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 Racaille [En Cours]

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Stephjag
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MessageSujet: Racaille [En Cours]   Jeu 23 Mar - 21:37

Titre : Racaille

Auteur : Stephjag alias Steph (Stephrabb@hotmail.com ou flygirlstephjag@yahoo.com)

Disclaimers : les personnages de JAG ne m’appartiennent pas et c’est une bonne chose, mais malheureusement, ils appartiennent à DPB. Malheureusement car je n’aime pas vraiment la tournure qu’ont prise les choses. Elles sont la propriété de la CBS, les Studio Paramount et elles appartiennent à Donald P. Bellisario. Aucun copyright n’est appliqué à cette histoire. Oh oui, Gibbs et son équipe appartiennent également à Mr. Bellisario.

Genre : Histoire JAG. Tristesse.

Classification : T (+13 pour avoir une planche de salut.)

Spoilers : aucun et tous les épisodes à travers toutes les saisons.

Résumé : vous le découvrirez en lisant l’histoire.

Note de l’auteur : ben, pour le moment, je n’ai pas vraiment le cœur à écrire de joyeuses histoires, ni avec ma tête d’ailleurs. Je suis désolée si vous trouvez mes histoires sombres ces temps-ci mais je n’y peux rien. Le titre n’est pas des plus gais non plus, mais c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit. J’ai lu quelque chose et une idée n’arrête pas de revenir dans ma tête, tout comme le visage de Harm, alors voilà et j’espère que l’écrire m’aidera à gérer ce que je ressens.

Une autre petite chose que m’a fait remarquer ma béta préférée : je ne suis pas vraiment certaine non plus que notre pilote et avocat favori irait facilement au NCIS afin de remercier Gibbs et son équipe pour ce qu’ils ont fait, mais faisons comme si, d’accord ? Et par ailleurs, c’est son père qui lui dit de le faire alors… soyez conciliants pour cela. Merci !

Cette fic et pour Amy. Tu es une amie fantastique.

Merci à AeroGirl pour la béta-lecture en anglais. Merci à ma fleur pour la béta de la version française. Ceci est la traduction de ma fic en anglais « Trash » ; toutes fautes restantes est à imputer à mon nom.

Feedback : si vous souhaitez m’exprimer votre appréciation. Si mon travail ne vous plaît pas pour quelques raisons que ce soit, cela ne me pose pas de problème, mais s’il vous plaît, il n’y a pas de raison de me le faire savoir.



01:00 GMT
Mémorial du Vietnam
Washington, D.C.



« Salut, papa. » Murmura Harm. Il ne se sentait pas bien, il était une épave émotionnellement parlant.

Harm avait traversé énormément ces derniers temps. Personne ne semblait comprendre cela. Ils agissaient comme s’il n’était pas là – comme s’il était devenu invisible. Il ne s’en était pas rendu compte avant mais, à présent, la réalité l’avait frappé avec une telle violence qu’il avait ressenti le besoin de venir ici et de parler à son père – ou même s’il ne parlait pas, d’être près de lui.

Qu’était-il arrivé ? Toute sa vie, il avait été si sûr de lui – excepté bien évidemment lorsque son officier radar était décédé lorsqu’il avait crashé un avion de chasse de quarante millions de dollar et lorsque Diane Schonke était morte, et aujourd’hui…

Harm se sentait – pour la première fois de sa vie – comme de la racaille, un rebut. Il n’arrivait pas à croire ce qu’il ressentait, mais c’était la vérité. La pure et simple vérité.

« Papa, qui suis-je supposé faire ? Ai-je tout gâché au point qu’il n’y a plus rien à faire ? »

Harm effleura de son pouce les douze lettres qui composaient le nom de son père. Il soupira. « S’il te plaît, papa, aide-moi à trouver un semblant de paix… » Murmura-t-il.


*~**~**~**~*

Quartier Général du JAG
Falls Church, Virginie
Deux ans plus tôt



Harm était assis avec son avocate, Faith Coleman, à la grande table dans une des salles de conférence du Quartier Général du JAG. L’agent spécial du NCIS Tony DiNozzo entra dans la salle suivi d’un autre agent du NCIS.

Harm n’était pas vraiment heureux de les revoir mais il était curieux de savoir pourquoi ils voulaient le voir, alors il avait concédé à l’interrogatoire contre les conseils de son avocate. Et il y avait une petite partie de lui qui espérait que cela pourrait être une bonne chose.

« Je suppose que vous savez déjà que nous avons retrouvé votre casquette sur les lieux du crime, » commença l’agent DiNozzo.

Harm eut un sourire moqueur lorsqu’il répondit. « Et je suppose que vous voulez savoir comment elle a atterri là ? »

« Nous le savons. Elle a été placée là. Nous avons fait quelques recherches. On a parcouru les dossiers du personnel. Nous avons un suspect. Nous voudrions simplement savoir s’il aurait pu avoir l’opportunité de le faire. » Fit Tony en glissant une photo dans la direction de Harm.

Harm regarda la photo et commenta avec un dégoût évident dans la voix : « Cette salle petite ordure ! Il l’a fait juste sous mon nez… »

« C’est tout ce que nous voulions savoir, » répondit Tony avec un sourire satisfait, quittant déjà la pièce.

Avant qu’il ne parte, Harm lui dit : « Et dites à Gibbs que je lui revaudrai ça… » cela étant dit, DiNozzo partit.



*~**~**~**~*

Harm se mit à genoux et bascula le poids de son corps de sorte qu’il était à présent assis avec son dos contre l’énorme mur. Il ramena ses jambes vers lui, genoux repliés sous le menton – comme Mac le faisait souvent. Il pensa que cela devait être sa position favorite.

