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 Un temps pour guérir [Terminé]

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Stephjag
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Féminin Nombre de messages : 515
Age : 40
Localisation : Plongée dans le blue des yeux de Harm ou ceux de Grissom ou ceux bleu acier de Gibbs
Date d'inscription : 04/09/2005

MessageSujet: Un temps pour guérir [Terminé]   Dim 12 Fév - 14:32



“Un temps pour guérir”

Auteur : Daenar.
Traduction : Stephjag

Email Daenar : daenarchurill@yahoo.de
Email Stephjag : Stephrabb@hotmail.com

Titre Original : “A time for healing”

Disclaimers : JAG est la propriété de Belisarius Productions, Paramount et de la CBS. Pas de droit d’auteur.

Classification : PG

Catégorie : Réflexion, introspection, étude des personnages, romance (H/M)

Résumé : Harm et Mac ont une conversation téléphonique peu après minuit le 11 septembre 2002

Note de l’auteur : ceci est une petite histoire que j’ai ressentis le besoin d’écrire afin de gérer une chose dont j’avais fait l’expérience plutôt dans la journée au travail dans le bureau de la rédaction. Je devais écrire une chronologie des événements du 11/09 et pendant que je visionnais le matériel et lisais ce que certaines personnes avaient vécu ce jour là, les souvenirs me submergèrent et je ressentis à nouveau toute la douleur. Je n’ai perdu personne ce jour là, et j’étais à des milliers de kilomètres. Mais j’étais aussi terrifié que n’importe qui parce que j’étais témoin d’une puissante tentative de destruction des valeurs dans lesquelles je croyais et du monde que j’aime.

De nombreux mercis à Heather pour la béta-lecture

Note personnelle : je pense que Daenar à très bien réussi à mettre en mots ce que beaucoup de gens ressentent encore aujourd’hui.





11 septembre 2002
05:21 GMT
Appartement de Mac
Georgetown, DC


[Point de vue de Mac]

Je ne peux pas dormir. J’ai essayé. Mais cela n’ira pas. Je le sais. Je me connais. Je suis solide et je peux me forcer à presque tout faire. Mais je ne peux me forcer à m’endormir. C’est toujours la même chose lorsque quelque chose m’ennuie vraiment. Les pensées viennent et repartent très rapidement. Elles traversent mon esprit sans jamais vraiment atteindre ma conscience. La seule constante est la douleur. Ce n’est pas que je ne peux la supporter. Je peux presque l’ignorer. C’est une sorte de mal endormi qui crée une certaine pression à l’intérieur de ma poitrine. Mais elle est là et elle ne disparaîtra pas aussi longtemps que je ne dormirai pas. Le sommeil vous fait soit oublier vos problèmes soit il les fait s’accumuler en cauchemar et à un certain point vous ne pouvez que vous réveiller et être heureux que ce soit terminé. Mais je ne peux pas dormir.

J’ai ouvert la fenêtre il y a un moment. Maintenant je m’appuie sur l’encadrement de la fenêtre, mes bras croisés sur la poitrine, et je laisse mes yeux se promener alentours. C’est une nuit chaude qui nous dit que nous sommes toujours en été. La lune n’était toujours pas apparue, mail elle le ferait, au environ de 0330 EST. Je l’ai lu dans le journal, juste à côté des prévisions météo. C’est une nuit calme, quelques bruits. C’était également une nuit calme il y a un an, avant que l’enfer ne se déchaîne.

Je n’arrive pas à croire que cela fait déjà un an depuis ce jour qui a changé nos vies. Pour le moment je ne pense pas aux gens qui étaient directement impliqués dans la tragédie. Avec toutes les commémorations, toutes les chaînes de télévision montrant ces affreuses images sans arrêt, toutes ces pages commémoratives ou brochures qu’ils mettent sur le marché et tous ces livres qui sont vendus à nouveau… avec toutes ces choses vous pouvez être certain de vous rappeler tous ces gens de toute manière. Vous êtes forcez de tomber sur ces histoires. Et d’une certaine manière vous ne pouvez empêcher qu’elles vous touchent. Cela aurait pu être moi. Je veux dire, je me rends au Pentagone régulièrement, n’est-ce pas ? J’aurais pu m’y rendre ce jour là et pour une raison je ne l’ai pas fais.

Mais en ce moment, je ne pense pas aux victimes ou leurs familles. Je réfléchis sur le comment ces attaques ont changé ma propre vie — mes priorités, mes façons de penser. Et les vies des personnes auxquelles je tiens le plus.

Ai-je jamais pensé à aller en Afghanistan avant ? Ou bien que Harm marche sur une mine anti-personnelle ? Ou que Bud perde sa jambe à cause d’un de ces engins de malheur ? Ou Harm mettant sa vie en jeu — une nouvelle fois — pour chasser un affreux un missile nucléaire. Cette dernière année a laissé des traces amères sur nos vies. Juste parce que quelqu’un quelque part nous déteste tellement qu’il a convaincu de jeunes gens de faire s’écraser des avions dans des buildings, tuant des milliers d’hommes et de femmes.

