dit la voix fatiguée mais forte de Harm, il y a quelqu’un ici qui aimerait vous dire un mot. »

Il y eut une pause et puis la voix facilement reconnaissable de notre commandant se fit entendre « Ne vous inquiétez pas » dit l’Amiral Chegwidden. « On ne se débarrasse pas aussi facilement de moi. »

Il y eut des applaudissements silencieux comme signe de soulagement de savoir qu’il allait bien, nous n’étions pas dupes sur le fait que beaucoup n’avaient pas cette chance. Peu après ces mots, nous avons reçu l’autorisation de quitter le bâtiment, lorsque tout avait été fait et dit. Je me suis retrouvée ici sur mon fauteuil, la télévision montrant silencieusement le montage de terreur encore et encore. Je ne veux plus le voir. Je ne supporte plus de voir ces magnifiques buildings s’effondrer une nouvelle fois. Mais je ne peux pas éteindre. Je dois savoir. Je dois savoir où je peux concentrer cette colère, cette peine, je ne sais pas quoi faire d’autre.

A suivre...
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MessageSujet: Des héros pour preuve 2-2 -- Traduction --   Mer 14 Sep - 15:39

Pendant que tout se déroulait dans ma tête, un coup fut donné à la porte. Soupçonnant un peu ce que cela pouvait être, je me lève pour aller ouvrir. Harm était là dans l’embrasure, complètement ravagé. De la poussière ainsi que de la crasse recouvrait sans visage tout comme son uniforme et l’expression sans vie qui assombrissait ses yeux bleus était quelque chose que je n’avais jamais vu. Il tenait un sac de marin rempli de vêtements – apparemment il avait appris quelque chose de moi après tout – « vous permettez que j’emprunte un peu de savon et d’eau ? » demanda-t-il simplement.

Je le laissais entrer sans rien dire et attendis qu’il eut terminé de se débarbouiller. J’éteignis la TV, cette histoire était brusquement relayée au second plan par rapport à l’expérience infernale de mon ami. Après dix minutes, il émergea de la salle de bain en jean et T-shirt noir et se laissa tomber dans le fauteuil à mes côtés. C’était quelques secondes avant qu’il ne parle et lorsque qu’il le fit la défaite raisonna dans sa voix. « Je ne me sentais pas l’envie de rentrer chez moi » d’un air déprimé. « Au moment où j’étais dans la voiture seul pour la première fois … être seul a renforcé à quel point je suis impuissant. »

« Je sais » dis-je doucement : « C’était exactement la raison pour laquelle j’étais heureuse qu’il soit ici. « Mais vous n’étiez pas impuissant. Vous avez fait quelque chose. »

« Pas grand-chose » il se pencha en arrière et posa une main lourde sur ses yeux. J’ai été là-bas quatre heures, et tout ce que je pouvais faire, c’était porter des civières et diriger les équipes médicales, en fin de compte il n’y avait rien que je puisse faire, mais je ne pouvais pas partir. Je voulais juste … - comment aurais-je pu abandonner et rentrer chez moi, en sachant qu’il y avait encore tellement de gens là-dedans… »

« C’est un de nos principes de base. » Répondis-je. « On ne laisse jamais de personnes derrière nous. »

« Possible. Mais ce que j’ai vu n’est rien comparé à ce qui se passe à New York. C’est de la vie de milliers de gens dont il est question… merde… J’ai parlé à ma mère. Elle était paniquée parce que je lui ai dit que j’avais un meeting au Pentagone cette semaine. Franck connaît des tas de gens dans la tour, une des firmes avec qui il travaille. Ils essayaient tous les deux de me faire dire comment cela a pu se produire comme si j’avais les réponses. Je ne savais pas quoi dire. Nous avons sacrifié tant de choses pour protéger ce pays et quelque chose comme ça se produit – et c’est difficile ne nous sentir comme si nous avions tous un peu échoué. »

« Ils parlent déjà de représailles », lui ai-je dit, me plaçant devant la télévision pour la regarder. « Le Président a autorisé une puisée massive dans les réserves. Ils disent que c’est la guerre, mais nous ignorons comment la mener. »