Il se pencha en avant de telle sorte qu’à présent son front reposait contre ses mains. Il ferma alors les yeux dans l’espoir de calmer l’insupportable vague de tristesse qui montait en lui. Il souhaita subitement que son père puisse être près de lui pour lui dire que tout allait s’arranger.

Harm pleurait à présent. Il ne pouvait plus contenir la vague d’émotion plus longtemps – pour la première fois depuis des mois, il laissa libre cours à ses émotions sans même essayer de les cacher.

Il sursauta au moment où il sentit une main sur son épaule gauche. Il leva la tête et il resta bouche bée lorsqu’il vit la personne à qui appartenait la main posée sur son épaule. « Bonjour, Harm, » fit une douce voix familière.

Levant les yeux pleins de larmes, Harm n’arrivait pas à croire que cette personne se tenait debout devant lui. Il cligna plusieurs fois des yeux avant de sourire à travers ses larmes.

« Pa… Papa ? » Murmura-t-il. « Comment ?

Hammer lui sourit doucement, plaçant gentiment une main sur son avant-bras et s’installa près de lui sur le sol. Harm ne pouvait s’empêcher de continuer à sourire et, à présent, ce sourire atteignait ses yeux. « Ne viens-tu pas de souhaiter que je puisse être ici avec toi ? » Demanda gentiment son père.

« Tout va s’arranger, Harm. Je suis ici avec toi pour une raison. »

« Papa, tu me maques tellement. Pourquoi fallait-il que tu partes si vite, me laissant moi et maman seuls ? » Demanda Harm avec juste une pointe d’amertume dans la voix.

Il le considéra un instant et lui effleura la joue de sa main tout comme il l’aurait fait si Harm avait été un petit garçon. Instinctivement, Harm se laissa aller à la sensation que provoquait la main de son père et ferma les yeux.

Des souvenirs lui revinrent : les bons souvenirs mais également les mauvais. Harm était un petit garçon à ce moment-là mais il pouvait toujours se rappeler quelques petites choses et il savait que même si son père n’avait pas été là physiquement, il avait toujours été avec lui durant les moments difficiles de sa vie et maintenant il serait une nouvelle fois présent, venant de nulle part comme un ange.

L’ange qu’il avait toujours été pour lui. Alors qu’il vivait encore, il l’avait emmené sur USS Hornet, et c’est alors que petit, Harm avait appris ce qu’il voudrait faire de sa vie : être pilote, comme son père, une chose qui rendait sa mère malade d’inquiétude mais elle savait aussi qu’il ne servirait à rien de le pousser à vouloir faire autre chose… elle pouvait le voir dans les yeux de son petit garçon à chaque fois qu’un avion de chasse décollait.


A suivre...
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Jeu 23 Mar - 23:44

C'est vraiment magnifique, j'adore!!! En tout cas je pensais trop que c'était Mac qui arrivait lol. Son père c'est pas mal aussi, juste un peu bizarre mais bon je dis rien, j'ai juste hate d'en lire plus
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Stephjag
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Mar 18 Avr - 17:57

02:56 GMT
Appartement de Mac,
Georgetown, Washington, D.C.



Sarah Mackenzie fixait son écran télé d’un regard vide. Elle avait commencé à regarder un film mais avait rapidement perdu tout intérêt ; cependant c’était un joli téléfilm appelé « Cœur à prendre », elle l’avait déjà vu plusieurs fois et l’adorait à chaque fois mais aujourd’hui elle n’arrivait pas à l’apprécier.

Mac avait pensé toute la journée à elle et Harm, à la façon dont leurs chemins semblaient se séparer à présent et au fait qu’elle n’avait pas vraiment essayé de stopper la fissure qui se propageait dans leur amitié. Elle avait préféré ne pas voir ce qui se passait, se disant que tout allait bien entre eux et puis il avait Mattie, il n’avait donc plus besoin d’elle maintenant. Accordant un peu plus d’attention à cette pensée, Mac commençait à se demander si Mattie n’était pas la raison pour laquelle elle avait accepté de sortir avec Clayton Webb.

Elle était jalouse d’une adolescente. Mattie avait toute l’attention de Harm et Mac pensait qu’il n’y avait plus de place pour elle dans son cœur, elle commença donc à se montrer sur la défensive avec lui, elle essayait aussi de l’éviter et n’était pas là quand il avait besoin d’elle. — quel genre d’amie était-elle devenue ? Une véritable amie n’agirait pas comme une idiote parce qu’elle est jalouse d’une adolescente – une adolescente qui a besoin d’affection et d’un homme qu’elle puisse prendre comme modèle de père ou, au moins, quelqu’un qu’elle puisse admirer. Mattie était une jeune fille à qui on avait tout enlevé et son père avait choisi la bouteille plutôt que son enfant.

Qui était-elle pour ne pas comprendre ça ? Elle avait vécu l’enfer étant adolescente et avait quitté la maison à l’âge de quinze ans parce qu’elle ne le supportait plus. Qui était-elle dans ce cas pour revendiquer que Harm était à elle et seulement à elle ? Elle l’avait repoussé à chaque fois qu’il avait essayé de s’ouvrir. Et s’il y avait quelqu’un qui pouvait aider Mattie à trouver quelque stabilité et affection dans sa vie, il n’y avait aucun doute que c’était bien Harmon Rabb Jr.

Mac sentit une larme solitaire rouler le long de sa joue. D’où venait-elle ? Tristesse ? Pitié ? Si elle commençait à s’apitoyer sur son sort, alors il était trop tard et elle savait qu’elle n’avait aucun droit de le faire.

