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 Où en sommes nous?

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math42
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MessageSujet: Où en sommes nous?   Ven 16 Sep - 0:24

Bon et bien voila ma dernière trouvaille loool en esperant que cette fic vous plaise.

Un gd merci à Sarah de m'avoir relu et conseillé :lovely: .
et merci aussi à Finou pour ses encouragements. voilou bonne lecture Wink

========================

Mardi 13 mai 2005
Aéroport international de Washington
23H25



L’hôtesse de l’air jeta encore une fois un oeil circulaire sur la salle d’embarquement. Presque tous les passagers s’y trouvaient, attendant plus ou moins patiemment qu’on les invite à prendre place dans l’avion. La salle d’attente était remplie par différentes personnes, un couple de personnes âgées attendait patiemment un café à la main, un groupe d’une dizaine de touristes européens riaient aux éclats se remémorant les anecdotes de leurs visites, tandis qu’une maman allaitait tranquillement son bébé. Cette dernière scène fit naître un sourire sur le visage de l’hôtesse. Celle-ci porta ensuite son regard sur cette jeune femme brune, debout devant la vitre fixant les avions sur le tarmac.
Le bébé émit un grognement sonore et la femme posa son regard sur lui, elle affichait un sourire triste et mélancolique sur le visage, et l’hôtesse aurait pu jurer que les larmes perlaient aux coins de ses yeux. Cependant elle ne put poursuivre plus loin son observation car sa collègue l’aborda.

X : Sam, tu peux me rappeler le nom du passager que nous attendons s’il te plait, car je viens d’avoir un coup de fil du grand chef.

Sam : heu ouai bien sur Jess, attend que je cherche, il a un prénom peu commun je crois.
A voila c’est ça, dit elle tout en désignant un nom sur une liste.

Sa collègue se pencha sur la feuille puis releva la tête.

J : ok je vois, et bien tu peux faire embarquer tout ce petit monde. Notre mystérieux retardataire vient de se décommander.

Sam : génial, en plus on a attendu pour rien, quel boulet je vous jure.

Jessica adressa un sourire compatissant à sa collègue avant de s’éclipser.

J : on se voit demain soir.

Sam acquiesça de la tête tandis qu’elle s’apprêtait à annoncer aux passagers qu’il était temps d’embarquer.

Un à un il passèrent devant elle lui présentant leurs billets. Le tour de cette fameuse jeune femme brune arriva, celle-ci lui tendit son billet qu’elle reprit 10 secondes plus tard, le visage fermé, et après un ultime regard en arrière, elle pénétra dans le sas.
Cette fois ci Samantha aurait pu jurer avoir vu une larme s’écouler le long de sa joue, et se demanda ce qu’elle pouvait bien laisser derrière elle, pour demeurer aussi triste.

La mise en route des moteurs de l’avion eu pour effet de sortir Samantha de sa torpeur, et rapidement elle cocha la case « embarquée » en face de la passagère Sarah Mac Enzie, et raya le nom de celui qui ne s’était pas présenté : Harmon Rabb Junior. Puis, elle referma son carnet et pénétra à son tour dans le sas d’un pas rapide, tout en ré ajustant son uniforme.



Mardi 13 mai 2005
Quelque partdans le ciel
03H45


La totalité des passagers du vol avait finalement fini par s’endormir après avoir prit le repas distribué par les hôtesses. Pourtant, cette jeune femme du nom de Sarah Mac Enzie se détachait encore du lot, et avait de ce fait encore piqué la curiosité de Sam en refusant tout plateau repas, et en ne dormant toujours pas.
Quelques peu inquiète et curieuse, Sam s’approcha de Sarah qui n’avait pratiquement pas bougé durant tout le vol, se contentant de laisser son regard errer dans le ciel. Finalement elle décida de la sortir de son mutisme

Sam : madame, est ce que ça va ?

Sarah tourna la tête et adressa un sourire timide à la jeune femme.

S : oui, bien sur.

Sam : ok, comme j’ai remarqué que vous n’aviez rien mangé, et que vous n’aviez pas l’air dans votre assiette, je voulais venir m’assurer que vous alliez bien.

S : je vous remercie, mais ça va plutôt bien. Mettons ça sur le compte de l’angoisse de quitter son pays.

Sam : ok, je comprends, vous ne voulez pas prendre quelque chose quand même.

Sarah fit un sourire tendu devant l’obstination et la gentillesse de l’hôtesse.

S : c’est gentil, mais non. Je n’ai vraiment rien envie d’avaler.

Sam : bien, j’aurai tout essayé alors.

Une légère sonnerie se fit alors entendre et Sam s’empara de son biper.

S : Je vous laisse on m’appelle, tachez de vous reposer il reste encore pas mal d’heure avant d’arriver à destination.

Sarah la regarda s’éloigner, et replongea son regard dans le vague jusqu’à ce que le sommeil prenne finalement le dessus sur elle.

7h00

Sarah commençait à s’agiter dans son siège, alors que ce rêve revenait encore une fois la hanter. Finalement, cette fois ci elle ne put en aller au bout, une voix annonçant leur atterrissage imminent la réveilla.
Sarah retrouvait peu à peu son calme, tandis que l’hôtesse passait dans les rangs faisant signe aux personnes de rattacher leurs ceintures.
5 minutes plus tard l’avion avait atterri sans problème sur le sol européen, et les passagers commençaient à le déserté tranquillement, se dirigeant tout de suite vers les tapis pour récupérer leurs bagages.
Une fois ceci fait, Mac jugeant qu’il était trop tôt pour se rendre à son rendez vous décida de s’installer à une table et de commander un café et un croissant, car bien qu’elle n’avait aucune envie d’ingurgiter quoique ce soit son estomac lui criait bruyamment le contraire.
Elle déjeuna rapidement et décida de fuir la foule de l’aéroport, de toute façon il était temps de se rendre à son rendez vous.
Elle arrêta un taxi y chargea ses bagages et indiqua au chauffeur la direction souhaitée.
Sarah tenta de se concentrer sur les monuments de la ville mais peu à peu son esprit vagabonda.

to be continued...
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sarah0076
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Ven 16 Sep - 0:28

Mais ce fut un grand plaisir d'être encore une fois réquisitionnée pour cette fic... Suis toujours partante pour lire tes fics la miss, surtout de découvrir ce que tu as écrit.

Une fic qui s'annonce encore vraiment pationnante. Qui nous promait des révélations et de l'émotion...

Un pur trésor.

J'epsère que l'on continuera encore a travailler de cette façon encore longtmeps ensemble ma poucinette toi ma conseillère et mon mentor et moi et vice versa...

Je t'adore ma petite soeur virtuelle.

_________________
PROCHAINEMENT... Quand elle sera écrite... lol

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math42
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Ven 16 Sep - 19:25

et voila suite!

=================

Flash back
Lundi 12 mai
Bureau de l’amiral Chegwiden


AJ retira ses lunettes, les posa négligemment sur son bureau avant de se passer une main nerveuse sur le crâne.

AJ : colonel êtes vous sûre de votre décision ?

Mac quant à elle affichait un regard sûr et déterminé, et toujours au grade à vous elle répondit sans hésitation.

S : tout à fait, monsieur.

AJ se leva et vint s’assoire sur le coin de son bureau tout en invitant Mac à occuper le siège devant elle.

AJ : Mac, je voudrais d’abord vous dire que si après mes propos vous maintenez votre décision, je ne tenterai plus de vous en dissuader, je vous le promets. Mais laissez moi essayer tout de même.

Mac acquiesça silencieusement sachant pertinemment que quoiqu’elle dise AJ la forcerait à l’écouter.
AJ s’était tout à coup levé et s’était placé devant la fenêtre, puis il entama son discours en gardant les yeux fixés sur le paysage qui s’offrait à lui.

AJ : tout d’abord d’un point de vue purement professionnel, il est inutile de vous dire le vide que vous allez laisser en m’enlevant ma meilleure avocate.
Deuxièmement, d’un point de vue purement privé, et là je vous pris de non plus considérer l’amiral en uniforme mais le simple ami.
Mac, nous savons tous ce que vous avez du subir à la suite de cette épreuve physique et morale. Et tout ce que cela a entraîner dans votre vie, et votre couple.
Ecoutez Sarah je ne prétends pas avoir le pouvoir de changer quoique ce soit de ce qui s’est passé, ni vis-à-vis de ce qu’il doit se passer en ce moment. Mais vous savez que toutes les personnes prêtent à vous aider sont ici. Les Roberts, Jen, Sturgis, moi-même et j’en suis également sur le capitaine Rabb.

A l’évocation de ce nom Mac se crispa, tout comme elle s’était crispée dans le bureau de l’amiral ce jour là.
Mais simultanément à ce jour là, elle se reprit vite, et re endossa rapidement son regard déterminé.
Fixant inexorablement la table en chêne, Mac lâcha d’une voix intransigeante.

S : je suis désolé monsieur, mais ma décision est prise et irrévocable. Je me contente d’assumer mes actes et leurs conséquences.

Le regard toujours fixé dans le vague, pour que sa subordonnée ne voit pas les larmes qui menaçaient de couler, l’amiral se ressaisit et déclara d’un ton se voulant neutre.

AJ : très bien colonel, dans ce cas vous savez que j’ai fait tout le nécessaire pour que votre transfert en Italie se passe pour le mieux.

S : je vous remercie monsieur.

Puis les seuls bruits que l’amiral deux étoiles entendirent, furent le claquement des talons de Mac se mettant au garde à vous, et le bruit de la porte se refermant sur elle.

Puis l’ex Seal se repositionna dans son fauteuil et actionna l’interphone signalant au quartier maître Coates qu’il ne voulait être dérangé sous aucun prétexte.
N’y tenant plus, il reprit sa place initiale au devant de la fenêtre, et tout en regardant la voiture de Mac s’éloigner il se prit la tête entre les mains et murmura alors.

AJ : mais pourquoi as-tu accepter espèce d’imbécile.

Fin du flash back

Mercredi14 mai
Banlieue de Washington.
2H38


H : Et merde!

Le sommeil le fuyant, Harm avait décidé de sortir de son lit pour aller se rafraîchir en bas. Mais dans la pénombre des couloirs il n’avait pas distingué la valise y traînant. D’un geste vengeur il flanqua au bagage un coup de pied magistral qui le fit valser quelques bons mètres plus loin.
Harm débaroula péniblement les escaliers puis se dirigea vers la cuisine et enfin vers le frigo qu’il ouvrit en grand. Après en avoir examiné le contenu, il opta pour une bière bien fraîche. Tout en buvant il se déplaça lascivement vers le canapé avant de se laisser littéralement tomber dedans.
Harm posa sa bière sur la table basse et focalisa son regard sur sa valise qui avait terminé sa course au pied de l’escalier. Il poussa de longs soupirs et finit par rejeter son corps et sa tête en arrière tout en fermant les yeux. A cet instant il ne voulait plus penser à rien, ne plus rien voir sauf le néant.
Mais ce fut en vain et inévitablement son esprit prit le pas sur sa volonté et le ramena lors de sa dernière discussion avec elle.
Elle avait eu lieu dans les locaux du JAG, tard, ce qui expliquait le fait qu’ils y étaient seuls. Enfin discussion, le mot était bien mal choisi, il s’était plutôt contenté de l’écouter. Comme à l’accoutumée c’est elle qui avait fait la démarche de venir lui parler. Elle s’était plantée devant son bureau.


Flash back
Jeudi 10 mai
Qg du Jag


S : Harm, est ce que je peux te parler ?

Harm de son coté n’avait pas relevé les yeux, les gardant plongés dans son dossier et avait rétorqué froidement.

H : je suis désolé colonel mais en ce qui me concerne tout a déjà été dit. Maintenant si vous voulez rajouter quelque chose, je ne peux pas vous en empêcher et j’en prendrai note.

Sarah s’était préparée à cet accueil glacial mais elle n’en était pas moins dépitée par l’attitude de son partenaire. Mais plus que jamais déterminée elle entra et se plaça dans le fauteuil lui faisant face.