Une légère brise fait voler doucement ma robe de chambre. Je serre mes bras un peu plus autour de moi, me demandant s’il y a d’autres gens qui sont incapables de dormir parce qu’ils combattent les démons du passé qui peuvent facilement être les mêmes auxquels nous devrons faire face dans le futur.

J’ai envie d’appeler Harm. Il y a au moins un petit rayon de soleil dans le tableau que je viens de peindre. Nous nous sommes rapprochés.

Je me refuse à penser que nous avions besoin de cette tragédie et ses conséquences pour finalement emprunter la bonne route. Peut-être en avions-nous besoin. Mais j’espère encore que nous aurions réussi de toute manière. De toute façon, les choses étant ce qu’elles sont, toutes les douleurs et les peurs auxquelles nous avons dû faire face durant les derniers mois nous ont considérablement rapprochés l’un de l’autre. Nous avons eu quelques indices sur le fait qu’un de nous aurait pu perdre l’autre. Peut-être que je devrais l’appeler.

Je marche jusqu’à ma table de nuit pour prendre mon téléphone sans fil. Lorsque je m’apprête à composer le numéro, il se met à sonner.

« Mackenzie. »

[« Je savais que vous seriez réveillée. »]

« Harm ? Que se passe-t–il ? »

[« Je ne peux pas dormir »] sa voix était basse et légèrement tendue.

« Quel est le problème ? »

[« Je pense à tout un tas de choses et à rien. »]

« Oui. Moi aussi. »

[« C’est ce que je pensais. »]

« Vous paraissez ennuyé. »

[« Vous savez Mac, depuis que nous sommes rentrés, ça a été difficile de chasser certaines choses de mon esprit. Elles… et bien… en quelque sorte persistent dans un coin distant et lorsque vous baissez votre garde elles commencent à vous hanter. »]

« Vous voulez passer prendre un café ? »

Je peux l’entendre sourire. [« N’importe quel autre jour, je serais déjà devant votre porte. Mais ce soir je ressens le besoin d’être seul. Je … »]

Une petite vague de déception glissa sur moi, mais je sentis qu’il n’avait pas encore terminé. Il veut ajouter quelque chose, il semble juste ne pas savoir comment l’exprimer. J’attends simplement. Il a besoin d’un peu de temps.

Il essaie à nouveau. [« Lorsque je suis avec vous c’est… plutôt ça me bouleverse… émotionnellement, vous savez. Ça a toujours été le cas. Je suppose que j’ai simplement arrêté de le combattre à un moment donné durant ces derniers mois. Et ça ne me gêne pas. Mais un jour comme celui-ci lorsque vos émotions sont déjà à un tel niveau… être avec vous me déconcerterait encore plus, Sarah vous le comprenez n’est-ce pas ? »]

Son honnête me touche. Il essaie de laisser parler son cœur, et j’en suis heureuse. « Je comprends. Mais que diriez-vous de partager une tasse de café au téléphone ? Vous m’avez appelé, vous vous rappelez ? »

De petits rires se firent entendre sur la line. [« Oui. Attendez une minute, vous voulez ? »]

Je peux l’entendre déposer le récepteur. Je vais dans la cuisine et m’occupe du percolateur. Comme le liquide brun commence à couler dans la tasse, je reprends le combiné. [« J’ai mon café. Et vous ? »]

« J’y travaille, » je réponds doucement ne sachant pas vraiment quoi dire ensuite. La douleur sourde était toujours là, bien qu’elle diminue pendant qu’il me parle.

Nous sommes silencieux une minute. Ensuite il reparle, sa voix est distante. [« Pensez-vous que quelqu’un parmi eux suspectait que quelque chose était sur le point de se passer ? »]

Sachant exactement à quoi il fait référence, je lui réponds en soupirant. « Je l’ignore. Peut-être. Parfois vous avez le sentiment que quelque chose se prépare. Mais je suis certaine que personne ne s’attendait à ce que ce soit si terrible que ça. » Je prends ma tasse et bois une longue gorgée. Lorsque je continue, ma voix est basse. « Qu’est-ce qui fait qu’ils nous haïssent tellement Harm ? »

[« Nous sommes différents. »]

« Et alors ? » Je laisse échapper un rire amer.

[« On en revient toujours au même point, Mac. Nommez-moi une guerre où ce n’est pas le cas. »]

J’y réfléchis. Il a peut-être raison. « Qu’y a-t-il de mauvais à être différent des autres?

[« Rien cela demande juste beaucoup de courage pour le comprendre. C’est assez facile à accepter lorsque tout va bien. Si ce n’était pas le cas, il est plus facile de blâmer les autres de votre situation actuelle. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ils n’acceptent pas l’aide que nous continuons à leur offrir. »]

« L’Islam à tendance à être dogmatique. Exact, il ne vous dit pas de tuer des personnes innocentes. Mais il vous commende de défendre votre religion par le feu et l’épée. C’est ce qu’ils pensent qu’ils font. Nous sommes les infidèles.