Elle fut arrachée à ses pensées par un coup donné sur sa porte et elle se prit à espérer que ce fût Harm. Elle se leva et alla à la porte d’entrée. Mac regarda par le judas afin de voir qui se trouvait dernière la porte à cette heure et, lorsqu’elle vit qui était cette personne, un mélange de déception et de curiosité marqua son visage.

A suivre...
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Ven 29 Sep - 20:00

03 :12 GMT
Mémorial du Vietnam
Washington, D.C.


Harm se laissait toujours aller à la sensation de la caresse de son père, c’était si bon de sentir son père si proche de lui. Il avait rêvé un pareil moment pendant tant d’années. Il s’était toujours senti proche de son père qui était un héros pour lui – il avait toujours voulu être comme lui mais il y avait aussi une partie de lui qui était en colère contre son père. Une partie à qui il avait cruellement manqué, une partie qui ne pouvait lui pardonner d’avoir quitté l’USS Ticonderoga ce soir-là, même s’il savait qu’il n’avait pas eu le choix.

Des années plus tard, Frank Burnett était entré dans la vie de sa mère et l’homme avait traité Harm comme son propre enfant mais le petit garçon qu’il était alors avait eu du mal à accepter l’étranger tout d’abord. Le plus dur était, il ne l’avait cependant jamais dit à sa mère, qu’elle semblait avoir si facilement oublié son père.

« Harm ? » l’appela doucement son père.

Levant la tête, Harm ne pouvait arrêter les larmes qui roulaient le long de ses joues. Il n’arrivait pas à croire que son père se tenait là à quelques centimètres de lui. C’était il y a si longtemps. Harm réalisa soudain que, même après toutes ces années et tout ce qui s’était passé, il avait encore besoin de son père.

« Harm, il faut que tu te lèves. Tu ne peux pas continuer à pleurer sur le passé. Ce n’est pas toi et tu le sais. Il faut que tu continues. Il y a encore tellement de gens qui auront besoin de toi. Mac a besoin de toi, même si elle ne le sait pas encore et le plus important de tout, Mattie a plus besoin de toi que tu ne le réalises. »

Les yeux de Harm s’agrandirent du fait que son père venait de mentionner le nom de Mattie, peut-être son père était-il vraiment un ange après tout. Cette pensée le fit sourire à travers ses larmes.

« Papa, comment peux-tu dire que Mac a besoin de moi ? Tout ce qu’elle a fait ces derniers mois, c’est m’ignorer ou me repousser, » lui dit Harm, un soupçon d’amertume dans la voix.

Harmon Rabb Sr regarda attentivement son fils avant de dire : « Fils, ne t’est-il jamais venu à l’idée que la raison pour laquelle elle t’ignore c’est parce qu’elle est terrifiée. »

« Terrifiée ? » demanda-t-il perplexe.

« Oui fils, elle est terrifiée à l’idée de te perdre un jour, que quelque chose puisse t’arriver. Un jour tu as fait un commentaire stupide à Sturgis à propos de Mac et des hommes dans sa vie. Elle ne l’a jamais oublié et ce que tu as dit alors n’a pas arrêté de jouer dans sa tête pendant des années et ça la paralyse et l’empêche de t’aimer. »

« Papa, qu’essaies-tu de me dire ? » demanda Harm toujours perplexe et pas tout à fait sûr de comprendre toute la signification des mots de son père.

Hammer regarda sérieusement l’homme qui lui ressemblait tant et sourit tristement. « Que penses-tu que je suis en train de te dire, Harm ? »

« Je ne suis pas certain, il semble que tu me dis qu’au plus profond de son cœur Mac m’aime mais qu’elle est trop terrifiée pour me le dire ou me le montrer parce qu’elle croit que si elle le fait quelque chose pourrait m’arriver… » Sa voix s’estompa.

« C’est exactement ce que je dis, Harm. »

Réalisant l’implication des mots de Hammer, Harm pencha la tête en arrière contre le gros mur de pierre et laissa échapper un long soupir. « Et maintenant ? » murmura Harm plus pour lui que pour quelqu’un d’autre.


**~~**~~**

A suivre...
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Sam 6 Oct - 17:52

**~~**~~**


03 :41 GMT
Appartement de Mac
Georgetown,
Washington, D.C.



“Bonsoir, Madame. Puis-je entrer?”

« Bien sûr, » répondit Mac un peu abruptement, encore surprise de voir le Quartier-maître, Jennifer Coates, se tenir dans l’encadrement de la porte. Mac fit un pas de côté afin de laisser passer la jeune femme.

Jen attendit patiemment que Mac ait fermé la porte et c’est alors seulement qu’elle se permit de demander à Mac si elle pouvait aller s’asseoir. Mac faisait face à Jen à présent, se demandant toujours pourquoi elle venait lui rendre visite à cette heure.

« Bien évidemment, Jen, asseyez-vous. Puis-je pendre votre manteau ? Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? » Lui demanda gentiment Mac.

Jennifer Coates s’assit dans le canapé après avoir enlevé son manteau. Elle sourit à Mac et demanda si elle pouvait avoir un jus de fruit. Mac suspendit le manteau de Coates et se dirigea ensuite vers la cuisine. Elle prit deux verres dans une armoire, versa du jus dans un des verres pour son invitée et du thé glacé dans l’autre pour elle.

Revenant dans le salon, Mac tendit son verre à Jen et prit place ensuite sur le canapé à côté d’elle. « Est-ce que tout va bien, Jennifer ? » demanda Mac en voyant que la jeune femme à ses côtés semblait mal à l’aise.

« Ou… Oui, merci Colonel. »

« Vous pouvez m’appeler Mac, vous savez, nous ne sommes pas au travail. » sourit-elle.

« D’accord, » Répondit Jen timidement.