S : Harm, je peux comprendre ta réaction, mais tu ne m’as pas laissé la chance de m’expliquer. Et je voulais simplement te dire qu’au sujet du voyage j’ai toujours mon billet, et je sais que toi aussi tu possèdes encore le tien. Mais à la vue des circonstances au lieu d’un voyage de plaisance, nous pourrions en profiter pour prendre du recul, en dehors d’ici et mettre tout au clair.

Pendant tout son discours l’attitude du capitaine n’avait pas changé, il avait choisi d’ignorer totalement la femme lui parlant, et il y parvenait à la perfection. Se contentant alors qu’elle parlait, de vaquer à son travail en griffonnant quelques notes sur son bloc.
Puis d’une voix monocorde il ajouta pour conclure la « discussion ».

H : colonel si vous n’avez pas bien compris je vous suggère de vous remémorez mes premières paroles. Je ne vous indique pas la sortie.

M : Sarah émit un rire nerveux. J’aurai du prévoir ta réaction. Je tenais à ce que tu saches que je vais demander mon transfert dans les plus bref délais.

H : très bien, colonel.

Comme prévue, Sarah s’était heurtée au mur de sentiment Harmon Rabb Junior. Il n’avait même pas daigné lever les yeux sur elle. Ses yeux si bleus dans lesquels elle pouvait déceler n’importent quelles émotions. Depuis ce jour là elle n’y avait plus accès, Harm s’était refermé pour elle. Et même si elle savait qu’il ne lâcherait rien devant elle, elle espérait que cette visite le fasse réfléchir une fois qu’elle aurait tourné les talons.


Fin du flash back :

Harm rouvrit les yeux et reprit sa position initiale dans son divan avant de se lever et de se diriger vers la cheminée où traînait négligemment, posé ici, un billet d’avion. D’un geste sec il le déchira et le jeta dans l’âtre de la cheminée; de toute façon il ne lui servait plus à rien. Il avait choisi de rester à Washington mais tout cela commençait à lui peser. C’était décidé, demain il se rendrait dans une agence immobilière, et tournerait ainsi définitivement la page.

Tout en entamant sa deuxième bière il commença à errer dans sa maison, puis n’y tenant plus il sortit quelques cartons d’un placard et entreprit d’y entasser toutes les décorations et autres bibelots ornant les pièces, et ce jusqu’à ce que la fatigue ne l’emporte.
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lilyrose
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Ven 16 Sep - 19:40

GENIAL CETTE FIC

je suis un peu en retard mais c'est vraiment super
et vive la suite
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Corinne
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 10:24

Super Fic mais un peu triste pour les réactions de Harm et Mac En tout cas, j'aime beaucoup.

Mais vivement la suite.

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AnneSoMac
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 13:08

Cette fic est superbe, mais je suis d'accord avec Corinne c'est un peu triste quand même, j'espère qu'ils ne vont pas se détester jusqu'a la fin
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finou
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 13:27

De rien ma Math Very Happy elle est trop géniale cette fic et trop triste et la réaction de Harm outin j'ai envie de le frapper un peu LOL
Enfin viv'ment la chuite c'est trop bien

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math42
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 18:01

Et voila la chtite suite, bonne lecture et merchi pour vos comms'
====================

7H00

Harm fut alerté par un bruit sourd émanant du 1er étage de la maison. Après avoir émergé de son sommeil il comprit que ce n’était rien d’autre que son radio réveil. Il se leva non sans quelques grognements du au fait d’avoir passé une bonne partie de la nuit sur un divan trop petit pour ses 1m94. Il grimpa instantanément les marches le menant à la chambre en slalomant entre les cartons; puis après avoir pressé la touche OFF de son réveil, il se plongea sous une douche brûlante, désireux de tout oublier, mais les moments pour le moins agréables partagés dans cet habitacle lui revinrent à l’esprit
Il sortit donc et ouvrit l’armoire afin de prendre son uniforme, mais encore une fois, son odeur l’assaillit et cela même si ses vêtements n’étaient plus là.

Alors qu’il achevait de s’habiller, ses yeux se posèrent instinctivement sur le cadre qu’ils avaient ensemble soigneusement accroché au dessus de leur lit. La photo les représentait tous les deux le jour de leur mariage à la sortie de l’église. Tout semblait si parfait : sa Sarah dans sa robe blanche, lui dans sa tenue d’apparat. Le couple parfait leur avait on dit. A la vue de cette photo avec tous les membres et amis du Jag leur faisant une haie d’honneur à l’aide de leur sabre, Harm ne put réprimer une larme. Tout ce gâchis, leur mariage qui avait tourner court depuis peu et qui s’était détérioré en un temps record.

Soudain Harm fut arraché à ses réflexions par la sonnerie de son portable.

X : bonjour capitaine, je suis vraiment désolé de vous déranger à une heure pareille.

H : Jen ce n’est pas grave, je n’allais justement pas tarder à partir au bureau.

J : justement monsieur, l’amiral m’a chargé de vous dire que votre audience de 8h30 était annulée et que à la place vous deviez vous présenter dans la grande salle pour une réunion.

H : merci Coates c’est noté j’y serai.

Apres avoir raccroché il ferma les derniers boutons de son uniforme et empoigna sa mallette.
Cependant il la reposa, bondit d’un geste souple sur le lit, et décrocha leur photo du mur.

Après avoir reprit sa mallette, il jeta un dernier coup d’œil à la photo laissant courir ses doigts et son regard sur leurs traits si souriants de ce jour là.

Puis il se reprit et emprunta les escaliers, en laissant au passage le cadre tomber dans le carton le plus proche. Tout en veillant à chasser sa tristesse et sa mélancolie il passa la porte de la villa, pour se rendre au Coeur de la capitale.

8H40
QG du Jag


La porte de l’ascenseur s’ouvrit sur Harm qui pénétra sur le plateau pratiquement désert, et, jetant un bref coup d’œil sur la pendule il constata qu’il était une fois de plus en retard. Il ne passa donc pas par son bureau et se rendit directement vers la salle de conférence. Il réajusta son uniforme et expira longuement, se doutant bien du sujet de cette réunion improvisée, et le redoutant quelques peu. Mais il avait mis un point d’honneur à garder une attitude sereine ne trahissant pas son état de tristesse et de doute. Et c’est donc dans cet état d’esprit qu’il poussa l’imposante porte, et se retrouva face aux membres du Jag déjà confortablement installés. Il se dirigea vers son siège tout en argumentant pour son retard.

H : amiral, je vous pris de m’excuser… les embouteillages.

AJ lança un regard las au capitaine.

AJ : bien évidemment, que voulez vous il y à des personnes qui ne changeront jamais dans ce bureau.

Alors que Harm prenait place, tout en veillant à na pas croiser le regard de ses collègues, qui eux était de plus en plus inquiet que le siège à coté du capitaine soit toujours vide, l’amiral ouvrit finalement la séance.

AJ : comme je vous le dis certaines choses ou personnes stagnent tandis que d’autres évoluent, prennent des décisions et bougent.

Bud et Harriet de leur coté ne cessaient de s’interroger du regard quand cet dernière n’y tenant plus, décida d’interrompre l’amiral.

Harriet : monsieur, sauf votre respect ne devrions nous pas attendre le colonel pour commencer la réunion ?!
Simultanément, tous les regards convergèrent vers l’amiral sauf un, et de même presque tous remerciaient mentalement Harriet d’avoir osé poser la question qui torturait tout le monde.

AJ : figurez vous lieutenant que ce n’est autre que le but de cette réunion. Donc je vous demande encore quelques secondes de patience et vous aurez des réponses à vos questions.

Harriet hocha lentement de la tête bien qu’elle n’était pas complètement rassurée par la réponse de leur commandant. Sans plus attendre l’amiral poursuivit son monologue.

AJ : donc pour répondre à votre questions lieutenant la raison pour laquelle le colonel n’est pas présente aujourd’hui, c’est que à l’heure qu’il est… elle doit probablement prendre son poste dans notre base Italienne.
Le colonel m’a en effet expressément demandé il y a quelques jours de cela, de la transférer sur le continent européen.

Harriet : mais monsieur, elle ne nous en a rien dit… Pourquoi …

AJ : lieutenant Sims, vous savez que j’ai pour principe de ne pas intervenir dans la vie privée de mes officier. Il vous faudra vous renseignez ailleurs. Le regard de l’amiral se posa alors sur le capitaine Rabb.

Durant cet échange lui, avait gardé la tête basse, ne souhaitant pas prendre part à la conversation. Après tout cela ne regardait personne. Mais il sentit sur lui le regard insistant de certains officiers, se doutant bien que Harm était pour quelque chose dans la fuite de Mac et réclamant des explications.

Finalement à bout de nerf, il releva la tête et prit l’intonation la plus dure et la plus sure qu’il trouva.

H : Si vous désirez des explications ce n’est pas après moi qu’il va falloir les attendre. Le colonel est grande et fait ce que bon lui semble, elle nous a déjà prouvé il n’y a pas si longtemps qu’elle n’avait besoin de personne pour décider de sa vie. Libre à elle d’aller où cela lui chante, cela n’engage plus qu’elle seule maintenant.
A présent Amiral avec votre permission, j’ai du travail qui m’attend.

Tout en joignant le geste à la parole il se leva, se mit au garde à vous, et passa la porte aussitôt que l’amiral l’y invita.
Dans la salle tout le monde resta hagard, sous le coup des déclarations du capitaine. Ce qu’ils avaient tant redouté se jouait à présent sous leurs yeux. L’amiral congédia son équipe et retourna lui aussi dans son bureau, se maudissant pour la énième fois d’avoir accepté d’expédier Mac dans ce bourbier, il y a quelques semaines de cela. Sans cette mission « l’harmonie » régnerait encore dans ces bureaux.
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Corinne
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 18:23

Je me demande bien ce qui c'est passé entre Harm et Mac pour qu'il réagisse comme il le fait et surtout pour la réponse qu'il donne à Harriet pour le départ de Mac en Italie.

Mais super suite.

J'ai hâte de lire les suivantes.

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 17 Sep - 18:45

je suis comme toi Corinne je me demande ce qui c'est passé entre eux deux
vu la réaction de Harm sa doit être quelque chose de grave
sinon je n'ai que 3 mots à dire : VIVE LA SUITE
c'est une super fic math42
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math42
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Dim 18 Sep - 22:06

Et voila la suite journalière lol

====================

Mercredi14 mai
Rome Italie
8H30


Finalement le taxi stoppa ce qui força Mac à sortir de ses pensées.
Elle descendit du véhicule et se retrouva devant un bâtiment de taille moyenne, beaucoup moins imposant que celui dans lequel elle était habituée à travailler.
Visiblement elle était attendue car un officier vint l’aborder afin de lui prendre ses bagages, les posa prés de la réception, et lui indiqua le bureau dans lequel elle devait se rendre.
Mac frappa à la porte et attendit qu’on l’y invite pour entrer, ce qui ne tarda pas.

X : bonjour colonel Mac Enzie, je vous en prie asseyez vous.

Sarah s’exécuta et pris place dans le fauteuil.

X : je me présente commandant Finch. Je vous propose de vous expliquer en quoi va consister votre tache et ensuite vous aurez droit à une visite guidée de nos installations

Mac acquiesça silencieusement et laissa le commandant continuer.

F : tout d’abord je voudrais vous prévenir que vous allez voir vos responsabilités totalement changées. Car bien que sur le papier les responsabilités inhérentes à ce poste sont plus élevées. Le travail que vous allez traiter ici sera loin d’être aussi glorifiant pour votre carrière. Pour tous vous dire lorsque l’amiral m’a soumis votre nom, j’ai été beaucoup surpris.

S : Mac sourit nerveusement, oui je comprends que cela peut surprendre mais j’avais besoin de changements…

F : je n’en demanderai pas plus, je suis déjà trop heureux d’avoir quelqu’un de votre trempe sous mes ordres.