[« Ainsi vous avez déjà votre réponse à votre question pourquoi nous haïssent-ils. »]

« Mais combattre les infidèles ne signifie pas nécessairement de le faire de manière lâche, Harm. Il y a d’autres façons. »

Il soupire. [« Peut-être est-ce simplement qu’ils ne peuvent accepter que notre monde fonctionne et pas le leur. »]

« Nous avons eu six cents ans de plus que les Musulmans pour prendre conscience de nos croyances. Repensez à où en était le Christianisme il a y six cents ans et vous vous retrouverez en plein milieux de l’inquisition Espagnole. »

[« Vous voulez leur dire : ‘ Tout ce que vous avez à faire c’est de leur dire d’attendre six cents ans de plus et tout ira bien ?’ Ce n’est pas une solution, Mac. C’est pourquoi nous continuons à leur offrir de les aider, afin d’écouter le processus d’apprentissage. »]

« Parfois j’ai le sentiment que le monde occidental pourrait être un peu plus diplomatique. Nous avons tendance à les traiter comme des petits enfants. Mais leur culture est bien plus âgée que la nôtre. Peut-être seraient-ils plus enclins à écouter si nous étions plus enclins à les respecter. »

[« Vous devez d’abord réformer l’espèce humaine dans ce cas, Mac. Même si neuf personnes sur dix s’insèrent dans votre projet, un Ousama se montrera et le détruira. »]

Je suis en train de me mettre en colère à l’entendre parler comme ça. « Alors vous proposez de laisser les choses se faire ? D’arrêter de se battre pour ce qui nous est cher et précieux, pour ce en quoi nous croyons ? Simplement parce que vous dites que nous ne pouvons de toute façon pas protéger notre monde ? »

[« Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire et vous le savez. Mais je ne veux pas que nous nous cramponnions à de simples vérités. Vous savez s’il y a une chose que j’ai apprise durant les événements de l’année dernière, ce pourrait bien être le fait de vivre selon ses croyances. Je crois en notre société et c’est pourquoi je me lèverai toujours et la défendrai lorsque j’en ai la chance. Mais nous ne devons pas non plus gâcher nos vies en essayant de trouver des solutions pour des problèmes qui sont bien trop complexes pour être résolus dans la vie d’un seul homme. »] Sa voix baissa jusqu’à être pratiquement un murmure. [« Vivez selon vos valeurs, Mac. Ici et maintenant. Protégez et défendez-les. Si tout le monde le faisait, les choses pourraient fonctionner après tout. Je ne pense pas qu’il y a beaucoup plus de choses que vous et moi pourrions faire. Mais nous pourrions saisir le temps que Dieu nous permet d’avoir »]

Avalant ma dernière gorgée de café, je suis silencieuse pendant un bon moment. Il me laisse le temps, sachant que je ne raccrocherai pas. « J’imagine que vous avez raison, » ajoutais-je enfin pensivement « Nous devons faire tout ce que nous pouvons dans notre petit rayon d’action. Mais nous avons le doit de temps en temps de tout exclure et de vivre pour nous-même. La seule chose dont nous devons nous assurer est de ne pas perdre notre foi en Dieu. »

[« Et nous ne devons jamais oublier de Le remercier de nous avoir permis de rencontrer des gens qui resteront toujours à nos côtés. Que nous pouvons aimer.»]

« Je remercie Dieu pour vous, Harm. Merci de m’avoir aidée à me remettre dans le droit chemin, » formulais-je simplement. Cela vient si naturellement, que cela m’est égal que je viens probablement de révéler plus que je n’en avais réellement l’intention.

[« Vous avez fait la même chose pour moi. Nous n’avons résolu aucun problème. Mais les partager soulage la douleur n’est-ce pas Sarah ? »]

« Oui »

[« Pensez-vous que vous serez capable de dormir maintenant, Marine ? »] Demande-t-il tendrement.

Je souris. « Oui, je pense que oui. Vous ? »

[« Oui. »]

« Bonne nuit, Harm. Merci d’avoir appelé. »

[« Bonne nuit, Sarah. »]

Notre silence se prolonge pendant quelques secondes. Aucun de nous ne veut mettre fin à la communication. Trop de choses ont été dites. Mais trop de choses pourtant n’ont pas été dites. Poussé par une impulsion, je prends une profonde inspiration.

« Harm ? »

[« Oui. »]

« Je vous aime. »

Silence. Seigneur j’en ai trop dis. Je le sais ! N’apprends-tu donc jamais Mackenzie ?

Puis brusquement je l’entends expirer profondément comme s’il avait retenu sa respiration. Sa voix est très chaude lorsqu’il parle, me faisant voir clairement par son sourire surpris qu’il est incertain.

[« Je vous aime aussi, Sarah. »]

Avec un sourire aux lèvres et dans mon cœur, je mets fin à la communication. Je sais que je vais dormir à présent. La douleur s’est envolée.

FIN (les feedback sont toujours appréciés)


Dernière édition par le Dim 12 Fév - 14:57, édité 1 fois
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Corinne
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MessageSujet: Re: Un temps pour guérir [Terminé]   Dim 12 Fév - 14:36

Fic magnifique. Merci Steph de nous l'avoir traduite.

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Un temps pour guérir [Terminé]
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