Mac était légèrement inquiète cependant, Jennifer Coates ne venait pratiquement jamais à son appartement – en fait, la seule fois où elle était venue avant, c’était quand Harm l’avait amenée en tant que sa ‘prisonnière’ la veille de Noël, il y a des années.

Et maintenant elle était là, assise à côté d’elle, mal à l’aise. Elle ressemblait à quelqu’un qui avait trouvé quelque chose d’embarrassant à propos de quelque chose ou quelqu’un mais une chose était certaine, cela devait être très important sinon elle ne serait pas ici.

« Mac, désolée de vous déranger de la sorte… » Commença doucement, Jen.

« Jen, vous ne me dérangez absolument pas. C’est juste que je suis un peu surprise de vous voir ici. » Sourit Mac.

« En fait, je ne serais pas venue si je ne pensais que c’était important, je vous le jure… » dit elle d’une voix emprunte d’excuse.

« Je le sais, Jennifer – tout va bien, » la rassura Mac. « Maintenant, dites-moi ce que vous avez en tête. »

Jen se tortilla légèrement sur sa place avant de commencer. « L’autre jour, je faisais le ménage dans notre appartement pendant que Mattie était allée voir Harm pour quelque chose et j’ai trouvé ceci… » Sa voix s’estompa.

Mac regardait la jeune femme étonnée. C’était une feuille de papier blanc, pliée en quatre. Mac tendit lentement une main hésitante et prit la feuille de papier des mains de Jennifer Coates.

« Cela vous est adressé, Madame… Mac. Pas directement mais… je pense vraiment que vous devriez lire, Mac. » Ajouta Coates gentiment.

« A moi ? » demanda Mac, un ton de surprise évident dans la voix.

« Oui. » répondit simplement Coates.

Mac se laissa aller en arrière dans son fauteuil et s’installa un peu plus confortablement avant de déplier lentement la feuille de papier qu’elle avait involontairement froissée dans sa main.



21 avril 2004


Que suis-je sensée faire ? Je sais quelque chose concernant les sentiments de mon tuteur pour une certaine personne, mais je ne peux le dire à âme qui vive. Un soir, après que le frère de Susan a été tué, nous étions en train de manger tous les deux et il m’a demandé comment j’avais appris la mort de ma mère. Au début, j’ai pensé : « S’il te plaît, Harm, pas encore… Je ne veux pas en parler. » Je le lui ai tout de même expliqué et je me suis sentie mieux ensuite. Puis il a dit quelque chose que je n’oublierai jamais…si tu n’arrives pas à accepter la mort de ta mère, tu n’arriveras pas à vivre ta propre vie. » Il avait raison, mais je ne l’avais pas vraiment compris à ce moment-là. J’ai compris à présent. Dans la même conversation cette nuit-là, je lui ai demandé s’il était amoureux de Mac. Il n’a pas répondu tout de suite mais ensuite il a dit ‘oui’ d’un air penaud en regardant ailleurs, bien sûr, mais je ne lui en tiendrai pas rigueur.

J’aimerais tellement faire quelque chose pour lui. Pour l’aider. Nous n’avons jamais reparlé de ses sentiments pour Mac mais je le connais – enfin, je le connais mieux que je n’ai jamais connu mon père. Harm ne m’a pas abandonnée contrairement à lui.

Harm ne me connaissait même pas et il a tendu la main vers moi sans même y réfléchir, c’est la raison pour laquelle j’aimerais tant faire quelque chose pour lui – mais quoi ? J’aime vraiment bien Mac ; c’est quelqu’un de bien et une belle femme mais parfois, tout ce que je suis capable de ressentir pour elle c’est de la colère parce qu’elle ne semble pas voir ou comprendre ce qui est aussi évident que le nez au milieu de la figure.

L’autre jour, tout ce que je voulais faire c’était de me précipiter vers elle et de lui crier : « Mac, êtes vous aveugle ou quoi ? Ne voyez-vous pas que l’homme qui a été votre meilleur ami est fou amoureux de vous ? Ne pourriez-vous pas arrêter de le traiter comme de la racaille ? » Je sais que ‘racaille’ est un mot rude mais c’est comme cela que je vois les choses.

Pour ce que j’ai pu comprendre tout a commencé au Paraguay. Harm a démissionné pour récupérer Mac – une tâche qu’il a réussie à accomplir sinon je ne connaîtrais pas Mac – mais ensuite apparemment leur relation a dû en pâtir un grand coup et ils ont été capables de reprendre le fil quelque part où ils l’avaient laissé avant. Je sais que Harm doit être compliqué à comprendre parfois mais j’ai réalisé quelque chose à propos de Harm : il laisse ses actions parler pour lui car il n’est pas vraiment un expert en mots lorsqu’il s’agit d’exprimer ses sentiments, il est si mignon quand il essaie néanmoins. D’accord, oublions ce que je viens juste de dire. Ce n’est pas le sujet.

Le sujet c’est que je crois que Mac devrait lui accorder un peu plus de crédit pour ce qu’il a fait pour elle au lieu de lui en tenir rigueur. Je pense vraiment que c’est ce qu’elle fait et, au lieu de lui parler, elle le traite comme de la racaille.

Harm essaie de ne pas montrer que son cœur saigne mais ses yeux démentent sa solide attitude militaire. Tout ce que je peux faire, c’est d’espérer et prier pour qu’un jour l’amour trouvera son chemin vers leurs cœurs car Dieu sait combien ils le méritent…

S’il vous plaît, Mac – son cœur est entre vos mains. Soyez gentille.



Mattie Grace.