S ; je vous remercie, je tacherai de faire de mon mieux.

F : Et je n’en doute pas, maintenant passons aux choses sérieuses. Je vais être amené à assumer d’autres responsabilités dans les mois à venir, de ce fait je vous demanderai d’être disponible pour prendre le relais et de diriger ce bureau. Et quand je serai là de m’assister et de prendre en charge certains dossiers bien évidemment. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas non plus vous surchargez de travail.

S : mac sourit légèrement à la remarque.
Vous savez commandant un marins peut assurer beaucoup de choses. Et si je suis venue ici, c’est pour me plonger dans le travail, étant donné que je ne connais personne j’aurai tout mon temps.

M : Je vois. Et bien les louanges que m’a faites AJ sur vous s’avèrent exactes alors. Méfiez vous je pourrai ne plus vous laisser repartir d’ici.

Un frisson parcourut le corps de Mac à l’écoute de cette réflexion. Non pas qu’elle en fut surprise mais bien au contraire, elle avait déjà sérieusement envisagé l’éventualité de rester ici, si les choses ne s’arrangeaient pas entre elle et Harm. Même si au fond d’elle, elle doutait que cela irait mieux, il lui restait un mince espoir auquel se raccrocher. Après tout ils étaient encore mari et femme, et la bague qu’elle avait conservée à son annulaire le prouvait. Comme une dernière passerelle les reliant encore malgré tout.

Un quartier maître la sortit de ses pensées quand il entra dans le bureau pour signaler au commandant que son rendez vous était arrivé.

F : colonel je suis désolé mais le devoir m’appelle. Le quartier maître va vous conduire auprès du capitaine Starling qui se fera un plaisir de vous montrer nos installations.

Mac se leva et suivit le quartier maître. En arrivant devant le dit bureau, elle se surprit à penser qu’avec un nom comme celui ci ce capitaine aurait mieux fait de devenir agent du FBI.

Pendant ce temps le quartier maître était retourné à son poste et Mac vit s’avancer vers elle un jeune homme d’environ 30 ans, plutôt grand, avec une chevelure blonde coupée à la régulière. Quand il s’arrêta devant elle, elle pu également constater qu’il possédait de magnifiques yeux verts, et un sourire des plus chaleureux.

Tout en lui tendant la main, il se présenta.

R : bonjour colonel, je me présente capitaine Roberto Starling.

S : enchanté, colonel Sarah Mac Enzie, Mac si vous préférez.

R : et bien Mac, il semblerait que je doive vous servir de guide. On y va ?

S : je vous suis…

Roberto guida Mac dans tous les coins du bâtiment, lui indiquant les salles de tribunal, la bibliothèque… Pour finir ils arrivèrent devant un bureau inoccupé.

R : voila madame la visite est maintenant clôture nous espérons qu’elle vous aura plue.
Puis il se tourna vers Mac. Une petite pièce pour le guide peut être.

Cette réflexion eue le mérite de tirer un véritable sourire à Mac, chose qui n’était pas arrivé depuis qu’elle avait quitté Washington.

R : je plaisante évidemment, lui dit il dans un sourire. Puis il reprit son sérieux, voila votre bureau il est plutôt spacieux.

S : en effet il me convient parfaitement.

R : voila maintenant je suppose que vous devriez aller vous installez dans votre nouvel appartement. Vous ne prendrez vos nouvelles fonctions que quand vous serez parfaitement installée. On ne vous tiendra pas rigueur de ne commencer votre travail que demain.

Sarah acquiesça : je vous remercie de la visite. Je vais suivre vos conseils et aller déposer mes bagages avant de revenir prendre possession de ce bureau.

R : parfait alors nous nous reverrons bientôt.

S : oui.
Et sur ceux Sarah commençait à marcher en direction de la réception pour reprendre ses bagages quand une voix l’interpella.

R : Mac, Mac, attendez.

Sarah se retourna et vis le capitaine arriver prés d’elle, puis il se pencha sur une table et griffonna quelque chose sur un bout de papier qu’il tendit à Sarah.

R : voila mon numéro de téléphone si vous avez un problème n’hésitez pas.

S : merci, mais je pense que ça ira.
Et sur ceux elle empoigna ses bagages et sortit sur le trottoir pour arrêter un taxi. Quand ceci fut fait, elle grimpa dans l’habitacle de la voiture et après que le chauffeur est chargé les bagages, elle lui indiqua une adresse.

Sarah traîna ses valises jusque devant le numéro de la porte indiquée. Elle l’ouvrit et entra dans un appartement plutôt spacieux, il était plutôt bien décoré avec des meubles couleur ivoire, et une cuisine assez récente. La disposition des pièces était pratiquement identique à celle de son ancien appartement sauf que la chambre se situait à l’extrême gauche de l’appartement ainsi que la salle de bain.

Elle jeta un regard sur l’ensemble de son nouveau chez soi et tenta de se convaincre que ce changement pourrait la faire occulter ce qui s’était passé. De toute façon, elle ne laisserait rien transparaître ici, rien de ses problèmes ne devait se savoir. C’est pour cela qu’elle avait fui Washington. C’était la meilleure solution pour ne pas sombrer.

Avec entrain elle commença à ranger ses affaires et à mettre sa touche à l’appartement afin d’en prendre pleinement possession.

Mercredi14 mai
Banlieue de Washington.
20H30


L’amiral Chegwidden gara sa voiture devant la maison des Rabb et après avoir verrouillé celle ci, il s’avança vers l’entrée de la villa. Il fallait absolument qu’il fasse quelque chose, cela ne pouvait plus durer. La fine fleur de son équipe partait en lambeau, et cela il ne pouvait le tolérer. Et de plus en tant qu’ami, il ne pouvait plus supporter ce qui se déroulait devant lui.

L’air déterminé l’amiral frappa à la porte, quelques secondes plus tard il distingua au travers des carreaux une silhouette qui se rapprochait. Harm progressait dans le couloir son portable collé à son oreille, tout en débloquant le verrou de la porte il signala à son correspondant de patienter une petite minute.
En voyant la silhouette de son supérieur se profiler derrière la porte Harm soupira. Il s’en doutait, on ne fuit pas AJ Chegwidden.
Lassivement il ouvrit la porte, et lui fit signe d’entrer alors qu’il s’éloignait pour pouvoir poursuivre sa conversation téléphonique au calme.
Pendant ce temps AJ s’installait dans le salon tout en constatant le résultat des activités nocturne de son officier. AJ soupira en se demandant si il y avait une infime chance pour que les choses s’arrangent entre Harm et Sarah, quand il fut interpellé par la voix de Harm qui se rapprochait.

H : très bien, je vous ferais parvenir les papiers nécessaires ultérieurement !
Merci et au revoir.

Harm était revenu dans la pièce principale tandis qu’il avait prononcé cette dernière phrase. Il mit fin à la conversation et jeta négligemment son téléphone sur un des canapés.

H : amiral qu’est ce qui vous amène ici ?

AJ : et bien puisque vous ne daignez pas venir à ma rencontre je viens à vous. Vous deviez passer dans mon bureau avant de quitter le Jag, capitaine.

Harm prit l’air le plus désinvolte et décontracté possible. Il attendait tranquillement l’assaut de l’amiral, qui ne tarderait pas à venir il en était sur, tout en préparant mentalement sa défense.

H : c’est juste, mais j’ai tout simplement oublié, j’avais des tas de choses PRIVÉ à régler.

Harm avait bien insisté sur le mot privé pour signifier à l’amiral les limites à ne pas franchir. Mais AJ fit mine d’ignorer le message et rentra sans ménagement dans le vif du sujet.

AJ : comme chercher a vous débarrassez de cette maison par exemple, fit il en désignant les cartons qui jonchaient la pièces.

H : Harm répondit posément. Je faisais simplement un peu de trie. Voila tout.

AJ eu une petit rire. Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre dit il en désignant cette fois ci le petit appareil reposant sur un fauteuil.

Harm commençait à être sérieusement agacé. Et sans qu’il ne se contrôle le ton de sa voix franchi un palier.

H : alors vous avez du mal comprendre !! Et quand bien même cela serait la cas. Ce que je fais de cette baraque ne vous regarde en aucun point !!

Visiblement Harm ne voulait rien entendre de ses conseils. Mais AJ avait plusieurs cordes à son arc, et bien qu’il détestait faire ça, si l’ami n’arrivait pas à lui faire entendre raison, l’amiral deux étoiles pouvaient le contraindre à réfléchir.

AJ : et moi je vous dit que cela me regarde de plein droit au contraire. Alors maintenant vous allez m’écouter. Je conçois parfaitement que vous ayez de la tristesse et de la rancœur envers certaines personnes.

H : amiral encore une fois cela…

AJ : et laissez moi finir bordel !!
Le ton était monté de plusieurs crans, tout le monde était à bout de nerf, la tension de son officier en était devenue presque palpable, ce qui conforta AJ dans la décision qu’il avait prise.

AJ : cela me regarde quand tout cela laisse le bureau du JAG à feu et à sang. Votre conduite de ces derniers jours est inqualifiable, capitaine. Je vous rappelle au passage que le reste de l’équipe est totalement étrangère à vos histoires, ce qui rend totalement légitime leurs questions !! Votre attitude de ce matin a été la goutte d’eau capitaine. Ne prenez pas le JAG comme territoire pour régler vos problèmes personnels. Et croyez moi, vendre cette maison et faire comme si rien ne vous touchait ne résoudra rien. Votre débordement de ce matin en est la preuve. Aucun de vos amis n’en est dupe.

En prononçant ces dernières phrases la voix de l’amiral s’était radoucie. Toutefois le visage de son interlocuteur était toujours crispé, il encaissait sans rien dire les paroles de son supérieur, ne voulant pas flancher devant lui.

Voyant que Harm n’était pas décidé à lui répondre, AJ sortit un papier de sa poche et le fit glisser sur la table basse.
Il fixa harm et avant de partir lui souffla un dernier conseil.

AJ : croyez moi mon garçon faites un break, prenez du recul, parlez, réfléchissez et prenez une décision.
A bientôt.

Harm ne se décida à bouger que lorsqu’il entendit le moteur de la voiture de l’amiral s’éloigner. Il jeta un coup d’œil à la feuille, et constata que son supérieur l’avait mis au repos forcé pendant 12 jours.
Prendre du recul, parler, il en avait de bien bonne, personne n’avait la moindre idée de ce qu’il pouvait bien ressentir en ce moment, des sentiments qui le ravageait.
Furieux il se leva et shoota dans un carton tout en maudissant le ciel pour ce qui lui arrivait. Finalement l’amiral n’avait peut être pas tort il fallait qu’il foute le camp de cette maison comportant trop de souvenirs… il ne pouvait plus l’encadrer.
Il monta à l’étage pour faire son sac. Il redescendit 15 minutes plus tard, attrapant au passage son blouson de cuir. Puis sans regret, il ferma la porte et monta dans sa voiture. Laissant derrière lui une maison a moitié vidée, dans un désordre et un chaos complet, tout comme les sentiments de ses propriétaires.
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Lun 19 Sep - 9:49

Wow, Harm et Mac mariés, c'est une bonne surprise. Quoi que vu la tournure des choses c'est pas gagné pour qu'ils le restent. Ce que je n'espère pas.

Vraiment je me demande ce qui a bien pu se passer entre eux pour qu'ils en arrivent là, à se fuir l'un l'autre.

En tout cas, j'adore et vivement la suite.

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Lun 19 Sep - 19:43

Mercredi14 mai
Rome Italie
14H30


Mac avait passé la matinée à mettre en ordre ses affaires : garnir les armoires avec ses uniformes ainsi que ses habits civils, mettre quelques décorations sur les divers meubles. Sarah commençait à s’assoupir dans le canapé lorsque la sonnerie de son portable la tira de sa léthargie naissante.

S : Sarah Mac Enzie.

X : Sarah, c’est Harriet je suis désolé de vous déranger.