« Nous trouverons une solution, » dit-il l’air absent. Après un moment, il regarda dans ma direction pour la première fois. « Vous croyez qu’ils vont me rappeler comme pilote ? »

Surprise, je ne pus qu’hausser les épaules. « Je l’ignore. J’imagine que s'ils ont trop peu de pilotes, ils pourraient le faire. Je n’y avais pas songé. Voudriez-vous y aller ? »

« Evidemment oui, j’irais. Alors au moins je pourrais faire quelque chose. Au lieu d’être assis ici à me sentir inutile. Le pire – Mac – c’est qu’en ce moment je suis si en colère que je n’ai pas les idées claires. Seigneur Dieu, qu’est-ce que ces animaux pensaient accomplir en faisant ça ? Comment se fait-il que des gens puissent causer une telle chose, et plein d’autres qui sont excités parce qu’ils l’ont fait ? Qui a-t-il de si répulsif à notre société qui fait que des personnes sont enclines à faire des choses pareilles ? »

« Ils pensent que nous sommes des tyrans. » dis-je, souhaitant avoir une meilleure réponse. « Ils pensent que nous sommes trop puissants, et ils veulent que nous restions en dehors des affaires des autres pays. »

« C’est justement ça: nous sommes si puissants. Et à cause de ça, nous avons énormément de responsabilités. Lorsque nous agissons pour défendre les autres, on nous le reproche et lorsque nous ne le faisons pas, on nous le reproche également. On se fait avoir d'un côté comme de l'autre »

« Je pris soin d’ignorer le ton de défaite dans sa voix ; Cela sonnait si mal venant de lui. Peut-être, mais ce n’est pas une raison pour ne pas suivre notre conscience. Les Américains ne sont pas les seuls à pouvoir profiter de la liberté que nous avons à offrir. Si nous laissons les injustices se produire ailleurs, tout le concept ‘liberté et justice pour tous’ ne signifiera pas grand-chose et si nous laissons la peur dicter notre façon de vivre après quelque chose comme ça… et bien c’est comme si nous avions perdu. »

« C’est la voix d’un marines ça » Il y avait une trace d’humour dans sa voix, mais qui n’était pas visible sur son visage. « Il va y avoir pas mal de terreur à présent. Peut-être avons-nous eu tort de ne pas avoir eu peur avant. »

« Je ne pense pas. Je pense que nous devrions reconstruire ces tours. Peut-être pas de 110 étages, mais je pense que nous devons le faire. Comme symbole plus qu’autre chose. Nous sommes une société solide. Nous ne pourrons oublier, mais nous nous en remettrons. J’en suis certaine. »

Il me regarda à nouveau et secoua la tête, angoissé. « Mac, murmura-t-il, je n’ai jamais mis votre parole en doute auparavant, mais pour le moment, je ne sais pas si je peux y croire.

Le silence tomba. Si cet homme aux idéaux inébranlable en toutes circonstances pouvait perdre confiance en quelque chose, le monde était alors vraiment différent. Harm se leva et alla à la fenêtre ses traits si fins se masquèrent lorsqu’il regarda la rue silencieuse. Je rallume la TV, ressentant le besoin d’être connectée avec le monde extérieur. Et après quelques minutes, je vis une chose qui fit briller à nouveau la toute petite lueur d’espoir dans mon âme.

« Harm venez voir ça. »

« Je ne veux plus le voir. »

« Ça m’est égal. Venez voir »

Il me regarda d’un air méprisant, mais revint, et ensemble nous avons regardé des pompiers hisser à un mât improvisé le drapeau américain en parfait état. Les couleurs radieuses flottèrent comme un phare au-dessus des ruines des tours qui faisaient la fierté de New York et je refoulais mes larmes. S’en rendant compte Harm caressa ma main, les yeux brillant de larmes.

« Le soleil se lèvera demain, » dis-je doucement. « Tout le reste est peut-être fichu, mais ça au moins c’est vrai. Peut-être est-ce tout ce dont nous avons besoin. »


************ FIN *************
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MessageSujet: Re: Des héros pour preuve 1-2 -- Traduction --   Lun 19 Sep - 14:09

Aérogirl a écrit une super belle fic et merci de nous l'avoir traduite.

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