**~~**~~**
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Sam 6 Oct - 18:28

J'aime beaucoup cette fiction, je la trouve assez différente de nombre de fanfics que j'ai pu lire jusqu'à présent. Et j'aime beaucoup, notamment l'idée de la "lettre" de Mattie...

Si j'ai bien compris, l'originale est en Anglais quelque part ?
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Sam 6 Oct - 20:22

Merci beaucoup pour le commentaire et compliment -- enfin moi je le considère comme tel et oui, l'orginal et quelque part, elle a sur fanfic.net
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Sam 6 Oct - 20:26

Oui, considère le bien comme un compliment Smile
Je vais essayer de trouver l'original d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Dim 7 Oct - 10:19

si tu veux la trouver tu tappes AbbyGibbs dans rechercher et ensuite tu cliques sur l'histoire "Trash" en attendant voici la suite.

*-*-*-*-*-*-*

Mac ne put retenir les larmes qui coulaient à présent le long de ses joues. Elle ne pouvait lever les yeux de la lettre qu’elle avait en main. Mattie avait écrit une lettre dans laquelle elle racontait ce qu’elle pensait d’elle – et le pire de tout c’est qu’il était évident que Mattie pensait que, elle, Mac, traitait son ange gardien comme de la racaille.

Mac fixait la feuille de papier comme si c’était la seule façon qu’elle avait de voir quelque chose. Elle essaya de lire entre les lignes pour être certaine qu’il n’y avait rien d’autre à comprendre dans les mots de l’adolescente.

Et apparemment, ce n’était pas le cas. Mac releva lentement ses yeux vers Jen. « Vous saviez ? Pensez-vous la même chose ? »

Pendant une minute, Jennifer Coates ne sut que répondre. Elle mesura les pours et les contres et décida ensuite de jouer la carte de l’honnêteté et de lui dire ce qu’elle pensait.

« Vous voulez que je sois honnête, Madame ? » demanda, Jen.

« S’il vous plaît, Jen ? » lui dit Mac.

Jen prit tout d’abord une gorgée de son jus de fuit, puis le reposa lentement sur la table de salon avant de s’éclaircir la voix.

« Et bien pour être honnête, madame,… oui, c’est également ce que je pense. Je ne suis pas un psychiatre et je n’ai aucun droit de juger, mais je pense vraiment que vous vous comportez bizarrement et que vous traitez le Capitaine comme de la racaille et il ne le mérite pas. La façon dont vous agissez est très déplacée, madame, je pense savoir pourquoi vous l’avez fait mais vous auriez pu trouver un autre moyen… »

Sa voix s’estompa mais Jen décida néanmoins de continuer : « Vous pensez réellement que ce que vous avez fait était le meilleur moyen de vous protéger ? » demanda-t-elle à une Mac étonnée.

« Et bien, dites-moi, vous avez du culot, quartier-maître Jennifer Coates. »

« Madame, vous m’avez dit d’être honnête. Et c’est ce que je suis maintenant. Répondez simplement à ma question, » demanda calmement Coates.

Mac se tortilla, légèrement mal à l’aise avant de dire, « Je ne suis pas certaine que cela soit vos affaires, Jennifer. »

« Vous voyez, vous recommencez – vous évitez toute confrontation avec vos sentiments. Je peux toujours être considérée comme la ‘petite nouvelle’ mais à présent je vous connais tous depuis deux ans. Je n’ai rien dit mais je vous ai vu avec le capitaine Rabb. C’est une évidence que vous ressentez quelque chose pour lui, madame, alors pourquoi faites-vous marche arrière à chaque fois qu’il essaie de se rapprocher de vous ? Vous préférez vous jeter dans les bras d’un autre – vous causant, à vous deux, à chaque fois plus de peine… »

Mac se leva lentement afin de prendre une boîte de Kleenex car elle sentait une nouvelle vague d’émotions monter en elle et elle savait que de nouvelles larmes apparaîtraient bientôt. Elle avait horreur de l’admettre mais Jen avait raison. Elle reculait devant Harm chaque fois qu’il faisait le premier pas, à chaque fois qu’il tentait de se rapprocher d’elle – et oui, elle s’était jetée dans les bras d’autres hommes à chaque fois.

Jen se leva et avança de quelques pas vers Mac « Excusez-moi si j’ai été un peu trop effrontée, madame, mais je pense vraiment que vous et lui devriez vous parler mais d’abord, néanmoins, vous devez analyser vos sentiments.

« Je ne suis pas certaine de pouvoir le faire, quartier-maître. J’arrive toujours à la même conclusion : à chaque fois que je me rapproche d’un homme, il meurt. »

Jennifer pencha la tête sur le côté et considéra la femme face à elle pendant une minute avant de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres. « Madame, si c’est ce qui vous terrifie, pourquoi n’avez-vous pas hésité à sortir avec monsieur Webb ? »

Prise par surprise par la question de Coates, elle y réfléchit pendant quelques temps avant de répondre prenant une gorgée de son thé glacé elle regarda Jen et prit un Kleenex pour se sécher les yeux.

« Je pense que j’aimais l’idée d’être avec un homme plus que le fait d’être vraiment avec un homme, je n’en suis pas certaine, mais en y repensant je ne crois pas l’avoir vraiment jamais aimé. J’aimais l’image qu’il reflétait. Il est passé par l’enfer pour que l’on ne me fasse pas de mal, mais la torture mentale que j’ai dû supportée à cause de tout ce qui s’est passé au Paraguay était pire que toute la torture physique que j’aurais pu endurer. Les souvenirs sont si vivaces et si horribles qu’ils me hantent encore toujours la nuit… » Sa voix s’estompa.

« Ca va aller madame…Mac. » Jen caressa doucement le dos de Mac dans l’espoir de calmer son officier supérieur et amie.