Sarah eut un pincement au cœur en entendant la voix de la jeune femme. Elle n’avait pas voulu lui annoncer son départ, cette décision précipitée aurait nécessité trop d’explications, qu’elle n’était pas en mesure de lui donner.
Sarah avait maintenant envi de raccrocher le téléphone, elle n’était toujours pas en mesure de dévoiler ce qui s’était passé à son amie, et pourtant elle aurait mérité de savoir. Depuis leur rencontre Harriet avait été un véritable soutient pour elle. Et de plus une fervente artisane de son mariage, Mac revoyait encore Harriet s’activer le jour de la cérémonie pour que tout soit parfait. Elle la revoyait encore bombardé AJ junior de conseil et de recommandation pour son rôle de garçon d’honneur.

Rapidement Sarah sortit de ses souvenirs et se re-concentra sur la voix d’Harriet.

H : mac, mac est ce que tout va bien ??

S : Oui, oui excusez moi j’étais ailleurs, et vous est ce que tout le monde va bien ?

H : Nous faisons aller, mais depuis quelques temps l’ambiance du bureau n’est plus la même.
Et heu... ce matin… L’annonce de votre mutation nous à tous surpris.

Sarah se passa la main dans les cheveux. Elle ne souhaitait pas lui dire la raison de son départ précipité qui reviendrait à lui expliquer ce qui s’était passé durant les dernières semaines. Il lui fallait un moyen de se débarrasser gentiment de la jeune femme.

S : Harriet je suis vraiment désolé de ne rien vous avoir dit. Je sais que ce n’est pas vraiment une excuse mais j’avais besoin de prendre du recul.

H : Je comprends madame mais simplement avec l’attitude du capitaine nous nous sommes posés des questions.

A l’évocation de Harm, Sarah sentit son cœur s’alourdir. Elle avait fui le continent pour tenter de l’oublier et voila qu’il lui revenait déjà en pleine figure.

S : je suis désolé Harriet mais il faut que j’aille au bureau, je ne voudrais pas déjà être en retard. Faites un bisou à AJ junior de ma part.

H : d’accord Mac. Bon courage et donnez nous de vos nouvelles.

Sarah ne se sentait pas fière d’avoir abrégé si vite la conversation sur un mensonge, mais c’était la seule solution qu’elle avait trouvée. Tout comme elle ne se sentait pas fière d’avoir fui sans prévenir. Mais elle ne supportait plus de les voir. Elle espérait qu’en les fuyant le sentiment de honte qu’elle ressentait au fond d’elle parviendrait à s’estomper. Mais plus que tout elle ne supportait plus le regard de rancœur que lui renvoyait Harm. Après y avoir lu tant d’amour elle ne supportait plus l’image d’elle même qu’il lui montrait.
Elle qui d’habitude demeurait si sûre de ses choix, et les assumait pleinement, ce jour la elle n’avait plus été sûre de rien.
Elle était seule à avoir toutes les cartes en main pour prendre une décision, sans doute la plus difficile de sa vie. Elle avait cru faire le mieux pour tous le monde, et que dans tous les scénarios possibles elle serait soutenue par les siens, et particulièrement par Harm.
Mais celui-ci n’avait pas compris ses raisons et encore moins sa décision.

Au bout de quelques minutes, l’idée de retourner au travail sembla soudain très alléchante pour Mac. Elle prit donc une rapide douche, enfila son uniforme et fit le chemin inverse de celui qu’elle avait empruntée plus tôt.

QG Italien du Jag

Mac s’installait à son bureau quand une voix l’interpella.

S : hey déjà de retour ?!

M : comme vous pouvez le constater !

S : ne me dites pas que vous avez déjà fini de vous installez, aucune femme ne pourrait le faire aussi rapidement !

M : oui mais vous oubliez qu’en plus d’être une femme je suis un marins !

S : c’est vrai, je m’incline alors.
Plus sérieusement j’étais venu déposer quelques dossiers sur votre bureau pour que vous les examiniez à votre retour. Puis il posa la dite pile sur le rebord du bureau.

M : bon et bien je vais m’y mettre tout de suite, je vous remercie capitaine.

S : de rien Mac. Puis il regagna son bureau tandis que Sarah plongea ses yeux sur les papiers.

Vers 19 H30 Mac jugea qu’il était temps de regagner son appartement. Tout en conduisant elle tenta de se convaincre qu’elle avait pris la bonne décision. Le staff avait l’air très amical et ce capitaine avait tout fait pour la mettre à l’aise. Et puis le travail ne manquait pas ce qui l’empêchait de trop penser…finalement un brin d’optimisme la gagna alors qu’elle garait sa voiture dans l’immeuble. Mais la nuit approchant, le plus dur était encore devant elle…
Chaque soir l’ « angoisse de la nuit » la gagnait, les longues heures passées à attendre le sommeil en ressassant sa vie, mêlé à la peur de s’endormir pour s’échouer une fois de plus dans ce sordide rêve…



Mercredi14 mai
Quelque part entre Washington et la Jolla.
22H15


L’idée d’aller trouver refuge chez sa mère avait parut à Harm la décision la plus censée.
Ces conseils ainsi que ces de son beau père Franck lui avait toujours été d’une aide précieuse, et aujourd’hui plus que jamais, il avait besoin de se confier. Lui d’habitude si solitaire, si sur de ses actes et de son jugement, il ressentait pourtant la nécessité d’un point de vue extérieur, de se sentir approuvé, il voulait que quelqu’un comprenne sa peine, ses choix, son mal être. Et même s’il savait que l’aveu serait difficile à faire, il devait se résoudre à ne pas garder tout cela pour lui.

23H00
Villa de Franck et Trish
La Jolla


Dés son arrivée sur le tarmac, Harm gara soigneusement le stearman dans le hangar et se mit en route pour la villa familiale.
Vu l’heure tardive, il y avait de forte chance pour qu’ils soient déjà au lit, auquel cas il utiliserait ses clefs, et s’installerait dans sa chambre sans bruit pour surprendre sa mère le lendemain matin.
Toutes les lumières de la maison étaient éteintes, Harm tenta donc d’ouvrir le plus discrètement possible la porte. Ce geste le ramena des années en arrières, lors de ces premières sorties nocturnes alors qu il n’avait que 16 ou 17 ans. A cet époque là, son principal souci était de ne pas réveiller sa mère ou Franck, alors qu’il rentrait de soirée entre copains sur la plage parfois un peu arrosée et surtout bien après le couvre feu imposé. Un timide sourire perça sur le visage du pilote se remémorant cette période. Mais Bien que sa mère ne l’ait jamais « intercepté » à son retour de soirée il était pratiquement sur au fond de lui que durant toutes ces nuits, elle savait pertinemment l’heure précise où il passait le seuil de sa chambre.

Harm déposait ses bagages au pied d’un fauteuil et s’apprêtait à se rendre dans la cuisine quand des bruits résonnèrent.

X : il y a quelqu’un ? Qui est la ?

H : ne t’inquiètes pas maman, ce n’est que moi.

Trish alluma la lumière.

T : Harm ? J’ai cru un instant qu’il s’agissait d’un voleur. Mais qu’est ce que tu fais ici ?
Tu ne devrais pas être en Italie avec Mac ?!

H : c’est moi maman ne t’inquiète pas. Non, j’ai préféré rester ici.

T : et Sarah n’est pas avec toi ?!

H : non, je suis venu seul.
Trish comprit à la réponse et au ton employé par son fils qu’il valait mieux ne pas poursuivre sur ce sujet. Ces deux là étaient tellement compliqués, et la visite de son rejeton, elle en était sûre, n’était pas innocente, elle saurait bien assez tôt le fin mot de cette histoire.


H : au fait je suis désolé de t’avoir réveillé. Décidemment je ne suis plus aussi discret qu’à l’époque.

T : parce que tu crois sincèrement que je ne t’écoutais pas rentrer. Je suis ta mère Harm, ne l’oublie pas.

H : c’est vrai mais je dois t’avouer que je m’en doutais un peu. Alors pourquoi ne m’as tu jamais rien dis ??

T : il ne t’est pas arrivé si souvent d’enfreindre mes règles. Et puis avec tous ce qui se passait dans ta tête à cette période, j’étais heureuse que tu t’épanouisses avec d’autres jeunes, et non pas dans la seule quête de la recherche de ton père.

Après cet aveu un silence s’installa entre les deux personnes avant qu’ Harm ne le brise.

H : au moins je n’ai pas réveillé Franck c’est déjà ça.

T : n’en suis pas si sur, il était aussi réveillé que moi tous ces soirs. Et pour aujourd’hui tu aurais eu du mal, il est en conférence a Phoenix, il ne rentrera que demain dans la journée.

H : ok, ok ! Je suis désolé maman, mais je crois que je vais aller me coucher le voyage m’as fatigué.

T : et moi je vais y retourner également. A demain Harm, je suis contente que tu sois là.

Mère et fils s’étreignirent un instant avant de regagner leur lit respectif.
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Mar 20 Sep - 11:12

Super suite.

J'espère qu'on saura bientôt ce qui s'est passé entre ces deux-là. Mac prenant une décision qui ne ravit pas Harm... Je me demande bien ce que ça peut-être.

Vivement la suite et bravo pour ta fic.

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Mar 20 Sep - 21:34

Le lendemain matin
8H00


Harm fut réveillé par le tintement des tasses et autres ustensiles. Il avait passé une bonne nuit, visiblement l’air de sa terre natale lui faisait du bien. Finalement il s’extirpa du lit et s’habilla en vitesse, alléché par l’odeur du café et du pain grillé.

Il rejoignit sa mère dans la cuisine et la salua, puis il se servit une tasse de café, avant de prendre place à table dans le silence.

T : tu n’es pas très bavard aujourd’hui. Si tu commençais plutôt par me dire ce que me vaut l’honneur de ta visite impromptue à plus de 23H00.

H : toi par contre tu es toujours aussi curieuse. Et bien, pour l’instant si je te dis : besoin de réfléchir. Tu t’en contenterais ?

T : pour l’instant, oui. Mais si tu as besoin de parler je suis là.

Harm la remercia du regard. Il lui parlerait, elle le savait. Le tout était de savoir quand. Mais avec le temps quand il s’agissait de son fils, Trish avait appris à ne pas être avare de patience.

T : que comptes tu faire aujourd’hui ?

H : je crois que je vais aller ma balader. J’ai besoin d’un peu de calme.

T : je serai de retour vers 19h00 je pense, et Franck m’a dit qu’il rentrerait en fin d’après midi, il sera sûrement là pour le dîner.

H : ok, alors j’irai faire quelques courses et je préparai le dîner.

T : tu n’es pas obligé.

H : ça me fait plaisir.

T : alors je ne dit pas non, connaissant tes talents de cuisiner. Tu n’auras qu’à prendre ma voiture, je vais me rendre à la galerie avec celle de Franck. D’ailleurs il serait temps que je file. Une dernière chose avant de partir, prévoit un couvert de plus pour ce soir. Il semblerait que cette maison soit une destination très prisée en ce moment.

H : qui est notre invitée ?

T : tu le verras ce soir.
Sur ce Trish embrassa son fils et sortit

H : A ce soir.

Après le départ de sa mère, Harm remit de l’ordre dans la cuisine, puis il monta mettre une tenue adéquate pour marcher…
Harm passa toute la matinée et une bonne partie de l’après midi à arpenter les sentiers environnants, il s’était contenté d’observer la faune et la flore s’offrant à ses yeux comme un sorte de resourcement.

Vers 15h00 il rentra enfin à la villa, il prit rapidement une douche et fila au magasin pour trouver les ingrédients lui étant nécessaire pour le repas qu’il prévoyait de préparer.

L’horloge indiquait bientôt 18H30 quand Harm entendit une voiture se garer dans l’allée.
Sa mère ne rentrerait que dans un moment, donc il lui restait deux options possibles : soit il s’agissait de son beau père ou du mystérieux invité.

Il retira son tablier et alla accueillir l’arrivant.

H : hey Franck. Je suis content de te voir.

F : le plaisir est partagé Harm. Trish m’a téléphoné pour me dire que tu étais arrivé hier soir. Les deux hommes se donnèrent une poignée de main amicale quand une troisième voix le interrompit.

X : alors les jeunes c’est comme ça que l’on accueille une vieille femme !!

H : grand-mère, je me doutais un peu que c’était toi ce mystérieux invité.
Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de te voir. Tout en prononçant ses mots il prit Sarah dans ses bras.

Peu après Trish arriva et le reste de la soirée se passa joyeusement, la petite famille évoquant ses souvenirs, tout en dégustant les plats végétariens mitonnés par le plus jeune de la tribu. Trish avait auparavant mis tout le monde au courant des raisons de la présence de Harm et de ses soupçons vis-à-vis de son couple. De ce fait personne n’aborda le sujet, ils avaient décidé de le laisser aller à son rythme.

Quatre jours avaient passé sans que Harm ne décroche un mot sur ses problèmes. Cependant tous les soirs, il sortait seul dehors sans rien dire après le repas. Mais ce soir Trish et Sarah avait décidé qu’il était temps pour leur enfant qu’il se libère de ce poids et qu il se confie enfin.
Cette fois ci Harm était allé se réfugier sur la terrasse. Il demeurait immobile assis dans la balancelle. Seul ses mains bougeaient faisant sans cesse naviguer un anneau de couleur doré.

Les deux femmes s’approchèrent et s’assirent en silence de chaque coté de lui.
Finalement, elle n’eurent pas à incité leur garçon a parler. Il le fit spontanément au bout de quelques secondes.

H : comme vous le savez il y à quelques semaines de cela, Sarah à été choisi pour une mission. Au départ l’un comme l’autre nous n’y étions favorable. Mais certaines personnes ont fait pression pour qu’elle accepte, et puis on nous a assuré que cette mission serait rapide et surtout sans danger, et que si elle le désirait, elle bénéficierait d’une porte de sortie si pour une raison X ou Y elle voulait tout stopper. Finalement elle a décidé d’accepter. Au début tout se passait bien cela faisait une semaine qu’elle se trouvait là-bas , elle me téléphonait chaque soir, et puis brusquement le 1er Mai je n’ai plus eu aucun contact avec elle.
Et deux jours plus tard, je recevais un appel me signifiant qu’elle venait d’être rapatrié et hospitalisé à Bethesda. Lorsque je m’y suis rendu le médecin m’a signifié qu’elle se portait bien, mais que le bébé quant à lui n’avait pas survécu.

A l’entente de ces mots Trish et Sarah ouvrirent de grands yeux, elles comprenaient à présent mieux la détresse de Harm, mais cela n’expliquait cependant pas la haine qu’il semblait à présent porté à son épouse.

H : depuis ce jour je, je ne peux plus la regarder en face sans repenser qu’elle est responsable de la perte de mon enfant.

T : écoute Harm ce que tu sembles oublier c’est que c’était aussi son enfant. Je comprends ce que tu peux ressentir mais tu n’as pas le droit de l’accuser de ce drame.

H : mais pourtant elle a pris la décision de continuer en dépit de ce qu’elle savait.

T : pourquoi tu penses qu’elle était au courant de sa grossesse ?!

H : oui, peu après j’ai contacté le médecin du camp ou elle stationnait, et il m’a affirmé qu’à la suite d’un léger malaise il l’avait ausculté, avait détecté sa grossesse et l’en avait immédiatement informée.

Trish resta interloquée par ces révélations. Elle ne pouvait plus rien dire.

S R : Harm as-tu essayé de comprendre pourquoi elle en était arrivée là.

H : non !! et je ne le veux pas, toute excuse ne servirait à rien. Tout ce que je vois c’est qu’il lui suffisait de parler de sa condition pour être aussitôt rapatriée. Et elle ne la pas fait. Elle a préféré risquer sa vie et celle du bébé.

S R : Harm, écoute, ne prend pas de décision hâtive sans avoir toutes les informations en ta possession. Tandis qu’elle prononçait cette phrase Sarah Rabb désigna des yeux la bague encore entre les mains de son petit fils.

H : je ne sais plus grand-mère. Je ne sais plus si je ressens de la haine, du dégoût… mais la seule chose que je sais c’est que je n’éprouve plus ce sentiment de confiance que j’avais en elle depuis notre rencontre. Je, je n’aurais jamais pensé qu’elle puisse faire ça.
Et puis tout a tellement été si vite, depuis que l’on m’a dit ça, je n’ai plus voulu la revoir. Je ne lui est pas adressé la parole… je ne sais plus trop ou j’en suis je dois avouer.

T : c’est normal Harm. Il te faut du temps pour digérer. Et après seulement tu pourras prendre des décisions vous concernant.

H : je ne sais pas grand-mère. Cette fois ci le mal est peut être trop grand pour qu’on puisse s’en sortir. Et puis je ne sais pas si j’en ai envi.

La bague de mariage se trouvait toujours au creux de sa main et un lourd silence s’installa. Harm décida finalement de se retiré dans sa chambre. Il s’assit sur son lit et fixa encore une fois cette bague, elle était en ce moment le seul témoin, le seul fil que le reliait encore à Sarah, et lui rappelait toutes ses promesses et tous ses engagements.
Finalement au bout de quelques minutes il s’allongea sous les draps... son annulaire vierge de tout métal.
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Mer 21 Sep - 10:41

Alors voilà ce qui a mis un énorme fossé entre Harm et Mac. Une mission qui s'est encore mal finie et à cause de ça la perte de leur bébé.

Je comprends mieux leur comportement à tous les deux maintenant. Mais je suis sûre que tout finira par s'arranger. (du moins j'espère bien que tu va tout faire pour que ça s'arrange entre eux sinon )

Mais je suis sûre aussi qu'il y a une bonne explication pour que Mac ne se soit pas faite rapatriée alors qu'elle se savait enceinte.

En tout cas, génial cette suite. On en apprend un peu plus sur leur problème.

Continue comme ça.

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Mer 21 Sep - 22:19

21 Mai 2005
Appartement de Sarah Mac Enzie
6H29


Lentement, le colonel Mac Enzie émergeait d’une nuit agitée. Sans ouvrir les yeux, elle se redressa dans le lit et s’assit, appuyant son dos contre le mur. En réflexe contre la douleur physique qui l’assaillait dés le réveil, elle porta une main à son crâne, comme si le fait de le comprimer pouvait faire fuir cette douleur.
Ce mal qui ne semblait être que la continuation de ce rêve où venait d’abord se mêler sans raisons le visage de Palmer ou encore de Sadik devant elle, impuissante. Puis cette puissante détonation résonnait, engloutissant tout sur son passage. Après cela les images de tout ces hommes souriants, sa détresse seule, et tôt ou tard elle finissait toujours par se réveiller avant que le noir ne l’absorbe totalement.
Alors que la douleur se faisait finalement moins tenace, et que les images se dissipaient peu à peu de son esprit, sa main se glissa sur la place vacante à coté d’elle…
Puis doucement elle ouvrit les yeux, et les souvenirs de la soirée et de tout le reste lui revinrent en tête. Alors qu’une larme se frayait un chemin sur sa joue, son autre main se posa sur son bas ventre, et simultanément ses doigts se crispèrent avec rage sur le drap et sur son corps, jusqu'à laisser apparaître des traces rouge sang.

Une minute plus tard, le réveil sonna coupant court à toute ses réflexions. Douloureusement, Sarah s’extirpa du lit qu’elle avait miraculeusement atteint la veille, et prit le chemin de la salle de bain. Elle se plongea sous une douche brûlante, grimaçant quelque peu au contact de l’eau sur ses plaies.
Puis elle s’habilla, se maquilla un peu pour cacher ses traits tirés, prit sa mallette et sortit de son appartement sans rien avaler. De toute façon elle n’avait pas pris le temps de remplir le frigo depuis qu’elle avait emménagé, il y a 1 semaine de cela.

Durant la journée Sarah Mac Enzie remplissait ses taches avec un professionnalisme exemplaire. Tentant et surtout réussissant brillamment à tromper ses collègues sur son état, et ne leur montrant qu’une femme déterminée et aimable.
Cela n’était pas très difficile puisque la jeune femme avait veillé à ne tisser aucun rapport personnel avec les personnes qu’elle côtoyait.
Seul ce capitaine avait tenté au départ de lier une quelconque amitié avec elle, mais elle ne voulait surtout pas refaire deux fois la même erreur. Et plus que tout, elle ne voulait raconter à personne ce qu’il lui était arrivé, et encore moins que quelqu’un puisse voir le champ de bataille que représentait actuellement sa vie. Elle lui avait donc gentiment fait comprendre que leurs rapports ne sortiraient pas de ces bureaux et que les paroles échangées se borneraient aux affaires en cours et aux courtoisies d’usages.
Encore aujourd’hui la journée du colonel se déroula sans anicroche, et le commandant de la base lui octroya même un jour de repos dés le lendemain.


22 Mai 2005
Base italienne du Jag
8h30


F : quartier maître pouvez vous m’appeler le capitaine Starling ?

QM : oui monsieur.

Deux minutes plus tard le capitaine entra et trouva le commandant en train préparer ses affaires.

S : vous m’avez demandé monsieur ?

F : capitaine je suis désolé mais je me vois dans l’obligation de partir sur le champ pour des raisons personnels.

Le capitaine se contenta d’acquiescer sans poser plus de questions.

F : je vous charge d’avertir le colonel Mac Enzie qui prendra le relais en mon absence. Je lui avait donne son jour de congé, elle doit sans doute être chez elle.

S : bien monsieur, partez tranquille, nous ferons au mieux.

F : J’en suis persuadé capitaine, vous avez toute ma confiance.

Et sur ce le commandant se dirigea au pas de course tout droit vers les ascenseurs. Pendant ce temps Roberto était en train de composer le numéro du colonel.
Les tonalités se faisaient entendre sans que pour autant quelqu’un ne se décide à répondre.
Après plusieurs minutes de réflexion, le capitaine décida de se rendre chez le colonel. Il informa le quartier maître de son absence de courte durée et emprunta le chemin suivit plus tôt par son supérieur.

Durant le trajet il réitéra plusieurs fois l’appel sans pour autant plus de succès. Une fois arrivé devant l’immeuble, il constata la présence de sa voiture sur son emplacement, et pensa que Mac devait avoir éteint ou mis en silencieux son portable afin de ne pas être dérangée. Il gravit les marches le séparant du deuxième étage, et se posta devant la porte de Mac qu’il tambourina assez fort pour éventuellement la réveiller. Puis il colla son oreille au bois afin de guetter le moindre bruit émanant de l’appartement.
Mais la seule chose qu’il perçut fut un cri qui l’alerta aussitôt.

S : colonel, colonel ?! Est ce que tout va bien ?

N’obtenant aucune réponse, il s’activa immédiatement à ouvrir la porte à grand renfort de coups d’épaules et de coups de pieds. Finalement celle ci céda, le capitaine put enfin pénétrer dans l’appartement et la vision d’une femme recroquevillée sur son divan lui sauta en plein visage.
Instinctivement il se précipita vers la jeune femme pour tenter de la réconforter mais quand ses mains entrèrent au contact de sa peau, ses cris redoublèrent et elle se mit à se débattre. Tant et si bien que Roberto l’enserra afin qu’elle arrête de se débattre et simultanément il lui susurrait des paroles réconfortantes à l’oreille. Peu à peu les gestes de Sarah se stoppèrent et du même coup l’étreinte du capitaine se relâcha silencieusement pour ne plus laisser entendre que les sanglots de la jeune femme.
Une fois que Sarah eu repris ses esprits elle se redressa immédiatement, et après s’être vaguement excusé auprès de son collègue, elle partit s’isoler prenant pour prétexte qu’elle avait besoin d’une douche et disparut dans la salle de bain.