« Je n’en suis pas si sûre, Jen… » Dit Mac d’une voix remplie de regrets.

« Oui, ça va aller, je vous le promets. Vous devez juste laisser le temps faire son œuvre et tout s’arrangera. » Expliqua-t-elle doucement mais fermement.

« J’aimais l’idée d’être aimée par Clay, et j’ai vraiment pensée l’aimer aussi. J’ai réalisé mon erreur lorsque j’ai pris conscience que cela ne me gênait qu’il boive devant moi ou en ma présence alors qu’il savait fort bien que j’avais un problème d’alcoolisme pendant des années. J’ai refusée de voir la vérité parce que c’était trop bon d’être à nouveau dans les bras d’un homme… » Admit-elle à Jen avant de sentir de nouvelles larmes lui piquer les yeux.

Coates la prit simplement dans ses bras en lui répétant sans cesse que tout allait s’arranger.


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cam
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Dim 7 Oct - 11:18

Trop super.
J'adore trop cette fic.
J'ai hâte de lire la suite!!!
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Stephjag
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Dim 7 Oct - 20:15

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05:26 GMT
Mémorial du Vietnam
Washington, D.C.



Harm se sentait plus en paix depuis que son père était avec lui. « Et bien fiston, une chose à la fois : ce que tu as besoin de faire c’est de remettre les choses en ordre, et si je ne me trompe pas il me semble que tu n’as jamais remercier deux agents du NCIS en particuliers qui t’ont aidé lorsque tu étais accusé de meurtre. » « Mais ils m’y on mit les premiers dans cette situation » protesta Harm, amèrement.

« Je sais fils mais ils ont réalisés qu’ils avaient fait une erreur et ils ont cherchés jusqu'à ce qu’ils aient trouvé la vérité et ils l’ont trouvée. »

« Papa tout ce que Gibbs voulait au début, s’était m’épingler par tous les moyens. Et tu veux que j’aille le remercier ? » Demanda, Harm à son père, perplexe.

« Oui, c’est ce que je veux que tu fasses, Harm. Gibbs et toi avez été façonnés dans le même bois vous êtes tous les deux passionnés par ce que vous faites et vous ne trouvez pas la paix si vous ne faites pas les choses juste. Ensuite tu seras capable d’entamer une conversation avec Mac. Ne t’en fais pas il semble que tu as encore deux autres anges pour t’aider. Va maintenant. » Son père lui sourit malicieusement.

Harm regarda son père pendant un moment, mais il commençait déjà à disparaître, « Je t’aime, papa. » murmura-t-il dans le vide. Harm se leva et se dirigea vers sa voiture lorsqu’il entendit son père murmurer dans le vent « Je t’aime aussi fiston. Je serais toujours avec toi où que tu ailles, tout ira très bien. »



06:01 GMT
Bâtiment du NCIS
Washington, D.C.



Harm gara sa voiture dans le parking du NCIS. Même s’il était toujours réticent. Son père avait raison. Jethro Gibbs et Tony DiNozzo l’avaient énormément aidé lorsqu’il était accusé du meurtre de Loren Singer, cependant, dans les premiers temps ils l’avaient sévèrement accusé d’en être responsable. Celui qui avait commit le crime était en prison alors peut-être que la meilleure chose à faire, était de pardonner et d’oublier… personne ne ramènerait jamais Loren et son bébé. Ce qui se produirait de rénovant, n’avait aucune importance. Et certaines questions resteraient à jamais sans réponse…

L’instinct de Gibbs lui avait dit que Harm n’avait rien fait. Les tensions étaient toujours présentes mais elles paraissaient aussi plus faciles à gérer depuis lors.

Harm sortit de sa voiture et se dirigea vers le bâtiment et il ne pouvait empêcher le sourire qui se formait sur ses lèvres lorsqu’il entra dans l’édifice. Harm salua quelques personnes par-ci par-là avant d’arriver dans le hall. A la seconde où Gibbs posa les yeux sur Harm, il se leva et s’avança vers lui. Ils se serrèrent la main. « Et bien Capitaine Rabb que nous vaut cet honneur ? »

« Rien en particulier, Gibbs. Je voulais simplement vous remercier de m’avoir sortie d’affaire après que vous m’aillez placé dans une situation compromettante c’est tout. » Dit Harm simplement avec une touche d’amertume dans la voix.

« Tout ce que j’ai fais c’était mon travail Capitaine… et tout ce que je voulais était de découvrir la vérité. Vous devez admettre que vous n’étiez pas très coopératif… » Fit remarquer Gibbs.

« Je le sais ça Gibbs. C’est quelque chose que nous avons en commun vous et moi, nous cherchons la vérité peu importe ce que cela implique et à quel point elle peut être horrible… »

« Exactement, » confirma, Gibbs. « Laissez-moi vous présenter, l’agent spécial, Caitlin Todd, » Kate leva les yeux et fut surprise par la prestance de Harm. Il était extrêmement attirant elle se leva à son tour, fit le tour de son bureau de telle sorte qu’elle puisse se tenir debout devant lui.

« Kate, voici le Capitaine Rabb, » intervint, Gibbs.

« Enchantée de faire votre connaissance, Capitaine. » sourit-elle.

Harm se tourna alors vers Gibbs et demanda : « Sauriez-vous où je pourrais trouver l’agent spécial DiNozzo ? »

« Oui, il est en bas au labo avec notre experte médico-légale, Abby Scuito, j’étais sur le point d’y aller de toute manière. Suivez-moi. »

Harm et Gibbs marchèrent en direction de l’ascenseur et attendirent que les portes de celui-ci s’ouvrent sans mot dire. Ils entrèrent dans la cage et n’échangèrent pas un mot pendant la descente jusqu’au labo lorsque les portes s’ouvrirent enfin, Gibbs escorta Harm jusqu’au labo.

Abby était en train d’essayer d’expliquer quelque chose à Tony, qu’il n’avait apparemment toujours pas réussi à comprendre. Puis brusquement elle leva les yeux et fit pivoter sa chaise, sentant la présence de Gibbs. Surpris par la réaction de son amie Tony leva lui aussi les yeux et se retourna aussi. Voyant son patron et le Capitaine Rabb, il demanda perplexe : « Comment tu fais ça, Abby ? »

Elle tourna la tête pour le regarder « Faire quoi ? »

« Ca ! Savoir la minute où Gibbs entre dans le labo. »

« Ahhhhhhhhhhhhh çaaaaaaaaaa… ça c’est un secret, Tony. »

Harm souriait se remémorant à quoi ressemblait Abby pendant son procès. Elle paraissait bien plus… de vie ici. D’une certaine façon c’était rafraîchissant de la voir comme ça.

« Capitaine Rabb, cela fait un moment que l’on ne s’est vu. Qu’est-ce qui vous amène ? » Demanda, DiNozzo sur un ton pratiquement enjoué.

« Ne le prenez pas mal, Agent spécial, DiNozzo, mais je préfère ne rien avoir à faire avec le NCIS, cependant c’est sympa de découvrir *la vraie* Abby Scuito. » Harm fit à large sourire à l’intention du jeune rat de labo.

Abby le regarda et sourit. « Merci, Capitaine » lui dit-elle en faisant une révérence.

« En fait, je voulais tous vous remercier pour votre aide sur l’enquête sur le meurtre du lieutenant, Loren Singer, je sais que cela fait un bout de temps et qu’à ce moment-là, tout ne c’est pas vraiment bien passé entre nous mais merci à tous. »

« J’imagine que cela n’a pas dû être la chose la plus facile à faire de venir nous remercier avec ce que nous vous avons fait subir. » Fit Abby.

Harm avait à présent les bras croisés sur la poitrine. « Pour être honnête, non cela ne l’est pas, mais je devais le faire. Après tout vous ne faisiez que votre travail et à ce moment-là, j’étais convaincu que mon frère l’avait tuée, donc j’ai essayé de le protéger. En y repensant aujourd’hui, je réalise à quel point j’ai été stupide, il ne l’aurait jamais fait peu importe les circonstances. » Sa voix s’estompa, alors qu’une vague de souvenirs le submergeait.

« Comment va votre frère ? » Demanda Gibbs.

« Bien, il est retourné en Russie – il est marié à présent et sera bientôt père, donc j’imagine que tout va bien de le monde… » Dit Harm, pensivement.

Et brusquement, Harm ressentit le besoin respirer de l’air frais, il fallait qu’il sorte delà il avait l’impression qu’il allait suffoquer il expliqua alors rapidement qu’il devait s’en aller, les laissant tous perplexe.

Une fois à l’extérieur du building, Harm prit une profonde inspiration. Le souvenir que son frère allait avoir un bébé lui serrait le cœur. Même Sergei avait réussi. Harm était immensément heureux pour son demi-frère cela le rendait triste aussi d’une certaine manière. C’était comme si tout le monde autour de lui s’était trouvé ‘l’âme sœur’ et était sur le point d’avoir une famille, alors que lui rêvait d’en avoir une mais était incapable de trouver quelqu’un avec qui en fonder une.

Enfin il avait trouvé quelqu’un, mais pour l’instant, elle était hors d’atteinte pour lui… Harm ferma les yeux et inspira profondément l’air pour quelques minutes avant de retourner à sa voiture.


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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Ven 14 Déc - 16:39

07:32 GMT
Appartement de Mac, Georgetown,
Washington, D.C.



« Merci, Jennifer. J’espère que vous avez raison et que les choses vont s’arranger. » Dit Mac à la jeune femme qui la serrait toujours dans ses bras.

« J’en suis certaine. » Déclara Jen.

Mac se recula et regarda Jen pendant un instant, elle pensait à tout ce que la jeune Quartier-maître avait dit et sentit qu’elle avait besoin de prendre l’air. Elle remercia gentiment Coates et lui expliqua qu’elle devait sortir car elle avait quelque chose d’important à faire. Jennifer Coates sourit simplement, prit son manteau avant de se diriger vers la porte, suivit de Mac qui avait pris ses clés posées près du téléphone.

Elles sortirent de l’appartement et Mac ferma sa porte à clé avant d’une nouvelle fois remercier Jen. Ensuite elles allèrent chacune de leur côté. Jen espérait que sa petite intervention aiderait Mac à clarifier les choses et à voir ce qui se trouvait face à elle depuis si longtemps


Dix minutes plus tard.


Mac marchait dans les rues de Georgetown, perdue dans ses pensées, elle pensait à Harm et à tout ce qu’ils avaient traversé ensemble. Les mots de Jen revenaient sans cesse dans sa tête.

« …Pourquoi reculez-vous à chaque fois qu’il essaie de se rapprocher de vous ? Vous préférez vous jeter dans les bras d’un autre homme – vous causant mutuellement plus de peine à chaque fois… »

Mac réalisa qu’elle pouvait tourner la situation dans n’importe quel sens, elle en revenait toujours au même point : Jennifer avait raison. Sarah Mackenzie était éperdument amoureuse de Harmon Rabb, Jr. Mais elle avait bien trop peur de le perdre pour vouloir essayer de leur donner une chance de construire quelque chose ensemble.


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Roseraie, Maison-Blanche
Washington, D.C.