Deux minutes plus tard, Roberto entendant le bruit caractéristique de l’eau s’écrasant dans le bac à douche, décida de jeter un coup d’œil à l’appartement. Il n’eut pas à aller bien loin pour se faire une idée des problèmes subits par le colonel, car les bouteilles vides présentes sur la table basse et qu’il n’avait pas vu durant son arrivé précipitée, lui sautèrent à présent aux yeux.
Il continua son tour pour constater que deux autres bouteilles jonchaient le sol à hauteur du lit, il entreprit de les ramasser et les posa, ainsi que les autres sur la table du salon.
Finalement après plusieurs minutes Mac réapparut.

M : je suis désolé que vous ayez assisté à ce spectacle. Je... je ne sais pas ce qui m’est arrivée.

R : moi je pense savoir.

Mac leva vers lui des yeux déconcertés. Puis il dévoila les bouteilles alignées sur la table.

R : je pense que ces litres de whisky n’y sont pas étrangers.

Soudain le comportement de Mac changea radicalement, et ses réflexes d’auto défense ressurgirent rapidement.

M : sauf que vous oubliez une chose capitaine. Cela ne vous regarde pas.

R : En tant que collègue et ami cela me regarde plus que vous ne le croyez.

M : Parce que maintenant nous sommes amis ?

Roberto ignora la remarque de Mac et enchaîna en composant un numéro sur son portable.

M : si vous comptez appeler les urgences ne vous en faites pas j’ai l’habitude.

R : de quoi ? Hurler en dormant ou de vous nourrir liquide ?

M : comme prise en faute Sarah baissa les yeux et murmura : les deux.

Roberto porta son regard sur la jeune femme troublée devant lui avant de se re-concentrer sur sa conversation téléphonique.

R ; oui ici le capitaine Starling. Je vous informe que le colonel Mac Enzie est souffrante, de ce fait elle ne pourra pas travailler aujourd’hui. De même que moi, le colonel étant dans un état préoccupant je préfère rester auprès d’elle tout du moins pour la journée.

X : …..

R : je vous remercie bon courage.

M : pourquoi avez-vous fait ça ?

R : pour les raisons que je viens d’évoquer ?

M : je ne suis pas malade.

R : peut être pas physiquement, mais votre état n’est pas des meilleurs.

M : parce que vous êtes docteur maintenant ?! Dit elle d’un ton las.

R : non mais il semble évident que quelque chose vous ronge et que vous avez besoin de parler.

M : et vous croyez peut être que je vais tout déballer pour vos beaux yeux ?

R : pour vous soulager, dit il posément

M : je n’en ai pas besoin !

R : et moi je pense que si. Cependant je ne peux pas vous y forcer, si vous n’y consentez pas.

M : enfin une parole censée. Alléluia !!

Après cet échange un silence envahit la pièce jusqu’à ce que Mac ne se décide à parler et accepter son visiteur.

M : je suppose que vous ne comptez pas partir avant d’avoir eu ce que vous voulez.

En retour le capitaine lui adressa un signe d’approbation. Puis Mac se leva brusquement et se dirigea vers le coin cuisine.

M : Café ?!

R : Avec plaisir.

Deux minutes plus tard, Mac revint avec un plateau sur lequel elle avait posé deux tasses de café fumant, et un verre d’eau dans lequel une aspirine était en train de se dissoudre.

Roberto observa Mac tandis qu’elle posait délicatement le plateau sur la table basse.

R : vous êtes mariée ? dit il en désignant l’alliance que portait Mac.

Comment mettre les pieds dans le plat pensa Mac.
Elle s’assit et avala d’une traite le liquide blanc cassé et enchaîna avec une gorgée de café avant de répondre difficilement.

M : officiellement oui.

R : et officieusement.

M : officieusement, je ne sais pas si je dois m’attendre à entendre sa voix au bout du fil un jour, ou à découvrir les papiers de demande de divorce dans ma boite aux lettres.

R : et vous êtes mariée depuis longtemps ?

M : 2 ans.

R : des enfants ?

Et vlan, encore là où ça fait mal. Mac qui ne s’attendait pas à cette question se trouva tout d’un coup désarmée. Elle ne savait plus quoi répondre, d’un coté elle n’avait aucune envie de déballer toute son histoire à cet homme qu’elle connaissait à peine. Mais d’un autre coté elle ne pouvait cesser de penser qu’il avait peut être raison, que le fait de raconter tout ce qu’elle avait sur le cœur la soulagerait un peu. Depuis longtemps elle gardait pour elle le souvenir de ce jour, et de ces conséquences.

A coté d’elle, voyant que la question l’avait mis plus mal à l’aise qu’il ne l’aurait pensé, Roberto comprenait le silence de la jeune femme et attendait patiemment qu’elle ne se décide elle-même à parler.

Finalement, Sarah prit une grande inspiration et se lança.

M : vous savez, avant ça cela faisait plus de 16 ans que je n’avais pas touché une goutte d’alcool.

Roberto prit conscience que Sarah allait s’ouvrir à lui, et il l’encouragea du regard tout en essayant de la rassurer.

M : sauf une fois, avant cette semaine bien sur.

Le ton de Sarah se fit soudain plus ironique.

M : il faut croire que l’alcool et les morts font partie intégrante de ma vie.

R : Sarah la mort fait parti intégrante de la vie, vous ne pouvez pas…

M : ne me dites pas ce que je peux ou non. Quand vous saurez, vous ne tiendrez pas le même discours, j’en suis persuadé.

Le silence retomba dans l’appartement, Sarah se leva et arpenta la pièce avant de se placer devant la fenêtre et de fixer les lumières de la ville, comme pour trouver la force de se replonger dans ses souvenirs, et surtout trouver le courage de les partager.

M : je suis désolé de vous parler sur ce ton après tout vous n’y êtes pour rien.

Roberto ne dit rien et se leva simplement pour se poster auprès de Sarah.

M : Quand vous avez évoqué le fait d’avoir des enfant tout à l’heure, j’ai volontairement éludé la question, parce que je… il y a quelques temps de cela j’ai perdu mon bébé.
Vous savez Harm et moi désirions plus que tout au monde avoir ce bébé. J’ai appris ma grossesse lors d’une mission, et je n’ai pas voulu l’interrompre, car il n’y avait aucun danger pour le bébé ni pour moi. D’autant plus que l’on venait de m’apprendre que je rentrerai au pays dans trois jours tout au plus.

A l’évocation de ce moment sa gorge se serra.

M : Malheureusement, il y a eu un accident dans le camp où je séjournais, et une explosion s’est produite tout prés de mes quartiers. La déflagration m’a balayée et je me suis réveillée le lendemain à l’hôpital. Et c’est la que le médecin m’a appris que …

La gorge de la jeune femme se serra un peu plus, et des larmes commencèrent à perler aux coins de ses yeux marrons. Instinctivement, le capitaine de corvette passe un bras autour des ses épaules pour l’encourager.

M : et depuis ce jour Harm ne daigne même plus m’adresser la parole.
Il m’en veut tellement de ce qui est arrivé, et je ne l’en blâme pas. J’aurai du l’avertir tout de suite de mon état et rentrer pour lui annoncer. Et tout cela ne serait pas arrivé.

La fin de la phrase de Sarah se perdit dans un sanglot et Roberto la prit dans ses bras pour la consoler et la bercer.
Ils restèrent ainsi plusieurs minutes avant que les tremblements du colonel ne cessent, et qu’elle se dégage progressivement de son étreinte.
Finalement, elle reprit sa place initiale sur le divan et comme pour se redonner une contenance, elle empoigna la tasse de café qu’elle porta à ses lèvres.
Le capitaine, quant à lui, tentait de trouver les mots qu’ils fallaient afin de réconforter la jeune femme, puis il jugea bon de lui dire ce qu’il ressentait et sa vision de la situation.

R : écoutez Mac, je crois que vous devriez lui laisser un peu de temps. Tout cela n’a pas du être facile pour lui non plus. Il a du ressentir une sensation de frustration et de mise à l’écart. Je ne voudrais pas faire de la psychologie de marché, mais pour l’instant il à besoin d’un responsable et il se trouve que c’est vous.

M : et pour cause je suis responsable de tout ce gâchis.

R : Mac, arrêtez de vous accabler. Vous n’êtes pas responsable. Vous l’avez dit vous-même c’était un accident.

M : peut être pour vous, mais pas pour lui.

R : lui avez-vous au moins expliquez la situation. Avez vous discuté posément après ?

M : il refuse catégoriquement de me parler.
Vous aurez beau dire n’importe quoi je crois qu’à présent mon sort l’importe peu.
Je suis partie et il ne s’est même pas retourné, je crois que la situation est claire.

R : vous savez l’orgueil peut parfois faire faire des choses bizarre. Et je ne vous parle pas des pilotes la c’est carrément n’importe quoi.
Mac esquissa un léger sourire.

M : ça je sais, mais à force on s’y habitue.

R : hey, peut être mais vous vous êtes un marins !!
Et puis en temps que coach personnel, je vous sommes de ne pas abandonner.
Que diriez vous d’un brin de ménage, d’une proscription total de boissons alcoolisées. Et d’une confrontation finale ?

Pour la première fois Mac sourit sincèrement à son partenaire, lui faisant ainsi comprendre qu’elle acceptait son amitié.

M : marché conclu pour les deux premières. Mais pour la suite, je crois que je ne supporterai pas encore une fois qu’il m’ignore comme si nous n’avions rien vécu ensemble.

R : il faut laisser le temps et le destin faire.
Ils échangèrent un regard et Mac sue qu’elle avait eu raison de faire confiance à cet homme, il avait su l’écouter sans la juger. Un peu comme Harm l’avait fait pendant toutes ces années.

Le reste de la journée se passa tranquillement, et en début d’après midi, Mac ordonna au capitaine de retourner à son poste. Il tenta bien de refuser mais visiblement sa partenaire avait vite fait de retrouver son caractère de devil dog !!!
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Jeu 22 Sep - 22:56

19 Mai 2005
11H00
Quartier général du Jag
Bureau de l’amiral Chegwidden


AJ : Coates, des nouvelles de La Haye ?!

C : pas encore monsieur, mais apparemment leur vol a eu un peu de retard, je pense qu’il ne devrait plus tarder à atterrir.

AJ : parfait, des qu’ils arriveront je veux un rapport.

C : bien monsieur.

L’amiral soupira pour la énième fois de la semaine, décidément cette affaire tombait vraiment très mal. Et de plus pour cette fois, il n’avait pas droit à l’erreur, la carrière du Secrétaire d’état était en jeu, et il avait lui-même insisté pour être défendu par le colonel Mac Enzie et la capitaine Rabb.
Bien qu’il ait été réticent à cette idée, il n’avait malheureusement pas eu le choix, et avait du se résoudre à dépêcher immédiatement le Colonel, et à faire revenir Harm de ses vacances en urgence, pour le faire sauter dans un avion pour les Pays bas.
En vue de la confrontation explosive et complètement imprévisible entre ses deux officiers, l’amiral avait jugé bon d’inclure Bud dans le groupe en espérant qu’il joue en quelque sorte, le rôle de tampon et de conseiller auprès de ses deux amis.

Du coté des époux, l’annonce de leur nouvelle collaboration et de tout ce qu’elle allait inévitablement entraîner avait eu l’effet d’une véritable bombe.
Que ce soit pour Harm et Mac, plus le moment de la rencontre approchait et plus la pression et l’angoisse étaient palpables.
Comme un signe, le destin les réunissait encore une fois alors qu’ils s’étaient séparés.


26 Mai 2005
La Haye
Hôtel le Majestic, chambre de Mac


Depuis son arrivé, Mac tentait tant bien que mal de se concentrer sur son affaire, mais la rencontre qui se profilait, ne cessait de monopoliser son esprit. Elle savait la confrontation inévitable, mais elle était arrivée bien trop tôt. Avec le soutien de Roberto elle commençait tout juste à se remettre et à se reconstruire, et il lui fallait maintenant faire face à Harm dont elle ignorait l’état d’esprit, et les futures réactions. Depuis qu’ils se connaissaient, ils avaient tellement eu de disputes chacun campant sur ses positions, mais cette fois Mac s’était tue et avait fui, convaincue de sa responsabilité.
Pourtant aujourd’hui elle savait qu’il lui faudrait forcer Harm à l’écouter et à lui dire ce qui s’était passé. Pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, elle se sentait faible, peu sure de soi. Sûrement car, bien qu’il l’avait encore une fois faite souffrir, elle aimait encore profondément Harmon Rabb Junior.