Un grand homme séduisant se tenait devant elle. Elle tendit la main afin de la lui serrer, mais il paraissait être à mille lieux de là. Puis brusquement il paraissait être revenu et prit sa main. Il l’avait fixée comme si elle avait été un fantôme – comme quelqu’un qu’il n’avait plus vu depuis très longtemps et qui venait d’apparaître d’on ne sait où… L’amiral Chegwidden les avait présenté comme le Capitaine de Corvette Harmon Rabb, Jr et le Major Sarah Mackenzie.

***


Tout avait commencé par une simple rencontre dans la roseraie de la Maison-Blanche. Elle savait qu’il y avait quelque chose de spécial en Harmon Rabb Jr. et que d’une façon ou d’une autre, il changerait sa vie à jamais. C’est exactement ce qu’il avait fait ces dernières années.

Cependant au début elle avait eu la sensation qu’il voyait quelqu’un d’autre en elle. C’est un an plus tard qu’elle comprit enfin qui il voyait exactement en elle.

Elle avait vraiment des traits similaires à ceux du Lieutenant, Diane Schonke—physiquement ou du moins le visage de Mac était le reflet de celui de Diane pour le reste du corps il n’en avait aucune idée. Et n’en aurait jamais… rien ne changerait jamais le fait qu’elle resterait à jamais dans son cœur…

Mac ne l’avait pas compris au début. Comment pouvait-elle avoir un double quelque part ? Elle le comprit pleinement, un an plus tard, lorsqu’elle arriva à l’appartement de son ami. Il était sensé lui préparer à dîner après avoir perdu une affaire, mais il l’avait complètement oublié. Il était complètement perdu dans des souvenirs d’un autre temps. Un temps heureux avec sa meilleure amie, Diane.

Harm avait essayé de trouver une piètre excuse, mais il aurait dû savoir que c’était inutile. Sarah Mackenzie le connaissait. Et elle avait vu son arme à sa ceinture.

Mac était arrivé aux quais de Norfolk juste à temps. Harm pointait son arme sur Holbarth et il était sur le pont de tirer. Elle courait et était dans une sorte de brouillard.

« Harm ! Ne faites pas ça ! »

Harm tourna la tête, tout comme Holbarth. Soudain Holbarth semblait paniquer. « Mon Dieu, Schonke ! Je suis désolé. Non, je ne voulais pas. Je… » Il recula et tomba à l’eau. Personne ne pouvait plus l’aider, il avait été écrasé entre le quai et la coque. Bud alla néanmoins chercher de l’aide. Quelques officiers vinrent voir ce qui s’était passé.

Harm et Mac firent quelques pas en arrière et se regardèrent.

« Vous l’auriez tué ? »

« On ne le saura jamais. »

Soudain l’expression dans le regard de Harm changea et il se pencha en avant pressant doucement ses lèvres contre celles de Mac. C’était un baiser d’adieu. Un baiser d’adieu à Diane…

Mais dans le cœur de Mac il y avait un petit vacillement de chaleur et elle avait des papillons dans le ventre. Elle souhaitait secrètement que le baiser de Harm n’était pas uniquement un baiser d’adieu à Diane…


***

Mac prit une grande inspiration et inhala de l’air frais. Elle regarda autour d’elle et vit un banc sur lequel elle décida de s’asseoir. Elle n’était pas encore bien assise, qu’elle était à nouveau perdue dans ses pensés. Cette fois-ci, elle était quelque part au-dessus des Appalaches.

Des braconniers étaient à leurs trousses. Ils avaient réussi à les distancer et elle lui avait ensuite parlé de l’histoire d’Eddie et lui avait répondu que les femmes avait dix pourcents de graisse corporelle en plus que les hommes. Un sourire fit son apparition sur le visage de Mac à cette pensée.


***

Devant le bâtiment du JAG
Falls Church, Virginie
Cinq ans auparavant

L’amiral A.J. Chegwidden venait tout juste de rentrer laissant ses deux meilleurs avocats sur le perron. Harm et Mac fixaient toujours l’ambulance à l’intérieur de laquelle se trouvait Bud, Harriet et le nouveau petit membre de la famille.

Tout d’abord tous deux souriaient mais ensuite le visage de Mac s’attrista. Harm ne l’avait pas remarqué car il regardait toujours devant lui. Quelques secondes plus tard, il la regarda et vit qu’elle ne paraissait plus si heureuse.

« Vous allez bien ? » lui demanda-t-il.

« A chaque fois que je pense avoir rassemblé les pièces de ma vie, quelqu’un vient et les remet toutes en désordre. Toutes les personnes qui ont un jour compté pour moi sortent de ma vie. » Répondit-t-elle sur un ton maussade.

« Ca va aller, Mac, vous allez revoir Chloé et un jour, vous aurez des enfants à vous. »

« Pas à ce rythme. Mon horloge biologique n’arrête pas de sonner et je n’arrête pas de la remettre sur ‘pause’. »

Harm la regarda et l’expression de ses yeux changea un chouya, un léger sourire apparut sur ses lèvres.

« Je vais vous dire... Dans cinq ans, à partir de maintenant, si aucun de nous n’a quelqu’un. Nous aurons un enfant ensemble.

« Vous et moi, faire un bébé ensemble ? » demanda Mac un peu étonnée mais souriante.

« Avec votre physique et mon intellect, il sera parfait. »

« Et si elle avait votre physique et mon intellect ? »

« Ca irait aussi. » répondit-il en lui tendant la main.

« Ne faites pas de promesse que vous ne pouvez pas tenir. »

« Ca ne m’est encore jamais arrivé. »


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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   Sam 15 Déc - 12:52

Trop super
Vivement la suite!!!
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MessageSujet: Re: Racaille [En Cours]   

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