26 mai
Aéroport de la Haye
13H30


L’avion venait d’atterrir et les deux représentant du Jag se trouvaient à présent dans un taxi.

B : vous avez été bien silencieux capitaine ?

H : désolé Bud c’est que j’ai l’esprit ailleurs.

B : c’est la rencontre avec le colonel qui vous préoccupe ?

H : en effet Bud.
Mais le capitaine changea tout de suite de sujet.
Mais cela ne devrait pas, pour l’instant seule cette affaire doit nous préoccuper.

Bud remarque tout de suite la gêne de son supérieur et n’insista pas pour l’instant. Il avait pourtant longuement discuté avec son épouse des problèmes que pouvaient traverser leurs amis, sans pour autant en arrivé à une conclusion satisfaisante, et aurait bien aimé savoir le fin mot de cette histoire.
Le taxi stoppa et tous les deux en descendirent, arrivé à l’hôtel le réceptionniste leur indiqua la chambre qu’occupait déjà leur collègue, et ils se mirent en chemin.
Ils déposèrent avant leurs bagages dans la leur, et enfin allèrent frapper a celle du colonel.

L’atmosphère s’était perceptiblement tendue, et même Bud étranger à leur conflit pouvait sentir l’appréhension du capitaine.
Finalement la porte s’ouvrit, et Bud fut le premier à étreindre son ex collègue.

B : madame cela fait du bien de vous revoir.

M : merci Bud, je le suis tout autant que vous.

Le sourire de Mac se crispa et disparut finalement quand l’imposante stature du capitaine pénétra dans la pièce. L’ambiance prit une étrange forme et les deux officiers se fixèrent sans qu’aucune parole ne veuille sortir.

Bud assistait en spectateur à cette scène surréaliste, finalement n’en voyant aucun se décider à parler, il brisa la glace un peu maladroitement en sautant sur le premier sujet de conversation qui lui passait pas la tête.

B : madame, est ce que vous avez réussi à extirper quelques choses de ce dossier, car le capitaine et moi avons commencé à établir une ligne de défense.

Reprenant tous deux leurs esprits, il se tournèrent vers Bud.

M : heu oui, j’ai tout inscrit sur une feuille. Installez vous autour de la table je vais chercher les papiers.

Ceux-ci s’exécutèrent et ils se mirent au travail comme si de rien n’était. Même si le lieutenant avait la forte impression de servir d’intermédiaire entre ses deux partenaires dont les regards ne se croisaient que rarement.

L’affaire se présentait plutôt bien, car malgré le climat tendu régnant dans l’équipe son efficacité en était restée intacte. Bud souffrait cependant de les voir comme ceci, mais il ne pouvait intervenir et risquer de chambouler ce curieux équilibre qui s’était formé, ce qui mettrait leur victoire en péril. Mais une fois cette dernière acquise, il se jura de mettre son nez dans les affaires de ses amis.

Le procès se déroula d’une manière satisfaisante selon les propos du secrétaire d’état, qui fit lui-même un rapport élogieux sur ses trois avocats à l’amiral Chegwidden.
Le soir suivant la clôture du procès, ils se retrouvèrent tous dans un bar restaurant. Bud voulait profiter de cette occasion pour faire dialoguer ses deux amis, mais le dialogue restait plutôt stérile entre les deux, jusqu’à ce que le serveur ne vienne intervenir.

S : messieurs dame désirez vous manger ?

Bud s’apprêtait à répondre quand Harm le coupa.

H : pas pour moi merci, je vais rentrer je me sens un peu fatigué.
Et il se leva après avoir souhaité bonne soirée aux autres. Quelques peu abasourdi Bud finit tout de même par convaincre Mac de partager ce dîner avec lui. Et la discussion tourna rapidement sur la scène précédente.

M : je suis désolé Bud, je n’aurai pas du venir. C’était une mauvaise idée.

B : vous n’y êtes pour rien madame. C’est juste que la capitaine est comme cela, il préfère fuir.

M : sauf qu’en l’occurrence, c’est moi qui ait fuit cette fois.
La mine de Mac était triste et dépitée.

B : madame êtes vous sûre que tout va bien ?! Harriet et moi nous faisons énormément de soucis. Même le ptit AJ demande après sa marraine, il veut savoir pourquoi est ce que vous êtes parti comme cela.

M : je sais Bud je n’ai peut être pas agi correctement vis-à-vis de vous, mais tout me paraissait si compliqué, si sans issues.

B : et maintenant madame ?

M : je ne sais pas, tout était clair dans ma tête. Mais quand je l’ai revu tout a été de nouveau en désordre. Je le maudis même des fois pour cette foutu emprise qu’il a sur moi.

Bud acquiesça en silence.


B : madame je ne voudrais pas vous paraître indiscret, mais le capitaine est resté extrêmement silencieux sur le pourquoi de votre séparation. Enfin je dis séparation mais si ça se trouve…

Mac releva la tête de son assiette et enchaîna d’un ton amer.
M : quand on en arrive au point où un des deux époux ôte sa bague, je pense que l’on peut parler de séparation sans trop se tromper. Constata Mac dépitée et la voix cassée.

B : je suis désolé madame, j’espérai que vous ne l’auriez pas remarqué ou que cela était entendu entre vous. C’est que je trouve tout cela tellement nul.

A la suite de cet échange le silence se fut, quand Mac reprit finalement la parole.

M : vous devez vous demander ce qui nous en a amené ici.

B : madame je ne voudrais pas vous forcer, si vous n’avez pas envie d’en parler.

M : au contraire Bud, je crois que mon erreur a été de ne pas en parler, peut être par orgueil je ne sais pas. Et puis, vous êtes mon ami depuis tellement longtemps que vous méritez de la savoir.

Bud hocha de la tête, et durant le quart d’heure qui suivit il écouta Mac raconter toute l’histoire depuis le début et le fameux ordre de mission.

Pendant le reste de la soirée, Bud tenta de convaincre Mac plus ou moins maladroitement d’aller parler au capitaine et de lui expliquer ce qu’il s’était vraiment passé. Finalement ils regagnèrent leur chambre tôt dans la soirée car Mac avait besoin de se reposer. Bud s’apprêtait à aller lui aussi se coucher, quand finalement il prit son courage à deux mains et frappa à la porte de son mentor, prêt a lui assener ses quatre vérités.
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Jeu 22 Sep - 23:48

Outin Math c'est trop trop trop trop trop bien !!!! AH j'adore de trop Very Happy j'ai trop trop trop mal pour Mac Sad Sad Sad Tin elle a vu qu'il avait enlevé sa bague, ça me fend le coeur, chui toute triste mtn Et le Harm là, arf tjs égal à lui même
Mais j'espère que Bud va lui ouvrit les noeils et que tout va s'arranger ! Teplé Sad

Viv'ment la suite et en plus le 22 mai Very Happy

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Jeu 22 Sep - 23:53

EXCELLENT, ta fic est trop bien sauf que je suis très triste pour Mac moi aussi !!
Harm a intérêt de remettre son alliance parce que ça va chauffer pour son matricule, nan mé oh!!!
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 24 Sep - 1:55

Et voila l'avant dernier chapitre, bonne lecture Wink

========================

Harm était allongé sur son lit à fixer le plafond et à réfléchir lorsqu’il perçut des coups frappés à sa porte. Il se leva et alla ouvrir redoutant un peu de trouver Mac derrière la porte, mais il constata que ce n’était que Bud, ce qui le soulagea intérieurement.

B : Monsieur je ne vous réveille pas ?

H : non pas du tout, je me reposais mais je ne dormais pas.

B : est ce que je peux entrer ?

H : bien sur allez y. Vous avez un problème Bud ?! S’enquit Harm.

B : non, enfin si ! A vrai dire j’étais venu vous parler, mais je voudrais tout d’abord vous poser une question !

Bud semblait un tantinet nerveux, pour lui Harmon Rabb avait toujours représenté son idéal, un exemple à suivre. Sans le vouloir, il avait développé une admiration pour lui, ce genre d’admiration qui rend les paroles et les gestes de quelqu’un comme sacré. Et aujourd’hui les rôles s’inversaient, il avait cette étrange sensation, comme lorsque pour la première fois on fait face à ses parents et lorsque l’on impose ses propres opinions.
Bud se trouvait face à l’homme qui l’avait accompagné pendant toute sa formation et lui avait donner l’envie de faire son métier avec autant de passion.
Il releva les yeux sur Harm et peut être la première fois, il vit en son mentor comme une personne fragile, déconcerté. Cette vision lui redonna un peu de courage et il se lança finalement, car même s’il savait que cette conversation serait dure à entendre il était convaincu de son bien fondé.

B : monsieur, pourquoi avez-vous fui tout à l’heure au restaurant ?!

Harm regarda Bud avec un regard déconcerté, cette question l’avait laissé littéralement sur le cul. Il resta de glace pendant quelque seconde ne sachant pas quoi répondre.

H : Bud je… je n’ai pas fui. Simplement vous avez vu tout autant que moi que l’atmosphère n’était pas gérable, il fallait que quelqu’un s’en aille.

B : il faut dire aussi que vous n’avez rien fait pour améliorer les choses.

Devant le culot de son ami, la voix de Harm franchit un palier ce qui ne surpris pas Bud qui s’était préparé à cette éventualité et garda son calme.

H : A oui et qu’auriez vous voulu que je fasse !!! Et puis d’abord vous n’avez rien à voir la dedans vous ne savez même pas ce qui s’est passé alors gardez vous de vos jugements lieutenant.

B : j’en sais plus que vous ne croyez. Et je ne juge pas, je veux simplement vous montrez ce qui est vrai.

H : la seule chose vrai Bud c’est que le colonel est responsable de ce qui s’est passé. Et qu’elle m’a mis à l’écart de ma propre vie, sans se soucier de ce qui pourrait bien arriver.

B : La vérité capitaine, c’est que vous avez été frustré d’avoir été impuissant face à la situation, de ne pas avoir pu agir pour faire changer les choses. Cette nouvelle vous est tombée dessus et vous a mis au pied du mur. Et vous avez cherché des responsables pour la perte de votre enfant. Je peux comprendre la douleur que vous avez ressentie, je suis passé par là Harm. Ce besoin de savoir quelqu’un responsable de son malheur, avoir un visage sur qui déverser sa haine.
Mais vous savez comme moi que le colonel n’est pas responsable, c’est la fatalité Harm, celle qui touche n’importe qui, à n’importe quel moment. Un pont qui s’effondre alors que vous le franchissez, un incendie qui éclate et vous tue alors que vous n’auriez pas du être dans votre maison, ou une explosion accidentel dans un camp alors que vous effectuez une mission de routine.

H : peut être Bud mais si …

B : si quoi Harm ??!! Si elle vous avait prévenu de son état ?! Êtes vous sur que vous ne lui auriez pas dit de rester trois minuscules jours de plus. Et si elle l’avait fait, ça aurait peut être été autre chose, combien d’accident y’a-t-il chaque jour à Washington ?!
Nan, Harm je suis sur que vous savez tout ça et depuis longtemps, simplement vous avez été trop orgueilleux pour admettre que la situation vous avez échappé, et surtout pour admettre que vous avez eu tort. Finalement je pense que la situation vous convenait, vous aviez une personne sur qui déverser votre rage sans vous sentir responsable.

Durant tout le monologue de Bud, Harm n’avait pas desserré les dents, ni les poings. Les paroles de son ami le frappaient de plein fouet, et cela parce qu’elles étaient vraies. Il ne pouvait plus le nier, tout se qu’il tentait de se cacher depuis le jour de l’accident venait de lui être déballé au grand jour, et sans réserve.

Bud vit à la réaction de Harm que son discours avait eu l’impact souhaité, aussi, son ton se radoucit.

B : vous savez Harm, se sentir quelquefois impuissant face à la vie et malheureux n’est pas une faiblesse. Je peux comprendre votre réaction, mais dans ce genre d’épreuve le dialogue et le soutien sont nos plus grands alliés. Il faut simplement être assez humble et courageux pour s’ouvrir, partager sa souffrance, ses doutes, et écouter ceux des autres.

Le silence se fit de nouveau, Harm avait les yeux fixés au sol songeant aux paroles qu’ils venaient d’entendre. Bud décida de laisser son ami seul et commença à tourner les talons.

H : Bud attendez !

Bud se retourna et vit que le capitaine avait redressé la tête, sa voix était mal assuré, du aux sanglots qui menaçait de couler.

H : Bud… est ce que vous croyez qu’elle m’aime encore après tout ça ?

B : encore plus que vous ne le pensez Harm. Tout ce dont elle à besoin c’est de savoir que vous la soutenez, et que vous l’aimez. L’épreuve a été rude pour elle aussi.

Soudain son égoïsme le rendit honteux, tellement honteux que des larmes lui piquèrent les yeux. Mais il ne devait pas craquer, pas maintenant.
Il reprit son souffle alors que Bud s’apprêtait à partir.

H : Bud ?

B : oui ?

H : merci.

B : ce n’est rien Harm.

H : oh si Bud c’est beaucoup. Vous êtes un homme fantastique, et je vous jure que je ferai tout pour reconstruire ma famille et qu’elle soit aussi unie et parfaite que celle que vous formez avec Harriet et les enfants.

Le sourire de Bud s’élargit, à cet instant il se sentait sacrement bien. Il en était maintenant pratiquement sur, la vie de ses deux meilleurs amis allait enfin se remettre sur les rails avec l’aide d’un peu de temps. Et il venait de recevoir le plus beau des compliments, il était devenu à présent un modèle pour celui qui représentait le sien. Ses pensées vagabondèrent instantanément vers sa femme et ses enfants et Le lieutenant Bud Roberts se sentit léger, il avait remporté le plus beaux pari du monde : réussir sa vie, être simplement heureux.
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Sam 24 Sep - 3:48

Alors tu m'as trop fait rigoler Math avec "littéralement sur le cul" Laughing et Bud il est trop fort, j'ai adoré comment il a parlé à Harm et lui a fait ouvrir les yeux lui exposant la réalité en face, et son égoismeme lui est apparu. Excelent chapitre, très bien exposé et écrit, j'ai vraiment beaucoup aimé surtout sur le point de la solidarité qu'à Bud avec Harm (lui aussi étant passé par là) et sur le réalisme pas besoin d'avoir du 100% shipperisme mais des sentiments et des relations amicales entre personnages j'aime lol et ce qui est dit c'est vraiment ce que j'ai pensé alors c'est cool Very Happy mdr J'ai aussi verser une tite larme sur le côté admirateur admiré, ça me file les frissons les trucs comme ça Rolling Eyes lol
J'ai vraiment trop hâte de voir la scène avec Mac et les explications, et surtout : la réconciliation Mr.Red (enfin j'espère qui a réconciliation, hein Math Sad )

En tout cas Bravo Math j'adore ! I love you

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Dim 25 Sep - 0:55

Et voila la fin, je vous remercie pour tous vos comms' qui m'ont fait trop plaisir et je suis super contente que vous ayiez aimé, j'espere que vous aimerez aussi cette fin

=====================

Mac s’était assise sur son lit remontant ses genoux sous son menton et avait machinalement allumé la télé pour se distraire l’esprit, mais les paroles des acteurs n’arrivaient pas jusqu’à son cerveau trop encombré par la vision de Harm. Finalement, épuisée de souffrir inutilement le sommeil fini par la gagner.

Harm frappa à la chambre de Sarah mais n’obtint aucune réponse, en tendant l’oreille il perçut les bruits du téléviseur et décida d’entrer. Il progressa silencieusement dans la pièce et la lumière de l’écran lui permit de distinguer la silhouette de Sarah endormie au milieu du lit. Elle avait l’air tellement paisible et tellement belle que Harm ne put la réveiller. Il déplaça une chaise à coté du lit et s’y installa, se contentant de la regarder dormir en réfléchissant à ce qu’il allait lui dire lorsqu’elle se réveillerait.

Au bout d’un moment le colonel commença à s’éveiller, mais quand elle ouvrit les yeux, au lieu de fixer le vide, ils accrochèrent immédiatement deux yeux bleus la fixant intensivement.
Alors qu’elle apercevait le visage d’Harm un frisson la parcourut, aussitôt l’angoisse et la peur la gagnèrent.
Le téléviseur avait été éteint, sans doute par Harm, et à cet instant la pièce était uniquement éclairée par les rayons de la pleine lune, Harm fut tenté pendant un instant de pousser le bouton de l’interrupteur, mais il renonça. La lumière était bien assez suffisante pour qu’il puisse voir et discerner les émotions passant sur le visage de sa compagne, et de plus, il ne voulait pas briser par un quelconque geste le moment qui était en train de se jouer.
Sarah s’était redressée dans le lit. Harm la scrutait toujours, et soudain elle vit une larme se frayer un chemin sur sa joue, et d’autres suivrent le même chemin sans retenue, tandis que ses lèvres se mirent à s’articuler.

H : Sarah, je… je me sens tellement honteux de t’avoir fait souffrir ainsi, je ne trouve pas les mots pour te dire ce que je ressens, je ne me suis jamais senti aussi misérable. Je me suis acharné sur toi, te rendant responsable d’un évènement qui en fait n’en comportait aucun. Je sais que c’est peut être facile de dire ça après tout ce que je t’ai fait vivre. J’aurai du être avec toi pour t’aider, et au contraire j’ai été le bourreau de cette histoire.

La connexion entre leurs yeux n’avait pas cessée durant tout l’échange, chacun cherchant les sentiments de l’autre. Les yeux de Mac commencèrent à lui piquer et le regard implorant d’Harm lui exprima toute la sincérité de ses paroles.

H : Si tu le désires encore Sarah, Je ferai tout pour me faire pardonner et te prouver que je suis encore digne de vivre à tes cotés. Donne moi une autre chance Sarah, je t’en supplie je t’aime tellement.

Cette fois aucun des deux ne cherchaient plus à retenir ses larmes.
L’étincelle d’espoir que Sarah avait gardée au fond d’elle, reprit finalement vit.
Doucement elle se rapprocha de Harm et ses mains vinrent recouvrir son visage pour chasser ses sanglots, un faible sourire se dessina sur son visage et sans aucun mot, elle entoura ses bras autour de son cou et nicha sa tête dans son cou, Harm fit de même et dans un même geste ils se serrèrent aussi fort qu’il le pouvaient et laissèrent libre cours à leurs sanglots qui inondaient progressivement l’épaule de l’autre.

L’étreinte dura ce qui leur parut comme une éternité, une éternité de soulagement, l’impression de re-vivre.

Leur regard se fixèrent de nouveau, tout semblait redevenu parfait sauf une chose. La main de Sarah entrelaça celle de son mari mais son annulaire restait toujours vide. Harm comprenant sa peur, la rassura du regard en lui souriant.

H : je l’ai peut être ôtée de mon doigt, mais sache qu’elle ne m’a jamais quitté.

Tout en disant ses mots, ils passa sa main dans son cou et en sortit la chaîne retenant ses plaques militaires. Au milieu de celles-ci, un bijou en or brillait.

H : Sarah, je suis désolé de t’avoir fait subir tout ceci. D’avoir douté de toi et d’avoir put croire un seul instant que tu aurais pu faire quelque chose qui pouvait nous nuire.
Sarah est ce que tu crois que tu pourrais me pardonner, et accepter de me repasser cette alliance ?

S : je ne sais pas Harm, tout va tellement vite, et j’ai tellement souffert de penser que tu ne m’aimais plus, et pire que tu me haïssais.

Harm baissa la tête, sa déception était visible, mais il n’était pas en position de dire quoi que soit. Pas après le comportement qu’il avait adopté durant les jours passé. Et puis, il était déjà plus qu’heureux que Sarah ne lui tourne pas le dos.

H : je comprends Sarah, je comprends. Il te faut du temps. Mais sache que quand tu seras prête à me pardonner, je serai là, je t’attendrai.

A cet instant tous les doutes de Mac s’envolèrent, tout ce qu’elle voulait entendre venait de lui être prononcé.

M : Harm, tu sais lorsque je t’ai vu tout à l’heure au pied de mon lit, je ne te cache pas que j’ai éprouvé l’envie de te flanquer une gifle pour te faire payer tout ce que j’avais enduré.
Mais je me suis rendu compte que tu n’en avais pas besoin, que tu t’en voulais assez sans que je n’en rajoute. Et ce n’est pas la peine d’attendre, le temps ne pourra jamais rien changer au fait que je t’aime, et que tout le monde fait des erreurs.

Sans un mot Mac retira la chaîne de cou de Harm et en fit glisser l’alliance qu’elle replaça au doigt de son mari comme elle l’avait fait quelques années plus tôt. Le pardon était accordé.

H : Sarah je…

M : chut pilote, nous nous sommes retrouvé c’est tout ce qui compte.

Harm et Mac s’étreignirent de nouveau, puis leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser empli de douceur et de caresse.

M : Harm, cette nuit je voudrai juste dormir enlacé dans tes bras.

Doucement ils s’allongèrent dans le lit collé l’un contre l’autre. Sarah épuisée ne tarda pas à s’endormir, la tête posé sur le torse de son pilote et bercée par les battements de son coeur.
Harm lui, se contenta de resserrer ses bras autour du ventre de sa femme, et resta un moment à le caresser avec son pouce qui s’était mit à tracer des cercles sur sa peau, tandis qu’il s’enivrait de nouveau de la légère odeur d’amande douce des cheveux de Sarah. Puis il rejoignit cette dernière dans un sommeil extrêmement calme, comme il n’en avait pas connu depuis de longues semaines.


Quelques mois plus tard.
Maison de Harm et Sarah


H : Chérie ça ne va pas tu me sembles bien soucieuse ?!

M : si, si, ça va.

H : Mac, pas à moi. C’est au sujet du bébé ?!

Mac acquiesça de la tête, tout en posant machinalement une main sur son ventre déjà bien arrondi.

M : je sais que je ne devrais pas m’inquiéter mais c’est plus fort que moi. J’ai tellement peur que cela se passe mal.

H : hey, Sarah, tout se passera bien, je le sais puisque je viens de décider de t’attacher au lit jusqu’à la fin de ta grossesse.

M : Haaaaaarm !!!! Tu es loin d’être drôle !

H : je sais, sérieusement je suis sur que tout se passera bien.

M : comment peut tu être aussi catégorique avec tout ce qui nous est arrivé.

H : pour la simple et bonne raison qu’aujourd’hui plus que jamais je crois en nous, et en la vie !

Harm vint enlacer Sarah et posa sa main sur son ventre, tout juste à temps pour ressentir le léger coup que leur enfant infligea à sa mère.

M : alors là, à deux contre une je m’incline.

Ils rirent tous les deux de bon cœur, savourant le bonheur d’être ensemble.

L’orage s’était dissipé pour laisser place à un grand ciel bleu.
La vie était belle.

Fin Rolling Eyes Embarassed Wink
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AnneSoMac
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Dim 25 Sep - 1:23

Oh oui que la vie est belle lorsque ça se termine de la sorte!!!

J'ai adoré cette fic, merci merci!!
Et merci à Bud surtout !!!
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finou
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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   Dim 25 Sep - 1:56

Ahhh toute la journée j'ai attendu la suite et chui pas déçu, loin de là Very Happy Magnifique fic Math, j'ai adoré, où qu'elle est la suivante Mr.Red lol Wink

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MessageSujet: Re: Où en sommes nous?   

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